Qui occupe la fac de la Victoire ? #3: Nikola, 22 ans, étudiant en histoire

L’entrée de l’Université (source: site de l’Université de Bordeaux)

Depuis le 6 mars dernier, le campus de l’Université de Bordeaux situé Place de la Victoire est bloqué de manière illimitée à la suite de l’intervention des CRS. Les revendications des militants rapportées par les médias peuvent paraître confuses, et il est difficile d’en saisir les différentes nuances. En trois épisodes, des occupants de la fac de la Victoire nous expliquent d’où ils viennent, leurs revendications, la vie quotidienne sur un campus bloqué, et répondent à certaines critiques.

Aujourd’hui, nous rencontrons Nikola, étudiant en histoire et militant France Insoumise. Afin d’éclaircir quelques zones d’ombre d’un mouvement souvent perçu à tort comme homogène, et par souci de neutralité, seule la parole des interviewé·e·s est retranscrite, laissant au lecteur le choix d’une opinion à travers ces informations.

« L’université est un lieu de partage et non pas de transmission »

« Je m’appelle Nikola Dobric, je suis de La Rochelle, mais j’étudie ici à Bordeaux, Bordeaux Montaigne précisément. Je me suis rallié à la lutte de B2 (la fac de la Victoire, ndlr) après les violences (intervention des CRS début mars, ndlr), en soutien aux élèves. Il faut savoir que je milite depuis septembre, que ce soit avec un mouvement politique ou avec la mobilisation de Bordeaux Montaigne.

Je suis venu tout seul, on avait organisé des trucs à Montaigne déjà, mais quand j’ai appris ce qui se passait sur le campus de la Victoire, les violences, je suis venu dans la soirée. A près les messages ont très vite tourné, donc des collègues de B3 (université de Lettre, Bordeaux Montaigne, ndlr) nous ont rejoint à B2.

Les occupants, c’est très hétérogène, il y a diverses franges politiques. Bon c’est à gauche de manière générale, mais  il y a même des gens qui sont à l’opposé total de mes convictions politiques, qui ont réussi à s’intéresser au mouvement et qui y ont un peu participé. Il y a une pluralité des avis et des opinions, mais on a réussi à faire en sorte que ça vive bien. Au départ c’était difficile de mettre dans une même case des anarchistes et des légalistes, mais ça se passe pourtant très très bien. Par exemple, le meilleur copain que je me suis fait ici c’est un anarchiste total, et moi je ne le suis pas du tout.

Je m’oppose à la réforme Blanquer, à la loi Vidal, de manière générale à toutes formes de violence et de répression quelles qu’elles soient, politiques ou administratives, comme ne pas laisser des étudiants se réunir dans une salle qui n’est pas utilisée pour un cours. Je pars du principe qu’une université devrait être auto-gérée et que les étudiants devraient avoir un avis aussi puissant que la direction. Je pense que c’est aux étudiants de s’emparer de l’université, c’est dans la logique même de comment a été pensée l’université à la base, un lieu de partage avant tout.

On entend beaucoup dire que les professeurs transmettent un savoir, or c’est totalement faux, c’est un débat dont  il faut changer les termes, l’université est un lieu de partage et non pas de transmission. Donc à partir de ce moment-là tout le monde peut s’en emparer, chaque étudiant peut avoir un dialogue horizontal avec un professeur. Je défends totalement cette idée, comme d’ailleurs beaucoup de professeurs qui sont dans la lutte. »

Le hall occupé de la fac de la Victoire (source: Sud Ouest)

« Je milite fermement pour que Tunon (le président de l’université de la Victoire, ndlr) démissionne. Depuis qu’on l’occupe, c’est aussi un espace  qui permet de faire émerger des débats qu’on aurait pas eus d’abord. Les questions de féminisme et de virilisme, par exemple, sont centrales au sein de la faculté. Notamment durant les AG, des personnes ont pointé des attitudes, que moi-même je pourrais adopter de manière inconsciente. C’est lié à la socialisation, c’est difficile en tant qu’homme de se remettre en question tout seul, c’est cool qu’il y ait des gens, des filles, qui viennent s’emparer de ce sujet. C’est un espace de déconstruction, ça ne l’était pas originellement, ça l’est devenu grâce aux pluralités d’opinion qui ont pu émerger et être représentées au sein de la fac.

