Star Wars, une œuvre d’auteur

Cela fait maintenant 40 ans que Star Wars est sorti. Révolutionnaire en tout point, la saga essuie pourtant des critiques négatives récurrentes.

En effet, les films souffrent bel et bien de leur statut d’œuvre grand public et enfantine. Dès lors que l’on voudrait citer Star Wars ou en parler sérieusement en l’utilisant comme véritable référence, on peut s’attendre à des moqueries de la part des gens qui ont de la “vraie culture”. Pourquoi, alors, ces critiques ont tort et doivent cesser ?

© AP Wirephoto

Georges Lucas, en bref

Né en 1944 en Californie, Georges Lucas est élevé par ses parents papetiers et destiné à reprendre leur entreprise. Il construit d’abord sa culture personnelle sur des choses typiques des années 1960 : les voitures, le rock, les comics (de science-fiction ou d’horreur), les westerns (notamment le célèbre La Prisonnière du Désert de John Ford) ou encore la série télévisée Flash Gordon. Intéressé par l’université de cinéma de Californie, il commence à se passionner pour le cinéma peu avant d’y aller. C’est alors qu’il découvre les films expérimentaux des États-Unis, de l’Italie, la Nouvelle Vague française mais aussi l’âge d’or du cinéma japonais (Akira Kurosawa l’aura particulièrement marqué). À l’Université de Los Angeles, il réalise plusieurs courts-métrages et se fera remarquer par un certain Steven Spielberg.

Mais c’est sa rencontre avec Francis Ford Coppola qui lui sera décisive : ce dernier l’engage sur son quatrième long métrage, Les Gens de la Pluie. Et c’est aussi lui qui poussera Lucas à réaliser son premier film, THX 1138, un film dystopique et expérimental. Cependant, le film n’est pas un franc succès et, fort de ses erreurs, Georges Lucas change de ton. C’est alors qu’il mettra en scène American Graffiti, avec Harrison Ford, œuvre marquée par la guerre du Vietnam et la jeunesse pacifiste des années 1960. Le film est qualifié de “succès de l’été” et Lucas comprend qu’il va pouvoir réaliser un film selon ses souhaits : Star Wars. Bien évidemment, le tournage est compliqué : il a du mal à trouver un studio de production, le budget explose plusieurs fois, Lucas fait des crises d’angoisses sur le tournage, a du mal à diriger les acteurs, etc. De même quand le réalisateur voit la première version du montage : il est en état de choc, et vire le monteur. En bref, quand le film est fini, ni Lucas ni ses amis ne peuvent prévoir son succès ; Brian De Palma déclarera d’ailleurs :

“Mais enfin c’est quoi cette histoire de Force à la con ?” – Brian De Palma après la projection privée de Star Wars

Après sa sortie, le film est accueilli avec le succès qu’on l’on connaît : planétaire. Le monde est imprégné de la Force, de Darth Vader ou de la famille Skywalker, et la saga influencera grandement la science-fiction, Hollywood, le 7ème art, et même la pop-culture en général. La révolution technique, aussi, est une grande avancée : tous les opus sont prétextes à inventer de nouveaux procédés, pour les maquettes des vaisseaux et les décors, le son ou les effets numériques.

Alors, comment expliquer cet engouement ? On pourrait l’attribuer à deux facteurs.

Une histoire intemporelle

Pour évoquer l’histoire de Star Wars, il faut évoquer le monomythe. Le monomythe est une théorie élaborée par Joseph Campbell à la fin des années 1940, développée dans son livre Le Héros aux mille et un visages. Il explique que tous les récits majeurs sont similaires et relatent un voyage initiatique pour le héros. Ce héros devra franchir la limite de l’inconnu pour aller vers un monde plus grand, afin de partir à l’aventure. Voici comment on pourrait le résumer, avec en parallèle l’histoire du premier film.

