Voisinage : le prêt à porter la porte à côté

Voisinage est une marque de vêtements street-life née à Argentan (Normandie). Sur leur site internet, Axel Chauvierre et Guillaume Aubey, les deux amis fondateurs, proposent tee-shirt, sweats à capuches, vestes zippées, bonnets et casquettes, pour hommes et femmes. Mais pas seulement. Ils promettent surtout une bonne dose d’humour et une communauté aussi large qu’intéressante.

En décembre 2014, dans une contrée lointaine du fin fond de l’Orne, Axel Chauvierre, 27 ans, et Guillaume Aubey, 30 ans, envisageaient ce qui allait bientôt devenir Voisinage. « On s’est rencontrés en soirée. Guillaume avait pour projet de faire des fringues, et moi des casquettes », se souvient Axel. « On s’est dit ‘Viens, on lance une marque’ ». Un an plus tard, le temps de mûrir le projet, Voisinage arrivait sur les internets.

Boire des bières et rire ensemble

Pour les deux compères, l’idée est toute trouvée : « Nous, ce qu’on voulait, c’était une marque pour tout le monde. On voulait être dans une relation d’égal à égal avec le client, qu’on soit une bande de potes, expose Axel. Si des gens veulent venir boire une bière avec nous, ils peuvent venir ». Un concept pour le moins à contre-courant, dans cette société individualiste. «  On veut mettre l’accent sur la communauté, le groupe d’amis, les gens qui se rencontrent ». Et ça passe d’abord par la bière. « La signature, c’est tout au feeling et à la bière ». », rigole Axel. Plus sérieux, il explique : « Ce n’est pas juste une marque où on met des visuels sur des tee-shirts, c’est une manière de vivre. On souhaite que les gens se retrouvent dans la marque ».

Pour ce faire, les créateurs sont au plus proche du client : « Les relations avec eux sont très importantes : quand la personne n’est pas trop contente parce que les délais sont trop longs, on brise les barrières. On s’arrange, on essaie de répondre aux questions de manière un peu drôle, on donne des codes promos, des goodies, des bonbons », sourit Axel. L’un des clients se souvient « Ma commande avait du retard donc j’ai envoyé un message pour savoir où ça en était. Ils m’ont répondu en commençant par un « Hé champion ! », c’est marrant ».

Et autour d’eux, Axel et Guillaume peuvent compter sur leurs amis : « On est un petit groupe à se bouger pour faire avancer les choses. On a beaucoup de potes qui nous aident ».

Un travail d’équipe

Si leur voisinage est aussi important pour les créateurs, c’est que dans son esprit communautariste, elle mise beaucoup sur les collaborations. Axel évoque, non sans fierté, celle avec Encre mécanique, tatoueur picard : « Guillaume et moi, on s’est tous les deux fait tatouer chez lui, parce qu’on aimait ce qu’il faisait. Le feeling est super bien passé ! C’était le début de Voisinage donc on a attendu un peu puis on lui a proposé le projet. Il a dit oui tout de suite ».

Depuis décembre 2015, chaque mois, l’artiste propose des flashs : des modèles éphémères pour des collections mensuelles. Édition limitée à un mois ! « C’est un vrai challenge pour trouver des idées originales à chaque fois. C’est vraiment de l’impro, on ne connait pas encore ce que sera la collection du mois de mai par exemple ». Et les propositions fusent : « Presque chaque semaine, on a des gens qui souhaitent collaborer avec nous. Mais on souhaite aussi assumer nos propres créations, marquées voisinage pur », argumente Axel. La semaine dernière, la collection Miyazaki d’Encre mécanique voyait le jour. Cette semaine, c’est la nouvelle collection d’Axel et Guillaume qui s’apprête à sortir.

Car les deux associés manient aussi le crayon et la souris. Ils proposent donc aussi des vêtements désignés par leurs soins. « Guillaume est dessinateur dans une menuiserie, il a les skills (du talent, ndlr) pour faire ça ». Il conçoit donc des vêtements, qu’Axel reprend sur ordinateur. Un vrai travail d’équipe ! « On est très complémentaires, tant dans la personnalité que dans les compétences », se satisfait-il. « Heureusement qu’il est là pour me canaliser, je peux vite m’emballer, je suis un chien fou ».

La qualité avant la renommée

Aujourd’hui, Voisinage vend aux huits coins de la France et sur plusieurs continents du monde. « Notre clientèle n’est bizarrement pas très bas-normande mais plutôt lyonnaise et parisienne », indique Axel. « On est fiers quand on vend dans les pays étrangers comme en Suisse, en Nouvelle-Calédonie, au Japon, aux Etats-Unis, ou en Angleterre. C’est toujours marrant de se dire que quelqu’un porte Voisinage au Japon », ajoute-t-il.

L’année 2016 est quant à elle pleine de projets pour les deux fondateurs de la marque. « On aimerait bien vendre en boutique, on a quelques pistes à Argentan, Alençon, en Bretagne et dans le Marais. Mais on souhaite qu’elle soit dans le même état d’esprit que nous, en total accord », admet Axel. Sur le long terme, les deux associés souhaitent designer leurs propres produits : fabriquer leurs tee-shirts, bonnets et manteaux sans passer par des fournisseurs. Pour l’instant, ils font appels à des industriels normands. « Seuls les tee-shirts ne sont pas fait en France, tout le reste est en Normandie ». Dans leur recherche de qualité, ils ont aussi choisi un textile en coton bio 100 % organique répondant à toutes les certifications ainsi que des encres qui ne sont pas chimiques. « On a envie de faire quelque chose de cool, sans que ce soit à des prix ahurissants », ambitionne Axel.

Préserver les clients des ardeurs commerciales, s’en faire des potes. On sent que l’équipe de Voisinage est remplie de chaleur humaine. « On aimerait bien faire un apéro ou barbecue Voisinage, inviter tous nos clients, les amis, vendre des fringues, et boire des bières. Mettre tous les gens en contact pour créer une belle communauté autour de Voisinage ».

La page Facebook : https://www.facebook.com/vsnge

Le site internet :http://www.vsnge.com/

Amélie Coispel

Journaliste en terre bretonne, je vagabonde entre les pays pour cultiver ma passion de théâtre, de musique et de poivrons (surtout de poivrons). J'essaie tant bien que mal d'éduquer à l'égalité entre les sexes, il paraît qu'on appelle ça le féminisme. J'aime bien les séries télé dans mon canapé et passer des soirées dans les salles obscures. Bref, peut-être ici la seule personne normale.

1 commentaire
  1. des encres qui ne soient pas “chimiques” .. Ça ne veut rien dire ! “synthéthique” peut être voulaient-t-ils dire ? Ou “pas issues de la pétrochimie” ? mais pas chimique quel blague … tout est “chimie” même le SWAG