J’ai choisi ce mode d’action car je soutiens le fait que nous sommes dans un monde en lutte. Pour reprendre les mots de Bourdieu, qui décrit la sociologie comme un sport de combat, et qui il expliquait à juste titre qu’il y a des rapports de domination dans la société, et ça se reproduit à plein d’échelles : sociale, économique, culturelle… Par exemple la bourgeoisie va véhiculer une certaine idée de la culture telle qu’elle doit être représentée au sein de notre société française. Il y a des hiérarchisations des normes et des valeurs liées à des différenciations économiques, parce que tout le monde n’a pas les mêmes conditions matérielles. Par un lien de cause à effet, tout le monde n’a donc pas les mêmes luttes. Quelqu’un qui vient de conditions favorables va avoir tout intérêt à défendre son patrimoine, et c’est tout-à-fait logique, moi aussi je le ferais.

C’est tout un combat sociétal je pense qui m’a amené à me mobiliser ici. C’est un événement qui m’a permis de rentrer ici, mais en soit j’ai pas attendu  l’oppression de B2 pour m’investir dans ces questions-là. Je suis militant politique depuis des années, et avant même de l’avoir été je m’intéressais à beaucoup de choses. Il y a un truc qui m’a vraiment motivé, si je devais donner une raison, ça a commencé dès septembre. C’est quand j’ai appris que les cours de sociologie allaient être supprimés, à la carte dans les lycées. C’est pour moi une grande connerie car c’est perdre le savoir, la capacité d’analyse sociétale.

Personnellement, la sociologie ça a été ma chance. J’ai eu des cours d’exploration en Seconde et j’ai eu un professeur formidable, je m’en rappellerai toute ma vie. Il m’a donné foi en l’éducation, m’a permis de trouver ma vocation, de trouver ma voie alors que je viens d’une famille pauvre, j’ai vécu quasiment toute ma vie avec ma mère, mes quatre petites sœurs et mon petit frère, et je suis l’aîné. Et malheureusement je n’avais rien qui pouvait me pousser aux études, encore moins longues, donc ouais c’est cet intérêt pour la sociologie qui a éveillé tout mon intérêt de manière générale pour l’université et qui m’a amené à m’intéresser à des choses auxquelles je n’étais pas destiné au départ. Si je devais raisonner sur une analyse bourdieusienne, j’aurais été travailler à l’usine dès 16 ans, et c’est ce à quoi j’étais pré-destiné. Mes parents n’avaient pas les moyens de comprendre que l’université c’est aussi un moyen de s’extirper de sa propre condition.

Les objectifs de la mobilisation c’est le retrait des différentes réformes, la démission du Président Tunon de Lara ici, mais aussi du doyen Pétel des professeurs qui ont participé aux exactions à Montpellier dans la nuit du 22 au 23 mars. Mais aussi l’ouverture d’une enquête contre les personnes de la Brigade Anti-Criminalité, qui ont participé à cette exaction. Un avocat était sur place pour le constater. Je pense que l’Etat doit être condamné pour ce qui s’est passé, car c’est une stratégie qui avait été adoptée, cette stratégie a changé car les mouvement sociaux ont pris une autre forme, se sont généralisés à l’ensemble de la France.

Pour rappel, il y a sept à dix huit facs qui sont bloquées actuellement, une trentaine de facs qui se mobilisent selon leurs moyens. C’est une révolte générale, et je me bats aussi pour qu’il y ait plus de budget dans l’éducation nationale, pour qu’il y ait une refonte du projet de l’université, qui s’est massifiée alors que des écoles privées ont ouvert. Le rôle de l’université est-il de nous faire accéder à un marché du travail précis, ce à quoi je m’oppose dans cette loi c’est que les places dans les universités seront définies selon les modalités du marché, c’est-à-dire en fonction des débouchés qu’il y aura. »

L’entrée de l’Université de Bordeaux (source: site officiel de l’Université)

« La pluridisciplinarité n’existe pratiquement pas au sein des universités de France, et ça pose un gros problème, c’est notamment lié au fait qu’il n’y ait pas de budget, car  ça coûte cher la pluridisciplinarité. C’est un manque de volonté politique.

Je me bats à l’échelle locale et nationale. Je pense que le progrès peut partir du local et s’élargir au national, qui doit ensuite fédérer tout ça. Si chaque partie locale s’empare du sujet, ça va amener à une convergence des intérêts. De toute manière c’est fait, c’est acté, il y a des mobilisations dans toute la France. Même des étudiants grecs ont apporté leur soutien aux étudiants de Montpellier qui ont subi la répression fasciste.