Le héros est d’abord confiné dans son monde (Luke habite sur Tatooine sans bien prendre conscience du danger extérieur). Il est ensuite appelé par l’aventure (il rencontre les deux droïdes puis Ben Kenobi qui lui propose de sauver Leia) mais il refuse (il doit rester avec son oncle). Un évènement le fait changer d’avis (sa famille meurt et il demande à Ben de le former) et il accepte l’aventure et son mentor. Le héros bascule dans l’autre monde, inconnu et dangereux (Luke entre dans la cantina et se fait agresser) et rencontre ensuite ses alliés et ses ennemis (il rencontre Han Solo et Chewbacca et ils se font poursuivre). Le héros doit ensuite entrer au cœur du mal (ils sont attirés de force dans l’Étoile de la Mort). Ensuite, c’est l’épreuve suprême (Luke se bat contre les soldats de l’Empire et doit laisser son mentor se sacrifier), ce qui lui permet de retourner avec sa victoire chez les siens (Luke raccompagne Leia chez les rebelles). Il doit ensuite renaître pour terrasser le mal (les Rebelles attaquent l’Empire et triomphent grâce à Luke) et enfin, il peut rentrer chez lui (Luke est auréolé de gloire et a gagné la confiance des Rebelles).

Luke est auréolé de gloire © LucasFilms

 

En apparence, donc, Star Wars est très convenu. En effet, la narration au monomythe est très présente, ne serait-ce que dans le cinéma (Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Matrix, etc.). Mais ce qui fait la force de Star Wars et son influence dans l’inconscient collectif, ce sont bien ses références. Car les critiques négatives oublient bien trop souvent que Georges Lucas est un homme très cultivé.

La culture d’un auteur ingénieux

Par où commencer ? Plutôt que de faire un inventaire exhaustif, ce qui serait inutile (Lucas lui-même n’a pas l’air sûr), il serait préférable de survoler l’ampleur de l’œuvre.

Ce qui peut sembler évident, ce sont les récits chevaleresques : des chevaliers, des épées, de la magie, un grand méchant, une manière de vivre noble et courageuse, un grand conseil, etc. : les Jedis sont assurément les chevaliers du XXe siècle.

Naboo, une planète au style oriental © LucasFilms

 

 

 

Lucas a beaucoup été influencé par la culture japonaise. Outre les scènes quasi-reprises des films de Kurosawa (comme La Forteresse Cachée ou Les Sept Samouraïs), on voit des Jedis en toge et en kimonos, prônant un style de vie se rapprochant du bouddhisme ou de l’hindouisme (avec la Force qui est une divinité présente partout). Ou encore l’architecture de Naboo se rapprochant du style oriental.

Viennent ensuite toutes les connotations historiques. En passant par l’ascension de Palpatine qui ressemble à celle d’Hitler, la chute de la République romaine rappelant celle du film, les scènes de batailles semblables à celles de la Seconde Guerre mondiale, les officiers ressemblants à ceux de la Wehrmacht, l’Étoile de la Mort qui s’apparente à la bombe atomique, les costumes, les couleurs, les lieux : cette saga est un concentré d’histoire.

Un rythme visuel inspiré des dogfights © LucasFilms

 

 

Un dogfight de la Seconde Guerre mondiale © Popperfoto

 

On peut aussi rapprocher Star Wars du western. Han Solo en est le parfait exemple : solitaire empiriste, vaurien revendiqué, vagabond errant, antihéros au grand cœur, portant son pistolet à la hanche et le dégainant à tout va, il est la figure de ce Star Wars aux grandes étendues désertiques et aux paysages somptueux. La Prisonnière du Désert est d’ailleurs une référence pour les plans de Lucas.

