Poussons les portes du Gungeon !

Chaque nouvelle sortie de l’éditeur Devolver Digital est prétexte à l’enthousiasme : communication léchée, humour omniprésent et titres à succès (Hotline Miami, Broforce…). Toutes les étoiles sont alignées. Leurs services sont mis à profit auprès du studio indépendant DodgeRoll, alors que leur premier titre Enter The Gungeon voit le jour le 5 avril 2016. La communauté s’embrase, les streams pleuvent et pourtant, la déception est grande.

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Enter The Gungeon concoure dans l’hybride catégorie mash up. On a ainsi affaire à un mélange de roguelike et de bullet hell, comme si The Binding Of Isaac copulait avec Jamestown. Le héros de notre choix, parmi quatre au départ, pousse les portes d’une série de pièces générées aléatoirement et doit y affronter une série de créatures au look inspiré de munitions : le culte Gundead. Au terme d’un niveau, un boss aux paternes diaboliques et à la précision acérée se mettra au travers de notre route. Le jeu se corse toujours, et c’est son majeur problème.

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© DodgeRoll

Bien que l’ambition d’un mélange des genres soit présente, le titre est terni par son absence de sentiment de progression. Alors que les armes se débloquent et que les ennemis se révèlent au gré des parties, la difficulté mal dosée nous punit lors de salles inopportunes, et ce malgré 20 heures écoulées depuis les premières dans le tutoriel.

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 © DodgeRoll

La force du jeu repose néanmoins sur sa quantité d’armes loufoques à déverrouiller, dont l’inutilité rivalise équitablement avec l’efficacité. Fronde, ruche, sniper, AK47… Cet arsenal immense est finalement une amère mais grande récompense face à l’impossibilité de progresser dû au déséquilibre de la difficulté.

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© DodgeRoll

Les graphismes aux pixels old school volontaires sont beaux et originaux. Le jeu fourmille de détails perchés et de références à la culture pop et au monde vidéoludique. On y trouve ainsi des hommages à Metal gear Solid ou Super Meat Boy qui réveillent nos envies de fouiner un peu plus loin dans chaque niveau.

C’est finalement déçu qu’on laisse Enter The Gungeon de côté. Le jeu bénéficie d’une enveloppe superficielle ravissante masquant un déséquilibre dans le gameplay. En attendant que les développeurs tirent des leçons, les téméraires essayeront le jeu sur Steam.

Thomas Courtin

HEADBANG 'TILL YOUR NECK BREAKS.

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