Il y a beaucoup de gens qui ne croient plus en cette université et en ce qu’elle propose. Puis de toute façon, les attaques qu’ils ont subies elles sont nationales, puisque les réformes ne vont pas s’appliquer qu’à des terrains locaux. On s’empare du sujet de manière locale, chacun selon ses moyens, ce qui fait ensuite émerger  une vraie confrontation, nationale, voire européenne. On a aussi reçu le soutien d‘universités québécoises. C’est un combat idéologique en fait, donc tout le monde peut se l’approprier. Dans n’importe quel pays, si j’expliquais à quelqu’un que le savoir est en train d’être privatisé, il va s’en révolter, à moins qu’il ait tout intérêt à privatiser ce savoir. »

Un front commun

« Je suis à la fac tous les jours, je dois y dormir quatre nuits sur sept et les seuls jours où j’y suis pas c’est que j’ai d’autres choses à faire. J’ai arrêté d’aller en cours à Bordeaux Montaigne, car à mon sens, cette lutte est bien plus importante que cette année scolaire, qui de toute manière ne va pas me servir à grand-chose puisque je me réoriente, donc je préfère m’investir totalement dans cette lutte.

Je vois la mixité par mes connaissances sur place, qui viennent de milieux sociaux totalement différents, de positions économiques totalement différentes… Je le vois aussi parce qu’il y a toutes les franges politiques représentées, si ce n’est Front National ou Les Républicains, mais bon ça c’est une partie un peu réac. En-dehors de ça, oui, il y a une pluralité des opinions et des avis. Il y a des gens qui ne sont pas du tout politisés dans le sens où ils n’ont pas du tout d’appartenance politique par exemple. Moi par exemple j’en ai une, je suis de la France Insoumise, tout le monde le sait, il n’y a pas pour autant de tensions alors que je pourrais m’écharper avec de mes copains du NPA.

Mais on est quand même tous unitaires derrière un front commun : le refus de cette réforme-là. On est là pour défendre les mêmes intérêts : permettre à tous les étudiants d’accéder à l’université. Et puis contrer ces mécanismes de sélection sociale qui sont institutionnalisés, ces centaines de milliers de personnes qui ne pourraient plus entrer à la fac ça me rend fou. Tout le monde devrait avoir accès au savoir, même sans viser un travail. C’est un rêve que j’ai et qu’on porte tous ici, il y a un consensus total autour de la question.

Je vais reprendre les mots du copain (Prozac dans son précédent entretien, ndlr), illégal n’est qu’un mot pour désigner un statut administratif. Oui, administrativement nous n’avons pas à être présents. Pourtant cela ne rend pas illégitime notre action. Tout peut être légal ou illégal selon les points de vue : l’Occupation en 1940 c’était légal, les mouvements de résistance c’était illégal. C’est catégoriser quelque chose que de nous mettre dans la case de l’illégalité. Je ne suis pas sûr que tous les moyens légaux soient légitimes, et que tous les moyens illégaux soient illégitimes. Sincèrement.

Et puis, ça se traduit assez bien, c’est un peu Bordeaux qui a impulsé ce mouvement, on a été la première fac à prendre des répressions sur la gueule de manière aussi violente. Toutes les facultés de France nous ont envoyé des messages de soutien, beaucoup de gens se sont emparés de la lutte par la suite. »

Déconstruire le lieu

« La question c’est est-ce qu’on conçoit de défendre une lutte sur le terrain de l’illégalité, la réponse est oui, bien sûr, mais il y a des garde-fous, on est pas là pour faire n’importe quoi. On traite très bien les locaux, on va les rendre dans l’état dans lequel on les a trouvés, il y a de la peinture nulle part, on fait beaucoup de sensibilisation aussi. C’est un lieu historique, il fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO il me semble, donc c’est un patrimoine à préserver, on est là pour le préserver pas pour le détériorer. L’organisation marche plutôt bien, quand il y a des dérives on est là pour les souligner. On fait attention de manière générale aux locaux, c’est une chance de récupérer un lieu comme ça, c’est presque un rêve. On est dans un truc qui est quand même très symbolique, en plein centre de Bordeaux.

