La Paris Fashion Week débute en fanfare

Après New-York et Milan, c’est à Paris, que le prêt-à-porter féminin est célébré. Jusqu’au 5 mars, les maisons mettent tout en œuvre pour rester dans les mémoires. Entre Jacquemus, Lanvin, Kenzo ou encore Saint-Laurent, changements de direction artistique et nouveaux venus, cette ouverture de la semaine de la mode fait parler d’elle.

En ouverture de cette semaine consacrée au prêt-à-porter féminin, Jacquemus propose, à nouveau, à la sphère fashion parisienne un détour en Méditerranée avec un décor embarquant les spectateurs au cœur d’un village du sud de la France. Loin des nuances caractéristiques des défilés automne/ hiver, Simon Porte Jacquemus ose les couleurs vives. Un appel à se réfugier chez Jacquemus, lorsque l’hiver paraîtra un peu trop terne.

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“LA COLLECTIONNEUSE” WINTER 2019/2020

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Si la première partie du défilé Saint-Laurent, au nuancier indéniablement noir, ne laissait plus tellement d’espoir, c’est un virage surprenant qu’a opéré Anthony Vacarello pour la seconde partie de son défilé. Changement d’ambiance, les projecteurs s’éteignent pour laisser la lumière noire envahir la pièce et illuminer les silhouettes fluorescentes qui s’élancent sur le podium. Un Saint-Laurent futuriste plus libre que jamais.

Si l’audace devait être illustré, il le serait probablement avec le défilé de Manish Arora. Entre coiffes démesurées, dorures kitsch, perles, sequins, plumes et arc-en-ciel de couleurs, immersion dans une ambiance digne d’un Burning-Man déjà bien engagé. Et, même s’il paraît difficile de s’imaginer arborer ces looks en toute simplicité, ce défilé empreint de tant de liberté, fait du bien au moral.

Un sentiment de liberté qui ne préparait certainement pas aux silhouettes lourdes, et presque effrayantes, d’un Rick Owens fidèle à lui-même qui a plongé le Palais de Tokyo dans son atmosphère, excentrique et sombre, aux pièces qui manquent, parfois peut-être, un peu d’impertinence.

L’héritage en marche

En ces temps de grands chamboulements au sein des maisons françaises, cette fashion-week semble apporter un réel vent de fraicheur.

Ce lundi 25 février, c’est l’ambitieux sud-coréen Rok Hwang qui a ouvert la marche. Reprenant les classiques des garde-robes comme le trench, la marque Rokh y apporte ses silhouettes déstructurées, asymétriques mais toujours en fluidité. Un premier défilé prometteur témoignant de l’héritage des enseignements de Phoebe Philo.

Oscillant entre audacieuse et classique, la femme Dior de Maria Grazia Chiuri ne dévoilera que peu ses jambes en jupe mi-longue, osant parfois la transparence, avec des silhouettes aux allures à la fois vintage et moderne que la créatrice sait si bien mêler.

Le défilé, de la plus ancienne des maisons françaises encore en activité, Lanvin, marquait les débuts de Bruno Sialelli au sein de la maison. Si l’on pouvait se demander si le créateur saurait faire renaître l’enseigne des cendres laissées par Alber Elbaz, le doute n’est plus permis. Une collection tout en superposition de pièces, matières et imprimés. L’arrivée du créateur français signe un réel renouveau chez Lanvin.

A noter, également, l’habitué des inspirations aux quatre coins du monde, le belge Dries Van Noten. Kimonos satinés, pièces fluides en soie et imprimés fleuris, nous rappellent subtilement les costumes traditionnels nippons aux silhouettes pourtant indéniablement modernes.

Réel coup de cœur aussi pour la nouvelle collection Off-White sous les coups de crayon de Virgil Abloh qui allie savamment les matières et offre un défilé d’une fluidité tant sur les coupes que sur le jeu des couleurs.

Enfin, l’évènement Kenzo était visiblement THE place to be, une étonnante alliance entre défilé et spectacle chorégraphié pour sa collection capsule Memento n°4.

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