NÖRDIK IMPAKT, 16ème édition

21 000 festivaliers sur l’ensemble de la semaine, 13 000 lors de la fameuse soirée de clôture. Du 21 au 25 octobre, plusieurs soirées affichaient complet. On peut dire que c’est une édition qui a plutôt très bien fonctionné. Surprises, déceptions, sensations… le Nördik Impakt ne cesse de nous surprendre d’année en année. 

On commence tout doucement la 16ème édition de ce festival caennais de cultures numériques et indépendantes à l’ESAM avec l’exposition Nördik Numerik et la projection du Best Of des “Chronik Nördik”. Démonstrations de robots impressionnantes grâce à la startup Cybedroïd. Ça valait le coup d’oeil. Quant à la projection, on fêtait en quelques sortes les 5 ans du journal de bord vidéo du Nördik. Un moment sympathique animé par le président de l’association “Les films du Cartel”. S’en est suivi dans la soirée, au Cargö cette fois, le projet “Maïsha” : Fakear VS Bibendum (orchestre de Jazz). Une rencontre que l’on pourrait juger assez étrange, qui l’est, mais qui, à l’écoute, est agréable. En revanche, ceux qui ne s’attendaient pas à ce que Bibendum soit un orchestre, ont surement été déçus… Difficile de retrouver l’univers fidèle de Fakear. S’ajoute à ce projet, le laboratoire de recherches de l’Université de Caen qui a pu mettre en place un système pour que les lumières réagissent à la musique (capteurs sur les instruments). Chapeau.

Fakear
Fakear

Le mercredi 22, le Zénith de Caen accueillait Blanca Li (chorégraphe) et son spectacle “Robot!”. Ça avait l’air très sympa mais malheureusement nous n’y étions pas. Nous n’étions pas non plus au CaenFrenchTech Day MAIS nous n’avons pas raté la soirée de jeudi soir au Cargö : Jabberwocky en première partie de The Do, qui reviennent avec leur nouvel album Shake, Shook, Shaken. Alors, par où commencer? Ah, oui. Nous avons rencontré le jeune groupe de Poitiers Jabberwocky (très sympas au passage), mais le micro de notre rédactrice n’a pas fonctionné. Comment vous dire que nous sommes TRÈS déçus de ne pas pouvoir vous livrer leur interview..? Du coup, on va faire avec ce dont on se souvient : ils étaient trois potes de fac, qui faisaient déjà de la musique auparavant (deux étaient dans un groupe de rock, et l’autre faisait un peu de mixage), ils se sont bien entendus et se sont mis à faire de la musique ensemble, ils ont posté quelques sons sur Internet mais ils savaient pas si ils allaient continuer, et puis des potes les ont encouragés, et de là est né “Jabberwocky” (le nom d’un poème de Lewis Caroll, mais ils en ont pas dit plus), ils écoutent des groupes assez différents, mais souvent dans le genre électro quand même (ils ont cité Flume, Woodkid et puis…d’autres dont on ne se souvient malheureusement plus). Cette année ils ont enchaîné les dates (une trentaine), et puis après ils ont été programmés au festival des Vieilles Charrues, où cela leur a plu de jouer devant un public aussi grand, en plus, de leur tournée, ils ont eu un petit penchant pour les bretons qui “savent bien faire la fête” selon eux, l’année dernière, ils ont été très surpris du succès de leur chanson Photomaton (vous savez la pub pour la Peugeot 208 avec le robot), et c’est ce qui les a poussé à continuer à faire de la musique. Après la diffusion sur Radio Nova, tout s’est ensuite enchaîné très rapidement. Il n’y a pas longtemps, Fakear a remixé leur titre Pola, ils en ont été très contents, “ça a donné une nouvelle dimension à la musique, et puis ça a permis de la faire connaître à d’autres personnes” nous ont-ils dit, Le 3 novembre ils sortent un nouvel EP avec deux nouveaux titres (une voix féminine sur l’un et une voix masculine sur l’autre) et des remixes, Ils ont vraiment hâte qu’il sorte, et puis on peut leur souhaiter pour la suite du bonheur, la santé, la santé mentale surtout, et d’avoir une payotte parce que plus tard ils veulent une payotte et ils feront les meilleures cocktails de tout le sud de la France. Voilà en une phrase ce qu’on peut vous dévoiler sur ce jeune groupe pop électro très prometteur. Par ailleurs, leur live en première partie a ambiancé la salle, c’était vraiment chouette !

