Trump met fin au programme DACA et provoque l’indignation

11Mardi 6 septembre 2017, l’administration Trump annonce la fin du programme DACA (Deffered Action for Childhood Arrivals). Aucune nouvelle demande ne sera prise en compte et les bénéficiaires du programme sont aujourd’hui menacés d’expulsion.

Manifestation devant la Maison Blanche pour le maintient de DACA.

Mis en place en juin 2012 par le gouvernement Obama, le programme DACA est un programme de protection et d’aide à l’intégration des jeunes migrant·e·s (principalement venant d’Amérique latine) arrivé·e·s illégalement aux États-Unis en quête d’une vie meilleure. Ce programme empêchait l’expulsion de près de 800 000 jeunes, surnommés les « Dreamers » en référence au célèbre « rêve Américain » (American Dream), et son démantèlement fait lever un vent de doute et d’incertitude. En effet, de nombreuses familles risquent d’être séparées suite à la décision du très controversé 45e président des États-Unis. Une décision qui n’a pas manqué de secouer les esprits et les réseaux sociaux.

Les manifestations contre la décision du gouvernement Trump se multiplient.

« Nous ne pouvons pas accepter tous ceux qui aimeraient venir ici, c’est aussi simple que cela » explique Jeff Sessions, le ministre de la justice.

DACA était pourtant bien encadré et les « Dreamers » remplissaient un certain nombre de conditions avant d’être admissibles au programme. Ils devaient notamment être arrivés sur le territoire américain avant leurs seize ans, être âgés de moins de trente-et-un ans au 15 juin 2012, avoir été présents aux États-Unis sans interruption depuis 2007, posséder un équivalent du baccalauréat ou s’être engagé dans l’armée et ne pas avoir eu de condamnation importante.

Partout dans le pays des hommes et des femmes s’opposent à la décision de mettre fin au programme des « Dreamers ». (@LeahYared)

Privés de leur statut légal, il reste peu de temps aux jeunes « Dreamers » pour trouver une solution puisque on décidera de leurs sorts dès le 5 mars 2018. Cette décision bouleversera la vie de milliers de jeunes qui n’ont connu, ou presque, que les États-Unis comme foyer.

Le maire de Chicago déclare Chicago une « Trump-free Zone » et réaffirme l’appartenance des « Dreamers » à la ville.