Julien Kaibeck, ambassadeur de la cosmétique engagée

Le marché mondial de la cosmétique, estimé en 2009 à 425 milliards d’euros, est un marché de consommation massive, dont la taille ne cesse de croître. Chaque jour, de nouvelles personnes le rejoignent. Pour autant, les nombreux produits qui constituent le fond de commerce de ce marché ont pour la plupart des choses à se reprocher : beaucoup contiennent des composants irritants pour la peau, pour l’environnement, sont nocifs pour la santé, et sont pour certains testés sur les animaux. Alors, au lieu de consommer toujours plus -et souvent assez mal-  on pourrait décider de consommer moins et mieux, non ?  C’est ce que nous propose Julien Kaibeck, fondateur du mouvement Slow cosmétique. 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis un aromathérapeute et cosméticien belge, et j’ai fondé le mouvement Slow Cosmétique en 2012 à la suite du succès de mon best-seller « Adoptez la Slow Cosmétique ». Ma spécialité est le soin de la peau avec les huiles végétales, les huiles essentielles et les extraits de plantes.

Qu’est-ce qui vous passionne ?  

J’aime beaucoup la cosmétologie au naturel, évidemment, ainsi que la recherche en matière d’aromathérapie. Les huiles essentielles sont pour moi une source infinie de bienfaits, et je pense qu’elles apporteront de plus en plus à l’avenir en matière de santé.

Vous êtes le fondateur du mouvement Slow cosmétique. En quoi cela consiste-t-il exactement ?

La Slow Cosmétique nous invite à consommer moins mais mieux. J’ai créé la Slow Cosmétique pour sensibiliser les consommateurs aux travers de la cosmétique industrielle, qui nous présente depuis plus de 50 ans des formules certes très efficaces mais hélas peu nobles, truffées de plastiques, silicones, huiles pétrochimiques et conservateurs polémique. La Slow Cosmétique consiste à consommer la beauté autrement. On prend le temps d’analyser les étiquettes, et on sélectionne avec soin des produits nobles pour la peau, comme les huiles végétales vierges ou les argiles. On peut consommer des produits lauréats de la Mention Slow Cosmétique, ou bien réaliser certains produits soi-même pour se libérer des diktats et contrôler vraiment ce qu’on se met sur la peau.

Investir tout votre temps dans la beauté engagée, comment cela vous est venu ? Qu’est ce qui a provoqué un déclic ?

Cela ne s’est pas fait du jour ou lendemain. Je suis actif dans le monde de la cosmétique depuis 2001. C’est au fil de mes expériences professionnelles dans l’industrie que je me suis rendu compte des incohérences du secteur. On glorifie de merveilleux actifs dans les publicités, mais on les noie dans un océan d’huiles pétrochimiques et d’alcools gras dans les formules. C’est par respect pour la noblesse des plantes et des huiles que j’ai voulu proposer une cosmétique plus simple et vraiment naturelle.

Comment la gestion de votre label se passe-t-elle ?

L’Association Slow Cosmétique a été fondée en 2013. Elle félicite chaque année des marques avec la mention Slow Cosmétique. Chaque marque est analysée sur plus de 80 critères qui ont trait à la fois à la formule (elle se doit d’être propre et écologique) et au marketing (les promesses se doivent d’être raisonnables). Il y a aujourd’hui 136 marques qui portent la Mention Slow Cosmétique. On les trouve listées sur le site officiel de l’Association : www.slow-cosmetique.org

Quelles sont vos missions au quotidien ?

J’anime des chroniques à la télévision dans lesquelles je sensibilise le public aux remèdes de grand-mère qui fonctionnent bien pour la peau. Je partage mes recettes de beauté avec le plus grand nombre et j’enseigne également l’aromathérapie. J’écris évidemment beaucoup : mes livres bien sûr, mais aussi mon blog lessentieldejulien.com et bien sûr le mag de la Slow Cosmétique sur www.slow-cosmetique.com

Votre engagement très fort dans le domaine de la beauté et de la santé est-il présent dans d’autres domaines de votre vie ?

Oui et non. Mon rôle de lanceur d’alerte dans le domaine cosmétique prend presque toute la place. Je suis engagé dans mes choix de consommation cela dit : j’essaie de tendre vers le zéro déchet à la cuisine autant qu’à la salle de bain, et de consommer bio et local pour ce qui est de la nourriture.

Si vous deviez qualifier votre engagement en trois mots, quels seraient ils ? Pourquoi ?

Passion : je vis mon engagement avec beaucoup de plaisir car je ressens une vraie passion pour la cosmétique naturelle et l’aromathérapie. Je travaille beaucoup et je tente de me rendre disponible pour tout, mais c’est ma passion alors je n’en souffre pas.

Rire : chacune de mes conférences, de mes vidéos et de mes recettes est toujours teintée d’humour. Dans le monde si dur dans lequel on vit, je pense qu’on doit tenter d’apprendre tout en riant, car ce qui est ludique s’assimile mieux.

Pédagogie : je n’ai de cesse de partager les savoirs que j’ai pu acquérir. J’aime enseigner, partager, montrer et démontrer. Si on pouvait tous être le coach bienveillant de notre prochain, je pense que le monde s’en porterait sans doute un peu mieux.

Quels sont vos projets pour les mois, les années à venir ?                                    

Un nouveau livre consacré à la Slow Cosmétique pour la famille sortira en 2017. D’ici là, je poursuis le travail de sensibilisation avec l’Association Slow Cosmétique, et je soutiens aussi le travail des petits producteurs de cosmétique saine qui vendent en direct leurs produits tellement qualitatifs sur slow-cosmetique.com

Pas encore de commentaires

Les commentaires sont fermés