L’édito de février 2018

Alors c’est comme ça. Les jeunes ont besoin de repères, ils ont besoin qu’on leur transmette les “valeurs de la nation” ? La solution à tous nos maux semble aujourd’hui toute trouvée, elle est résumée en trois mots : service national universel.

L’idée peut paraître séduisante. En effet, le diagnostic sur la mixité sociale, les promesses de brassage de tous les jeunes au sein d’une même classe d’âge : voilà le mythe du service militaire, de l’époque à laquelle tout allait bien, à laquelle la jeunesse avait un but et s’engageait en faveur d’un fameux “intérêt général”.

Quelle ambition ! Réunir dans un même endroit des jeunes d’origines sociales différentes pour leur inculquer des valeurs, pour faire naître en eux des projets qui leur permettront de s’allier, de s’engager, pour défendre quelque chose de plus grand qu’eux. La mixité sociale ne se décrète pas, elle ne naît pas en un mois de service national, elle se construit, au fil du temps, par des parcours qui laissent le temps à chacune et à chacun de s’engager.

Et si ce lieu qui fait rêver l’opinion publique, en réalité, c’était l’école ?

Baptiste Thevelein

Directeur de la publication et de la rédaction

Co-fondateur, directeur de la publication et de la rédaction du magazine Maze. Étudiant au CELSA. Vice-président d'Animafac, le réseau national des associations étudiantes.

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