Plus que quelques jours pour découvrir l’expo Klimt à l’Atelier des Lumières

Ouvert en avril dernier, l’Atelier des Lumières ou cette ancienne fonderie réaménagée en centre d’art numérique dans le 11ème arrondissement de Paris, présente l’oeuvre du peintre autrichien Klimt. La projection est à découvrir jusqu’au 6 janvier !

Non, l’Atelier des Lumières n’est pas un musée. Culturespaces, entreprise privée en charge du concept préfère parler de centre d’art numérique, car en effet les outils numériques constituent l’alpha et l’oméga du projet.

Une expérience immersive

Au coeur de cette ancienne fonderie qui s’étend sur plus de 10 000 m2 et pas moins de 10 mètres de hauteur de plafond, 140 rétroprojecteurs disséminés dans toute la salle projettent des oeuvres visuelles tandis qu’un fond sonore achève d’englober le visiteur dans cette expérience hors-normes.

Depuis l’ouverture, c’est le peintre classique Gustav Klimt qui est à l’affiche à l’occasion du centenaire de sa disparition. Il est d’ailleurs le premier à voir ses oeuvres mises en scène, sur fond sonore de Luca Logonbardi. Il est accompagné par Hundertwasser avec un programme de projection plus court. Victimes de leurs succès, les projections ont même été prolongées.

Réinventer l’espace

La grande halle accueille les artistes majeurs. L’espace est vaste, immense. Certains visiteurs sont assis par terre, les enfants courent, s’agitent. Parfois se calment, comme fascinés par le monde qui les entoure.

Exposition Gustav Klimt à l’Atelier des Lumières – Photo : Eric Spiller

D’autres marchent, à la recherche d’aventure, de nouveaux visuels à chaque recoin de la salle. Une bonne partie des visiteurs est immobile, captivés par les projections, au sol, au plafond, sur les murs de part et d’autre de la pièce.

Quiétude dans le studio

Sous la mezzanine, une petite porte mène vers le studio, plus confiné où se trouve le bar. Dans cette pièce, les artistes émergents sont à l’honneur, une nouvelle perspective qui permet d’apporter un autre regard sur l’expérience immersive et artistique.

Actuellement à l’affiche, ce sont les artistes Thomas Blanchard et Oilhack qui présentent leur travail. Un peu en retrait, plus calme, la petite salle apparaît comme un havre de paix. Des petits groupes discutent, observent.

Comme dans un monde à part, les deux artistes nous transportent dans un univers poétique, coloré, empreint de légèreté. Le duo lyonnais utilise un procédé de captation des mouvements à partir de peinture acrylique, huile et savon le tout pour un rendu fascinant.

Venez comme vous êtes

Exposition Gustav Klimt à l’Atelier des Lumières – Photo : Eric Spiller – Photo : Eric Spiller

À bien y chercher, le visiteur peut découvrir de nombreux recoins de la grande halle. Là une fontaine, ici des panneaux explicatifs du concept.

L’atelier des lumières, c’est ce lieu où chacun vit son expérience personnelle, à différentes échelles, à travers un regard perfectible. Chacun y verra ce qu’il voudra, se laissera à rêver, imaginer, penser.

Une petite retenue pour la fin ? Le coût du rêve peut-être, à hauteur de 11,5 € pour les étudiants, 14 € en tarif plein. À ce prix-là, on vous conseille d’y aller hors vacances scolaires !

À venir en 2019

À partir du 22 février, Van Gogh sera le deuxième artiste à voir son travail diffusé en programme long dans la grande halle. Tandis que le programme d’échange Japonismes 2018 se termine, les projections Japon rêvé, images du monde flottant feront l’objet d’un programme court dans le même espace. Le studio accueillera la création contemporaine Verse, par Thomas Vanz.

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