L’Avant-Garde selon Pitchfork, en trois artistes

Pendant deux jours, les 31 octobre et 1er novembre, le Pitchfork Avant-Garde a présenté dans sept salles parisiennes les 42 nouveaux talents de la scène indépendante, rock, R’n’B et électro du monde entier. Une de nos rédactrices s’est trouvé dans ces petites salles et, vraiment, c’était beaucoup trop beau pour que nous n’en parlions pas un petit peu. Découvrons aujourd’hui trois des artistes présenté par le Pitchfork.

Puma Blue

Photo : Julia Grzeszczak

 

Cinq Anglais rentrent sur scène au Supersonic. Le chanteur, c’est Puma Blue (ou Jacob Allen pour les intimes), il commence seul uniquement accompagné de sa guitare ; il a une voix douce, soul, séduisante. Rapidement, son groupe le rejoint donnant une sonorité jazz aux chansons mélancoliques et amoureuses de Puma Blue. Sur scène, il reste presque timide, nous pourrions presque dire humble vu la maitrise de sa voix à la fois langoureuse et percutante et celles de son groupe. Venant de la banlieue londonienne, Jacob Allen vient tout juste de débarquer sur la scène indépendante. Son premier EP Swum Baby est sorti en juin dernier. Puma Blue reviendra à Paris en Avril au Pop Up du Label et nous, on y sera.

OKlou

Photo ; Carin Kelly

 

OKlou, c’est Marylou. Depuis quelques années déjà, elle fait parler d’elle ; sélectionnée en 2012 à la Red Bull Music Academy, membre pendant un temps du groupe Boys in Lillies, et toujours active dans le collectif TGAF (these gyals are on fiyah), bref, Marylou fascine. Ce 1er novembre, OKlou est venue seule au Badaboum et elle nous a époustouflé. Cheveux gominés avec un T-shirt ample et un jogging, OKlou restait concentrée derrière sa console. Elle chante avec une voix filtrée sur des mélodies électroniques douces et mélancoliques avec, en fond, une rétroprojection de la scène de l’incendie de Bambi. OKlou nous prend au dépourvu. Sa musique est sincère, sensible ; elle nous émeut, nous fait danser et aussi pleurer. Et on adore ça.

 

 

Oko Ebombo

Photo : Frederico Angelis

 

Oko Ebombo est poète, danseur, chanteur ; il est impressionnant. Même en arrivant en jogging/mocassin au Pop Up du Label, Oko Ebombo reste classe. Consacré depuis un an en « Black Bowie français », Oko Ebombo offre une musique soul profonde, hors du temps. Il se présente lui-même comme un fils de la rue parisienne et cet attachement à la ville se ressent à la fois dans les paroles de ses chansons et dans la couverture de son EP Naked Life sorti en 2016 qui représente les tours de la cité Curial Combrai du XIXème. Oko Ebombo s’est présenté tel qu’il était à la salle bondée du Pop Up ; fort, charismatique, superbe.

 

 

Noé Cornuau

Etudiante en M1 de Communication et Médias à Sciences Po Paris; créatrice du site lhistoirecestchouette.com