La vie en vert : les nouvelles consommations responsables

A l’approche de la COP 21 de Paris, 83% des Français ont affirmé que « la question du climat [devait] être une priorité » (Etude Ifop pour SolutionsCop21 réalisée en septembre 2015). Ce chiffre, loin d’être innocent, reflète bien le véritable intérêt des Français face à un enjeu climatique de plus en plus pressant ces dernières années. Au-delà d’une prise de conscience, les résultats de ce sondage reflètent le changement durable qui est en train de s’inscrire dans nos sociétés et l’évolution des modes de consommation au quotidien.

Le bio : un marché qui tend à s’ancrer durablement

Longtemps assimilée aux bobos, la tendance du bio a eu mauvaise presse pendant plusieurs années, car souvent associée à une élite et un mode de vie éloigné de la majorité des français. Cependant, en tant que véritable alternative engagée, ce mode de production né en réponse à l’industrialisation de l’agriculture a su gagner et conquérir son public. Si tout le monde a au moins goûté une fois à un produit bio, il est à noter que le nombre de consommateurs réguliers de ces derniers ne cesse de croître. L’explication ? Une sensibilisation de plus en plus forte à l’environnement et aux modes de productions écologiques ; mais également un retour à des valeurs plus traditionnelles et sûres en terme d’achat, impulsées par un contexte économique difficile et instable. Nombreuses sont les actions aujourd’hui qui permettent à un citoyen urbain de pouvoir directement s’approvisionner chez des producteurs travaillant selon des méthodes écologiques, grâce à la mise en place de paniers de fruits et de légumes ou bien de coopératives situées directement au cœur des villes.

DIY d'un masque détox / ©blog Leaf
DIY d’un masque détox / ©blog Leaf

Un retour à des méthodes ancestrales qui ont fait leurs preuves

Plus loin encore que cette démarche de consommation éthique et responsable au niveau alimentaire, on assiste depuis récemment à un véritable retour en force des « recettes de grand-mère » et autres DIY remis au goût du jour par les blogueurs et youtubers dans les domaines de la beauté et du bien-être : recettes de masques de beauté naturels, detox water et autres rituels de santé sont aujourd’hui choses courantes et témoignent d’un véritable changement dans les modes de consommation. Ces méthodes ancestrales apparemment plébiscitées par des générations plus anciennes, sont désormais totalement réappropriées par la génération des 18-30 ans.

Un mode de consommation différent qui se retrouve chez les marques

Ce changement, même s’il est impulsé par les démarches des consommateurs, se répercute également dans les marques : nombreuses sont ces dernières à avoir pris le virage du green marketing, ou bien pour d’autres, à avoir vu le jour avec cette remise en avant de la nature. Des chaînes de magasins comme Naturalia propose en effet de véritables « supermarchés de l’écologique » en mettant en vente aussi bien des aliments issus de l’agriculture biologique que des rayons beautés où chacun peut se constituer ses propres produits, à l’image d’herboristeries modernes. Le secteur de la cosmétique est d’ailleurs un des marchés les plus porteurs, car les produits proposés (crèmes de jour, maquillage, etc.) tirent pour la plupart leurs vertus d’ingrédients naturels. Des marques comme Ren l’ont parfaitement assimilé et proposent ainsi des cosmétiques haut de gamme très qualitatifs uniquement bio. Symbole du detox par excellence, le thé n’est pas en reste dans ces nouvelles marques durables et respectueuses de l’environnement. C’est ainsi qu’est né GreenMa :  marque de thé et d’infusions biologiques certifiée par les labels AB français et européens, mais également par l’organisme indépendant ECOCERT et utilisant des packagings éco-conçus. Leur crédo ? « Naturellement bon = 0 pesticide, 0 arôme artificiel, 0 conservateur mais 100% feuilles et 100% pur ».

©GreenMa
©GreenMa

Cette consommation responsable vient s’ajouter à d’autres tendances de fond qui caractérisent notre époque, à l’image de la collaboration participative et de l’émergence des plateformes de financement participatif, ou encore de systèmes de location de particuliers à particuliers comme Blablacar ou Airbnb. Loin de s’essouffler, ces nouveaux modes de consommation tendent à s’ancrer et à modifier entièrement les systèmes économiques et sociaux comme on les entendait jusqu’à maintenant. Maintenant, la question est : sommes-nous prêts à nous donner les moyens de perpétuer ces nouveaux moyens éthiques et responsables et de les maintenir durablement ?

 

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