Chevauchée avec les Frères Coen

Vendredi dernier sortait le dernier long métrage des frères Coen. Visible sur la plateforme Netflix, ce film à sketches appelle un avis mitigé.

Six courts métrages composent La Ballade de Buster Scruggs, la nouvelle oeuvre de 2h15 de Joel et Ethan Coen. Le film est présenté littéralement comme un livre où plusieurs nouvelles se succèdent, ce qui colle davantage avec le genre principal, à savoir le western.

C’est la troisième fois que les réalisateurs se penchent sur ce style (après True Grit et No Country for Old Men). Toujours brillamment, avec la patte Coen  qui fait leur succès.

Malheureusement, enchaîner les courts métrages est un peu lourd à supporter pour le spectateur. Une mini-série de 6 épisodes de 30 minutes aurait mieux convenu (c’était d’ailleurs le projet initial), et aurait permis d’explorer en profondeur les personnages, leur vie passé, ou de détailler certaines scènes.

Un fil rouge relie toutes les histoires : la recherche de la gloire, de la richesse (pas forcément matérielle), qui permet aux personnages de s’élever. Ce qui amène à une morale implicite – même si le dernier récit est à part. Chaque chronique présente des personnages typiques de l’univers western (le cow-boy, le bandit, le chercheur d’or…) tout en les nuançant.

Les différents genres sont plus ou moins marqués selon les épisodes ; on peut notamment retrouver des drames, et même une comédie musicale. La signature des Coen est notable sur tous les épisodes, rappelant parfois certains de leurs films. Ce qui est plaisant, c’est de voir que chaque fable a sa propre atmosphère et son ambiance. C’est indéniable, tout cela est vraiment bien travaillé. Mention spéciale au directeur de la photographie Bruno Delbonnel pour son travail de titan. Pour ne rien gâcher, le casting est prestigieux. On peut citer pêle-mêle Brendan Gleeson, James Franco, Liam Neeson, Tom Waits, Tim Black Nelson, Zoe Kazan, Harry Melling, David Krumholtz, Stephen Root…

La Ballade de Buster Scruggs est une oeuvre originale, dont le format peut déplaire, et ce, malgré des histoires très bonnes, notamment les épisodes 3 et 4, tout simplement magnifiques. Le film comporte quelques longueurs, mais les images sont sublimes, et c’est un réel plaisir d’admirer les paysages américains sous cette facette.

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