Les chroniques musique de juin

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 Of Monsters And Men – Beneath the skin 

Plus de trois ans, c’est ce qui sépare les deux albums de Of Monsters And Men. Plus de trois ans, c’est le temps d’attente qu’ont du subir les fans du groupe. Les pauvres étaient restés sur leur faim. Après le succès amplement mérité de My Head is an Animal, le groupe islandais a pris le temps de la réflexion pour pouvoir concocter un second opus digne de ce nom, et c’est ce qu’ils ont fait. Beneath the skin est dans la continuité parfaite de son prédécesseur, propre, net, chantant et surtout détendant. Dans chacune des onze chansons qui composent cet album, il y a une touche de sensibilité apportée par la narration d’une jolie histoire qui ravit tous les cœurs. La mythologie, les légendes étranges du grand Nord, l’amour bien sûr, tout est raconté dans le plus grand des calmes et avec douceur. Le petit filet de voix Nanna Bryndís Hilmarsdóttir n’a pas fini de nous étonner, et le talent incommensurable des quatre autres membres du groupe nous montre encore une fois que le talent nordique est une source intarissable de jouissance auditive.

Sofia Touhami

Wolf Alice – My Love is Cool

Découvert en 2012 dans la rubrique Radar du NME un an après leur formation, le quatuor londonien de Wolf Alice n’a fait que monter en puissance depuis. Ils ont ainsi donné l’un des concerts les plus mémorables de l’édition 2015 du festival Glastonbury à la suite de la parution de leur premier album My Love is Cool. La  vague de fraîcheur qu’ils apportent à l’indie rock anglais est telle qu’on ne s’étonne même pas lorsque l’album se classe deuxième des charts anglais la semaine de sa sortie. Menés par la charismatique Ellie Rowsell, ils ont su trouver un équilibre presque parfait entre le côté sauvage du grunge, la fragilité de la folk et une pop entraînante. A l’image du titre You’re a Germ, parfaitement orchestré par la voix d’Ellie Rowsell, tantôt envoûtante, tantôt féroce, l’album est un enchaînement entre chansons aériennes et chansons plus agressives. Tandis qu’avec Giant Peach et Fluffy on ressent une énergie rappelant directement L7 ou Bikini Kill, les titres Turn to Dust et Silk nous injectent ainsi une dose de douceur.  On s’ennuie peut être sur le titre Swallowfail, balade chantée par le guitariste Joff Oddie, qui semble quelque peu interminable qui se finit en une sorte d’explosion musicale venue de nulle part. Le reste de l’album est toutefois très solide et promet d’excellents concerts. Wolf Alice seront d’ailleurs à Rock En Seine le 28 août et à l’affiche du Festival les inRocks 2015.

Emily Lingat

 

 

 

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