Route du Rock 2018, jour 1 – Sous les lumières psychédéliques

On le savait, cette première journée à la Route du Rock s’annonçait rock et psychédélique. On n’aura pas été déçu ! Retour sur une riche entrée en matière.

The Limiñanas

Depuis quelques mois et la sortie de leur excellent album Shadow People, la côte de popularité des Limiñanas ne cesse de grimper et le public était déjà nombreux dès le début de la soirée. Les Perpignanais ont enchainé un set sans temps mort laissant la place autant aux morceaux du dernier album qu’à leurs plus vieux titres. Leur rock psychédélique aux accents de western spaghetti semblait ainsi le meilleur moyen de commencer un festival qui s’annonce varié et ensoleillé. On a pu d’ailleurs voir en coup de vent Anton Newcombe des Brian Jonestown Massacre le temps d’un morceau (Istanbul Is Sleepy) tandis que les Limiñanas ont interprété le Gloria de Patti Smith, clin d’œil à l’icône rock attendue le lendemain.

The Liminanas / © Lauranne Wintersheim – Maze

Grizzly Bear

Difficile de passer ensuite à la belle pop de Grizzly Bear, d’autant que les New-Yorkais semblaient un peu fatigués. Après avoir joué plusieurs extraits de leurs deux derniers albums, il aura fallu le tube Two Weeks pour déclencher la flamme. Alors que la nuit finissait de tomber, le quatuor américain a achevé son concert avec un sublime Sun In Your Eyes, comme un adieu au soleil nous donnant des frissons. Le talent de ce groupe hors pair est immense, en voilà une nouvelle confirmation. On en aurait bien repris un peu !

Grizzly Bear / © Lauranne Wintersheim – Maze

Shame

Pas le temps pourtant de souffler avec l’arrivée sur la (plus si) petite scène de Shame. Comme prévu, les Anglais ont retourné le festival avec leur rock très punk et leur furieux chanteur. Le moyen de vérifier la qualité des morceaux d’un premier album réussi qui nous aura prouvé que le rock britannique n’est pas mort.

Shame / © Nicolas Joubard

 

Etienne Daho

On l’a dit, la météo est bonne, faisant mentir le célèbre Week-end à Rome qui dit qu’il pleut sur Saint-Malo. Pas de pluie donc mais le déferlement d’un torrent d’amour pour Étienne Daho. Le chanteur revenait sur ses terres d’Ille-et-Vilaine – lui qui a démarré à Rennes – pour sa première participation à la Route du Rock. Le concert a ainsi pris les allures d’une grande communion où les tubes se sont enchainés, du Grand Sommeil à Tombé pour la France. Des morceaux d’ailleurs remaniés pour l’occasion à la sauce psychédélique de son dernier album, Blitz, sous les néons déchirant la nuit. De quoi continuer à rêver en couleurs.

The Black Angels

De couleurs, il en est d’ailleurs question avec The Black Angels. Après un incroyable concert il y a quelque mois au festival angevin Levitation, les texans héros du psychédélisme moderne n’ont une fois de plus pas démérité. Accompagné de leur habituels projections hypnotisante et colorée en fond de scène, le chanteur Alex Mass et sa bande ont livré un très bon condensé de leurs compositions dans lesquels se disputent lumières et obscurité.

The Black Angels / © Nicolas Joubard – Maze

 

The Brian Jonestown Massacre

Apparu avec les Limiñanas quelques heures auparavant, Anton Newcombe, cette fois avec sa troupe, ont envahi la grande scène du Fort pour un concert envoutant. On a pu ainsi entendre quelques extraits d’une riche carrière, toujours bien active, placée entre autres sous le signe du psychédélisme. On y revient !

Ce ne sont pas les Chiliens zinzins de Föllakzoid qui auront inversé la tendance d’une soirée en transe, eux qui l’ont conclu, nous laissant épuisé mais heureux.