Jabberwocky
Jabberwocky

Revenons au concert de The Do (qui affichait complet) : un concert mémorable auquel on ne s’attendait pas du tout. Olivia, resplendissante dans sa combinaison rouge et ses baskets à scratchs nous a fait danser sur leurs nouveaux titres, et mêmes leurs anciens (petit clin d’oeil à leur album Both Ways Open Jaws). Sa voix, la mise en scène, les lumières, le déjanté Dan, le tout sur un ton électro, étaient tout simplement fous. Un concert vraiment réussi au Cargö, salle avec laquelle ils ont eu “une belle histoire d’amour”. D’ailleurs, c’était la première date de leur tournée. Malheureusement, Tomas Barfod qui devait nous faire le plaisir de venir jouer après eux a annulé sa tournée en France, c’est donc le groupe caennais Samba de la Muerte qui a pris la relève. Sinon, Isaac Delusion affichait complet le même jeudi à la Maison de l’Etudiant, et d’autres groupes étaient programmés dans la journée sur la scène Pression Live au Cargö !

“Nördik Incity” : le vendredi, la fête commençait vraiment à Caen. Le duo électro Sarh était à l’église Notre Dame de la Gloriette, le collectif Bandits Vision a livré une performance hors du commun mêlant grafs, musique live et vidéo au Pavillon de Normandie, et de nombreux groupes étaient programmés dans les bars de la ville et dans des appartements. L’ambiance battait son plein. De plus, la Red Bull Music Academy s’installait au Cargö à partir de 22h : Pilooski, Seekae et Flako étaient programmés. Difficile de choisir…

collage

Et nous y voilà : la soirée de clôture du Nördik Impakt. 10h de musique électronique sous le toit du Parc Expo. 25 artistes programmés. C’est le moment que tout le monde attend. On fait le bilan pour vous. Beaucoup de gens étaient déçus par la file d’attente pour entrer, qui leur a fait rater le premier concert de la grande scène : Chinese Man. Beaucoup de filles déçues par une autre queue : celle des toilettes. Parce que oui, il n’y avait qu’environ 20 toilettes pour 6000 filles. Pas pratique. Sinon, on vous explique : 4 scènes, avec des ambiances différentes dans chacune. La tête d’affiche : Kaytranada. Quelque chose nous disait qu’il ne serait pas là car il avait déjà un set en Angleterre dans la soirée, et à notre plus grand désespoir, ça n’a pas loupé… Grosse déception pour le public. Certains auraient même voulu voir leur place remboursée. A part ça, une très bonne ambiance générale. On pouvait distinguer deux types de public : ceux qui venaient pour Bakermat, et ceux qui venaient pour Kenny Larkin. Et ouais, entre saxophone et techno de Détroit, c’est pas la même chose. Mais il en faut pour tous les goûts. Et ce n’était pas un mauvais choix ! En parlant de choix c’était encore une fois difficile de savoir quoi aller voir… Rester pour la fin de Kölsch qui a su séduire la foule ou aller voir le projet What So Not (Flume n’était même pas là, bouhhh) ? Cotton Claw ou Super Discount 3Kenny Larkin ou UZ ? Pas besoin d’un dessin. Y’avait quand même un paquet de trucs chouettes en cette nuit du 25 octobre. Bref. Comme toujours, certains auront passé une pure soirée, d’autres une bonne, d’autres une moins bonne, d’autres une décevante. Mais notre avis reste positif. Le son aurait pu être un tantinet meilleur mais les décors étaient super. Merci Nördik Impakt de nous avoir fait danser toute la nuit ! Pour ce qui est des défauts (d’organisation, ou pas) de cette année, tu feras mieux l’année prochaine (en évitant si possible les nappes de brumes qui déprogramment la tête d’affiche) !

Allez, BISOUS!

Noa Coupey

21 ans. Passionnée de cinéma et étudiante en Audiovisuel. Rédactrice cinéma et musique à Maze.

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