Planet of The Eyes

Présentées pour la première fois durant l’exposition PAX East 2015, les vidéos promotionnelles de Planet Of The Eyes promettaient une ballade onirique et galactique dans un monde hostile et coloré. Il faudra attendre août 2015 pour arpenter le monde en question et enfin se faire à l’idée que ces rares extraits confirmaient déjà la beauté et la qualité du titre.

Bien que le dynamisme et les énigmes ne soient pas l’attrait de ce titre, Planet of The Eyes se présente comme un action platformer avec quelques éléments de puzzle. Dans la peau d’un robot fragile et attachant, on traverse une planète étrangement colorée dans plusieurs tableaux au style SF rétro. Notre recherche doit aboutir à la découverte de la source d’un mystérieux signal.

Malgré l’absence d’éléments narratifs forts, on découvre l’histoire de la planète au travers de cassettes pré-enregistrées par des membres disparus de notre vaisseau fraîchement écrasé. Elles nous mettent en garde quant aux dangers de l’inconnu, mais nous aurons tôt fait de nous passer d’elles pour réaliser que la faune et la flore sont décidées à nous faire transpirer.PlanetoftheEyes_Screenshot06_DeepSeaFish© Cococucumber

A la vue de ces créatures agressives et de l’environnement malveillant, on ne peut s’empêcher de penser à Insanely Twisted Shadow Planet. Planet of The Eyes semble emprunter l’univers de ce shmup (shoot them up) original, mais aussi celui de Solace, un projet de jeu vidéo imaginaire dont le spectateur reste seul garant de ses propres règles.

PlanetoftheEyes_Screenshot07_CrystalCave

© Cococucumber

Ces dernières sont ici bien définies. Sur de nombreux points, on a affaire à un clone de Limbo, un titre Playdead au gameplay similaire. La 2.5D met à profit la distance nécessaire à la contemplation sans nuire à l’immersion de ces titres. Planet of The Eyes s’avère en revanche plus court et moins bourrin que son prédécesseur, malgré des morts originales.  Cette première production du studio Cococucumber se termine en une heure de jeu et s’impose comme un titre à consommer sans modération malgré son manque de rejouabilité. A vous de le faire découvrir à vos amis au détour d’une conversation.

PlanetoftheEyes_Screenshot08_Lava© Cococucumber

Enfin, une partie de notre parcours se déroule en véhicule loufoque, à la manière de Nightsky. L’inspiration venue d’autres titres indépendants, alliée à l’agréable linéarité de l’environnement donnent naissance à un jeu court, beau, accessible mais pas pour autant puéril. Plus d’information sur la page Steam du jeu.

Thomas Courtin

HEADBANG 'TILL YOUR NECK BREAKS.

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