Et Muse survola Paris - Maze Magazine

Et Muse survola Paris

Avec pas moins de six concerts à l’AccorHotels Arena en une semaine, Muse impressionne encore une fois par sa capacité à mobiliser les foules. Les billets de ce Drones World Tour se sont arrachés en quelques heures. Le passage du trio britannique emmené par Matthew Bellamy fut l’un des événements musicaux de 2016. Cette fois, le groupe a proposé un show plus intimiste que sa précédente tournée des stades, mais toujours aussi grandiose, rythmé par le passage de drones au dessus d’une scène à 360°. Nous étions tout près d’eux, le 27 février dernier.

A chaque passage en France, Muse attire un public de plus en plus fidèle et grandissant. L’une des formations les plus influentes du XXIe siècle est revenue cette année pour présenter son Drones World Tour, transposition scénique de leur dernier album. Ce septième opus, modestement baptisé Drones, fut plus conceptuel que les précédents et a pu décevoir le public. Mais qu’importe, le trio anglais a acquit une grande partie de sa renommée sur scène et souhaite le prouver une nouvelle fois lors de ses six concerts à l’AccorHotels Arena (ex-Palais Omnisports de Paris Bercy), du 26 février au 4 mars.

Ce samedi de février, dans la nuit parisienne, le public est certain de se réchauffer lors du show futuriste de Muse, ce dernier étant parfois qualifié de meilleur groupe du monde en live. Dans une salle plus intimiste que les habituels stades, le groupe anglais laisse à X Ambassadors la lourde tâche d’effectuer la première partie, eux qui sont surtout connus pour le titre Renegades. C’est surtout l’occasion pour les spectateurs de découvrir cette scène, véritable îlot central accompagné de longs bras.

À 21h15, et après une introduction lyrique sur le titre Drones, le trio fait irruption sur scène avec l’efficace Psycho. Dès le départ, on assiste à un show explosif et surtout parfaitement maîtrisé tout au long des deux heures de concert. La foule bruyante, rugissant de plaisir, découvre les multiples effets visuels et objets volants qui accompagnent une performance musicale sans fausse note.

Comme chaque soir, Matthew Bellamy libère toute son énergie pour occuper le grand espace de la scène, tout en alternant les classiques comme Map of the Problematique avec les nouveautés telles que The Handler. Muse utilise les technologies au service d’une mise en scène complexe : le spectateur voit rapidement descendre des écrans où sont projetés des clips antimilitaristes.

Ces effets visuels sont peut-être présents pour combler les lacunes du groupe au niveau de la communication : Matthew et ses deux acolytes ne sont pas bavards. Qu’importe, en 22 ans de carrière, le trio britannique a su toucher le public grâce à une expression musicale et une présence scénique impressionnante.

Pas de repos pour les yeux et les oreilles : Muse enchaîne sur un rythme effréné plus d’une vingtaine de morceaux. Parmi ces tubes, Supermassive Black Hole, Starlight et Apocalypse Please s’enchaînent et enflamment une foule déjà conquise. Cependant, Muse n’est pas connu pour sa suffisance : le groupe impressionne encore plus en envoyant un énorme drone télécommandé au dessus de la foule, circulant tout autour de la scène centrale qui pivote.

MUSE, AccorHotels Arena, 27 février 2016 – Nicolas Fayeulle.

On pourrait presque croire que Matthew, Dominic et Christopher fantasment continuellement sur les feus d’artifices, les robots et autres effets visuels spectaculaires. Toujours plus novatrice, la formation britannique a trouvé le parfait équilibre entre un spectacle visuel époustouflant et une performance musicale qui a conquit tous les publics. En effet, entre le tubesque Madness et le méconnu Munich Jam, il y en a eu pour tous les goûts.

Muse distille toujours aussi efficacement ses morceaux. Un rock teinté de mélodies classiques qui plaît au public. 1h45 après le début du concert, le groupe clôt ce spectacle par un Mercy, avant de reprendre avec les 20.000 spectateurs l’exaltant Knights of Cydonia.

Un rapide « au revoir » suffit à des spectateurs littéralement conquis. En six prestations à Paris, Muse a fait voyager 120.000 spectateurs dans un monde violent, futuriste et rythmé par des morceaux qui sont aujourd’hui devenus des classiques. Avec pas moins de 120 concerts, ce Drones World Tour ne fait que confirmer encore un peu plus le statut d’un des groupes les plus impressionnants et influents de ces vingt dernières années.

MUSE en concert en France : le 30 juin à Marmande dans le cadre du festival Garorock, le 18 juillet au Festival de Nîmes.

Nicolas Fayeulle

Jeune étudiant caennais passionné par une musique éclectique (Foals, Muse, Hyphen Hyphen et autres Watsky), intéressé par un cinéma grand public, mais aussi avide de sports en tout genre.

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