Han Solo, le cowboy moderne © LucasFilms

 

Pour finir, Lucas a longtemps été accusé de faire une œuvre patriote. C’est là une grave erreur car le réalisateur voulait tout le contraire. L’Empire galactique est le côté sombre des États-Unis, régnant en maître pendant la Guerre Froide, imposant la peur nucléaire et attaquant les peuples opprimés. D’ailleurs, la bataille des Ewoks se déroule de la même manière que celle du Vietnam : l’ennemi arrive en masse, en confiance et suréquipé mais les “natifs” sont sur leur territoire. Si Lucas ne s’est jamais déclaré communiste, on pourrait presque croire le contraire vu l’acharnement des Rebelles à détruire l’Empire, figure des États-Unis d’aujourd’hui. Par ailleurs, quand Irvin Kershner et Richard Marquand ont demandé à Lucas de qui il s’inspirait pour la figure du Mal ultime, L’Empereur Palpatine, il a répondu :

“ Il n’est ni Hitler ni Staline mais Richard Nixon” – Georges Lucas

Ajoutons à cela une sorte d’anticipation quand Lucas exprime l’idée du Patriot Act dans la prélogie, loi votée après les attentats du 11-Septembre.

Tout cela n’est qu’un effleurement de tout ce qu’il reste à analyser, entre les inspirations de la mythologie et de l’antiquité grecque, la philosophie, l’horreur et les monstres, la science-fiction des années 1950-60, etc.

Passionné, utopique, indépendant, légendaire, enfant maudit

L’homme cerné par son œuvre © LucasFilms

 

Finalement, Georges Lucas est un grand enfant incompris. Il est passé de réalisateur de films indépendants à machine à succès, dépassé par son univers. Il avait toujours voulu tout contrôler, restaurer sa saga, revenir “quand les effets spéciaux le permettraient”, au grand dam de ses fans. On pourra dire ce que l’on veut, Lucas a toujours été clair sur son parcours, même pour la prélogie. Il savait ce qu’il voulait et a construit un univers cohérent qui s’est construit sur des dizaines d’années (aujourd’hui détruit par Disney). Alors oui, Georges Lucas est un auteur, non il n’a pas inventé le blockbuster et détruit le cinéma. C’est Hollywood, dont il voulait se démarquer, qui a recopié son mode de production. Son génie a été de s’inspirer de choses de notre monde et de les emporter dans un autre univers. Il n’aura cesse de répéter depuis les années 1970 :

“Tout ce que je voulais, c’était réaliser des petits films expérimentaux” – Georges Lucas

À présent, contemplons son œuvre visionnaire et approprions-nous la. Lui, est sûrement prisonnier de son empire depuis longtemps.

