Le déjeuner des nommés, explications.

Fouquet’s, rez-de-chaussée. Un énorme photocall se prépare avec en toile de fond la 40e cérémonie des César. Les journalistes s’agglutinent les uns contre les autres dans un joyeux mélange de caméras, micros, stylos et autres smartphones. Les nommés arrivent au compte goutte, récupèrent leurs diplômes et font quelques sourires aux caméras.

Ils viennent répéter les mêmes réponses aux mêmes questions des journalistes. A ce jeu là, Pierre Niney excelle. Média par média, il arrive souriant et prêt à répondre à chaque fois. Il répète sa fierté d’appartenir à une prestigieuse catégorie qui mélange différentes générations. Il souligne l’aspect historique de voir deux acteurs s’affronter pour un même personnage. Mais il réitère : “il n’y a aucune animosité entre les deux St Laurent. Les César reconnaissent deux films à l’univers différents.” Lespert et Bonello, les réalisateurs, ne reviennent pas sur la guerre entre leurs deux biopics. On ne les verra pas ensemble, peut-être sont-ils à la même table…

Les journalistes essaient d’innover un peu dans les questions. En vain. Le Grand Journal demande à chaque fois “un défi pour Édouard Baer ?”, les nommés s’en fatiguent, la journaliste souffle les réponses… Petit moment de malaise quand une journaliste pose des questions sur les César et leur histoire aux jeunes espoirs. Certains disent clairement ne pas savoir, d’autres n’avouent qu’à demi-mot. Au jeu du naturel et de la sincérité, Adèle Haenel est la meilleure. Elle a envoyé valser un journaliste de L’Obs qui l’ennuyait avec ses questions. Tête baissée, elle se frotte le bras timidement et dit “je peux pas faire ça, désolée mais non…” et s’en va. Même message au Grand journal. “Vous avez un défi pour Édouard Baer ?” Réponse cinglante : “mais j’ai rien à lui dire à Édouard Baer !” Elle était plus à l’aise avec Bonello avec qui elle échange quelques blagues et une accolade.


Et puis il y avait Charlotte Le Bon, hilarante qui rappelait son grand moment de gêne lorsqu’elle blaguait pour remettre un prix et que personne ne réagissait. “A ce moment là tu essaies de continuer un peu, tu te dis qu’il faut enchaîner mais c’est pire.” Effectivement.
Guillaume Canet a aussi fait le déplacement, sans sa femme, qui était à Monaco. Lui aussi répond à tout le monde. Quand on lui demande si sortir de son rôle de tueur en série psychopathe a été compliqué, il répond dans un sourire malicieux : “c’était étrange.”
Enfin, La Famille Bélier était présente aussi. Elle triomphait modestement de ses nombreuses nominations. Louane, encerclée par 3 attachés de presse, ressemble déjà à une star de cinéma. Elle a échangé son “check” avec Karidja Touré, petit moment de complicité et de naturel dont les caméras se sont régalées. Éric Elmosnino, son prof dans le film, a bien résumé l’état d’esprit “bon allez, je vais boire une coupe de champ, salut ! ” et nous on va écrire.

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