Le temps est bon au festival Vie Sauvage

Du 23 au 25 juin se déroulait la sixième édition du festival Vie Sauvage à Bourg-sur-Gironde. Maze vous fait revivre cette expérience riche en concerts et en rencontres.

Des journées bien remplies

Si le festival offre toujours un rythme cool, les événements s’enchaînent sans cesse au sein de la citadelle et dans tout le village. Au-delà des cours de yoga du matin, des brocantes et des matchs de foot, le soir venu DJ sets et concerts se succèdent sans temps mort, juste ce qu’il faut pour se ressourcer au bar ou à la cantine. Le collectif Kloudbox a rajouté son grain de sel en ponctuant le tout d’animations déjantées, comme tenter de battre le record du monde de la plus grande chenille avec les festivali·er·ère·s.

Plusieurs formes d’arts se sont croisées ce weekend là. Musique, danse, photographie et mode étaient présentes, sur scène ou sur les stands. Nous avons ainsi pu apprécier les chorégraphies des double champion·ne·s de France de Hip Hop, les Human’s. Une fois leur impressionnante prestation finie, les DJs (du Black Bass Festival ou encore du Collectif L’Orangeade) ont pris la relève. À l’entrée du festival, le photographe Pierre Wetzel avait posé son labo photo. La particularité des clichés se niche dans le procédé photographique utilisé, celui du collodion humide. Cette technique vieille de plus de cent ans permet un rendu fort et unique.

© Noémie Villard – Maze

Un cocon écolo

Vie Sauvage prend soin de vous : stands de massage, de maquillage et de couronnes de fleurs, tout y est pour se détendre et profiter de son weekend. Le cadre magnifique a aussi marqué festivaliers et artistes. Au bord de l’estuaire s’impose un certain bien-être lorsque le soleil décline sur les premiers concerts de la soirée. Quant à la nourriture et aux boissons, le festival met l’accent sur les produits locaux et de qualité. La bière bio et le Côte-de-Bourg coulent à flots, la cantine propose des plats variés à base de viande et de fruits de mer ou bien des plats végétariens. Les toilettes sont évidemment sèches. Mention spéciale pour l’installation des toilettes hommes : des bottes de foin dans lesquelles des entonnoirs ont été placés. Une fois le festival terminé, la botte de foin sert d’engrais pour la production locale.

© Noémie Villard – Maze

Rencontres du troisième type

Les sauvageons et sauvageonnes forment une foule assez bigarrée. Nous avons pu croiser des chapeaux mexicains, des nymphes en couronnes de fleurs, des têtes pleines de paillettes… Parmi ces festivaliers, un en particulier a attiré l’attention. Un grand bonhomme au sourire amical, avec à la main une valise mystérieuse pleine de confettis et de pistolets à eau. Ce festivalier sympathique a mis en place un système de rencontres à l’ancienne. Les festivaliers laissaient leur numéro dans la mallette de l’amour, accompagné parfois d’un poème. Notre cupidon sauvage se chargeait de le redonner à quelqu’un au cours de la soirée. Bref, un Tinder plus humain, basé sur la générosité et les rencontres.

© Noémie Villard – Maze

Des concerts mémorables

Les concerts à Vie Sauvage sont uniques, car ils offrent un panel d’artistes fraîchement découvert·e·s et très prometteu·r·se·s. Si certains groupes sont plus connus que d’autres, les petits nouveaux n’ont pas à pâlir. Vie Sauvage est sûrement un de ces rares festivals qui n’a pas de tête d’affiche monstrueuse, mais qui permet de découvrir la scène de demain. Les sauvageons et sauvageonnes forment à coup sûr le premier public de ces artistes montants. Le chanteur d’Otzeki a bien cerné la situation, en lançant en français aux festivaliers : « Bande de petits veinards ! »

Maze a eu l’occasion de discuter avec Polo & Pan ainsi que Bon Entendeur. Mais une attention particulière a été apportée à tous les concerts. Frànçois and The Atlas Mountains et Whomadewho pour le premier jour, Petit Fantôme, Otzeki, Charles X pour le deuxième, tous ces artistes ont offert des concerts de qualité, donnant tout de leur personne pour un public qui en redemandait. Bon Entendeur a clôturé le festival en beauté par un live qui mêlait la voix de Jean Reno et de Richard Bohringer avec des tubes comme Funkytown de Lipps Inc ou encore Marcia Baila des Rita Mitsouko. Le dernier titre passé par Bon Entendeur a conclu le week-end en beauté et avec simplicité. C’était Le temps est bon de Degiheugi.

 

© Noémie Villard – Maze
Noémie Villard

Bordeaux

Rédactrice en chef de la rubrique musique et étudiante en master numérique à Bordeaux. Passionnée de musique et de photo.