2 commentaires
  1. C’est bien beau tout cela mais dans votre article il n’y a à aucun moment un analyse pour montrer les qualités de Star Wars.
    Premièrement, vous parlez d’une œuvre d’auteur. Or il semble qu’une œuvre d’auteur est un travail qui relève de préoccupations personnelles, de questionnements, de réponses, de thèmes chers à l’auteur. C’est en cela qu’on est censé trouver la trace de l’auteur dans l’œuvre et c’est ce qui fait qu’il y a eu cette théorie de l’auteur. Le problème c’est que Star Wars en appliquant la recette de Campbell (dont la théorie sur les mythes est loin d’être sérieuse, sinon complètement fausse puisqu’elle omet volontairement ou par ignorance la notion de mythe des origines qui est pourtant essentielle dans la mythologie gréco-latine dont nous sommes censés être héritiers) offre quelque chose d’impersonnel. Est-ce qu’un auteur c’est celui dont la personnalité s’efface? Je n’en suis pas sûr. Si je prends les extrêmes, les films de Jean-Luc Godard, Bela Tarr, de Tarkovski etc le prouvent bien. La personnalité de ces auteurs est visible dans la forme particulière de leur œuvre.
    Autre point qui me gêne, la culture de Lucas. Il me semble que n’importe qui ayant fait une école de cinéma connaît les classiques. On peut aimer Kurosawa (d’ailleurs qui n’aime pas kurosawa?) et ne pas arriver à faire du kurosawa (qui a une maîtrise technique bien supérieure à celle de Lucas. Une simple analyse filmique le prouve). Donc Star Wars est une œuvre référentielle mais à quel moment cela est-il signe de qualité? Remplir son film de références n’est pas gage de qualité. Filmer à la manière de untel telle scène ne signifie pas pour autant que la scène sera bien. Ici on est dans une lecture intertextuelle, or avant d’arriver à cela, il y a une lecture de l’œuvre qui doit se baser sur la relation entre la forme et le fond. Le jeu intertextuel n’est qu’un jeu ludique, il n’est en rien intellectuel, sauf s’il s’accompagne d’un discours critique (critique non pas dans le sens négatif mais dans le sens réflexif). Or Star Wars ne possède pas de discours ou de réflexion sur les stéréotypes qu’il utilise, ce n’est que du premier degré et c’est bien pour cela que ça marche en tant que pur divertissement.
    Finalement, que fait Disney sinon suivre la logique même de Star Wars? Pourquoi, à votre avis, Disney a-t-il racheté Star Wars et pas Alien par exemple? Star Wars est enfantin, il l’est à tous les niveaux (la forme du film, les personnages, le manichéisme, la politique…).
    En quoi Star Wars est-elle une œuvre visionnaire? C’est même tout le contraire, c’est une œuvre réactionnaire. Lucas disait lui-même qu’il ne lisait que de l’heroic fantasy pour Star Wars. Il n’a jamais voulu faire de la science-fiction. Or il se base sur Campbell et sur sa théorie du monomythe. Aussi je ne comprends pas l’adjectif “visionnaire” : Star Wars regarde vers l’arrière, vers le monomythe, il ne cherche pas à faire voir ce que personne voit, il montre ce que tout le monde a déjà vu. C’est juste de l’heroic fantasy dans l’espace. Changer un contexte n’a rien d’innovant s’il n’est pas accompagné d’un discours, ça n’a en soi rien d’extraordinaire.
    Honnêtement, je n’ai rien contre Star Wars, c’est un bon divertissement. Mais tenter d’élever cela au rang d’œuvre d’auteur ça ne tient pas la route. Encore une fois, une simple analyse filmique montre les limites de tout cela. C’est bien pour cela que c’est une référence dans la culture populaire mais ça ne sera jamais un chef d’œuvre du cinéma.

    1. Bonjour,
      Tout d’abord mon propos est bien, comme vous dîtes de faire une “analyse”, qui, contrairement à la “critique” vise à être plus objectif et a pour but de “présenter” des intentions.
      En effet, une oeuvre d’auteur relève de “thèmes chers à l’auteur” mais n’est-ce pas ce que j’ai expliqué pendant la 1ere partie ? Lucas filme des choses qu’il connaît et qu’il aime. Si Spielberg filme une histoire d’explorateur dans Indiana Jones c’est parce que c’est ce qu’il voulait voir, lui, enfant. Et c’est la même chose pour Lucas : il chérit sa propre culture.
      Ensuite, vous avez raison, le mythe de Campbell est loin d’être exacte voire même universel : affirmer que toutes les “voyages initiaques” sont semblables est absurde. Cependant je ne pense pas que cela fasse quelque chose d’impersonnel. Pour moi cela part d’un sentiment de relecture de ce mythe. Car des histoires de chevaliers il y en a à la pelle et, du coup, ces histoires de “chevaliers dans l’espace” permettent à un public non-initié de s’interresser à c’est qu’est la mythologie. Donc, non ce désir de faire rêver, voyager à travers un univers inconnu et un mythe intemporel ce n’est pas effacer sa personnalité.
      De même, si l’on veut appliquer la théorie de l’auteur, cela fonctionne car Lucas a toujours voulu la même chose et est resté cohérent.
      Vous parlez ensuite de la culture de Lucas. Non je ne pense pas qu’il faut sortir d’une école de ciné pour connaître les classiques mais surtout savoir les réutiliser à bon escient (ce que tout le monde ne sait pas faire loin de là).
      Ensuite je vous l’accorde Star Wars n’est pas, sur le plan filmique, excellent. Lucas filme en effet ses films de manière très classique (même si je trouve qu’il fait plus l’effort de penser ses plans sur la prelogie). De plus c’est un bien piètre directeur d’acteur. Alors oui il ne fait que “filmer à la manière de untel” mais il arrive quand même à avoir une mise en scène potable (ce qui est loin d’être le cas de tous les blockbusters du moment).
      Concernant les références, oui, en inclure n’est pas gage de qualité. Cependant, en utiliser autant que Lucas a pu le faire afin de raconter une histoire, certes classique mais qui se tient sur 6 films est rare. Il fait partie de cette génération qui utilise sa culture pour en créer une autre (comme Spielberg ou Joe Dante) et je pense que dans ce cas là, c’est gage de qualité.
      Vous dîtes après que la lecture intertextuelle intervient après la lecture de la relation entre la forme et le fond. Mais encore une fois, je ne voulais faire qu’une analyse, donc la lecture intertextuelle est bien le propos de mon article.
      Aussi, Star Wars est bien du 1er degré. Les 2 trilogies sont en effet très manichéenes. Mais ça n’est pour ça que la saga ne possède pas de discours sur les stéréotypes qu’il utilise. C’est même toute la construction de la prelogie : Anakin est confronté aux mêmes choix que Luke mais prend des décisions mauvaises. Lucas nous montre par ce discours comment on accède à la “lumière” ou à l'”obscurité”. Également, même si les Siths sont toujours les méchants ennemis des gentils Jedis, tous les épisodes ne se finissent pas bien (le 5 et le 3), et cela pour telles ou telles raisons : je considère cela comme une forme de réflexion sur le manichéisme employé dans la saga.
      “Star Wars est enfantin” : en soi c’est quelque chose de vrai car, dès le début, Lucas avait dit vouloir faire un film pour les enfants. Mais cela n’empêche ni que ce soit un bon film ni qu’il parle aussi aux adultes. Je rappelle quand même que dans Star Wars on voit des mains coupées des têtes décapitées et des corps carbonisés. Non pas que le récit est violent mais qu’il sait impacter. Et c’est là la principale différence avec Disney : ils ne racontent rien. Rien de neuf, pas de récit qui tienne la route, aucune des fameuses “références”, bafouement du monomythe : si Disney a acheté Star Wars ce n’est plus pour créer. Car avant dans chaque épisode où il y avait une créature, une planète, un vaisseau nouveau (et même plusieurs), ici, on prend les mêmes et on recommence, en moins bien : les personnages n’ont aucune saveur, pas de personnalité et surtout sont rapidement expédiés.
      Si je qualifie l’œuvre de visionnaire c’est pour deux choses. Premièrement l’aspect technique, la saga a permis des choses telles qu’on en serait pas là aujourd’hui sans. Mais aussi et surtout parce qu’elle a beaucoup influencé l’avenir de la culture aujourd’hui. Alors, oui, en effet, l’adjectif “réactionnaire” peut être plus pertinent mais c’est vite oublier tous les réalisateurs, dessinateurs, écrivains et artistes en général influencées par la saga : elle en aura poussée plus d’un à devenir ce qu’il est aujourd’hui. Voilà pourquoi, je pense, que dire que Star Wars regarde en arrière, consiste à oublier l’impact que ça aura eu sur les gens. Et cette impact n’est pas venu de nul part : il y a bien quelqu’un, à l’origine, qui avait une intention. Cela suffit, pour moi, à faire de Lucas un auteur.
      D’ailleurs je conclurai en disant que la saga aura apporté une relecture inédite du voyage du héros : s’il peut être difficile d’analyser, pour un élève de collège, les légendes du Roi Arthur car “trop ancien, c’est pas cool” (ce que je ne cautionne pas forcément), Star Wars peut être une porte d’accès plausible et permettant de découvrir ce qu’est un mythe.
      Donc oui Star Wars est un divertissement, mais pas que, c’est une oeuvre plus riche que cela. Je pense que Lucas aura beaucoup apporté au cinéma. Mais vous avez raison, Star Wars a des limites, surtout sur le point de vue filmique : c’est pour cela que si j’apprécie beaucoup la saga, elle ne fera pas partie de mes films préférés.

      Ps : je vous remercie néanmoins d’apporter un regard sûrement plus objectif que le mien ou du moins différent