Et puis on va quand même essayer de le déconstruire ce lieu. Par exemple il y a des noms qui ont été attribués à des salles, comme celui d’un médecin qui a pratiqué l’excision sur des femmes en Afrique. Quelle légitimité a cette personne pour obtenir une salle à son nom ? Nous, on a fait une salle de travail ouverte à tous et on l’a appelée Louise Michel (figure révolutionnaire et féministe du XIXe siècle, ndlr).

Durant les AG, tout le monde peut se mettre à la tribune, ce n’est pas en fonction des convictions politiques. Il y a même des gens qui n’étaient pas forcément pour le blocage et qui l’ont fait. Des fois, ça peut être mouvementé, parce que la passion prend possession du débat, et car il y a des divergences politiques qui s’expriment, et je pense que le lieu est fait pour ça. C’est un espace libertaire pour le coup, tous les avis peuvent s’exprimer.

On essaie d’enlever la passion, qui ne doit pas nous diriger le débat, au profit de la réflexion. Des fois il y a des engueulades, ça arrive, puis on se réunit autour d’un café. Vu qu’on est dans un esprit de partage et réunis autour de la même idée, on sait que ça risquerait de nous desservir. On ne va pas faire la révolution lors d’une AG à  [l’amphithéâtre] Gintrac, mais c’est un espace de déconstruction.

Même les expos, les événements qu’on peut faire, les conférences des professeurs, il y a une circulation du savoir qui est réelle. Et elle est bien plus sensible qu’à l’université réelle lorsqu’elle est gérée par l’administration. »

Un endroit exceptionnel

« Les critiques ont une posture politique. Certaines critiques peuvent être légitimes, comme les étudiants en M1 ou M2 qui ont leur thèse à la fin de l’année, ça je peux le comprendre. Mais on a jamais empêché aux étudiants, ni aux professeurs d’aller dans leurs bureaux, d’ailleurs  il y en a qui passent tous les jours. Le seul accès qu’on interdit c’est la bibliothèque universitaire, parce qu’on veut protéger ce lieu. C’est pas facile à gérer, on peut pas laisser des gens entrer dans la BU et contrôler les vols, et puis c’est un endroit magnifique. C’est vraiment un endroit exceptionnel, on se croirait dans Harry Potter. On veut préserver ce lieu, on veut le rendre nickel, sans vols, sans dégradations, donc on a préféré le bloquer. Après s’il y a des universitaires qui ont vraiment besoin d’y aller et qui arrivent à avoir une clé avec l’administration, on peut les laisser rentrer.

Mais nous de notre point de vue, si on est conscients qu’on n’a pas les capacités de répondre aux demandes de protection de ce lieu, on le ferme. Je pense que y’a pas plus honnête comme position.

Après il y a des prises de positions critiques très politiques, comme Emmanuel Tunon de Lara qui a pris position en envoyant un mail via sa boîte professionnelle à des associations macroniennes pour leur dire d’aller voter à l’AG. Donc on était 1100, il y a eu six heures de débats. C’était une espèce putsch tenté par l’administration, ils ont foiré, parce qu’il y a beaucoup de gens qui sont venus au départ parce qu’ils avaient reçu le mail et n’étaient pas très informés, mais étaient positionnés contre le blocage et qui nous ont dit à la fin : « On est venus contre ce blocage, et maintenant on le soutient ».

Six heures de débats, c’est long, c’est fatiguant, il y a beaucoup de gens qui sont partis. Et on a gagné le vote. On a voté à main levée, et on passait dans les rangs pour compter les gens un à un puis noter sur un papier. On n’était pas 1100 à voter à la fin puisqu’il y en a plusieurs qui sont partis, mais on était encore plusieurs centaines, 600 ou 700. On a réussi à imposer notre volonté de continuer le blocage, et à convaincre les gens qui étaient contre. C’était magnifique.

Pour les questions déterminant le blocus, on fait selon les propositions de l’audience. Ce jour-là, je ne me souviens plus exactement des questions qu’on a posées. Le débat a surtout tourné autour des modalités du blocage, on a défini tout ça, pourquoi, comment, dans quel but. Il y avait tout de même la question finale : est-ce qu’on vote le blocus, oui ou non ? Ça dépend de la situation, si on réunit une AG pour déterminer le maintien du blocage ce sera particulier.

Par contre il y a toujours un ou plusieurs greffiers, comme tout le monde peut intervenir à la tribune, et il y a toujours quelqu’un qui note tout ce qui est dit, j’ai tous les compte-rendus des AG qui se sont tenues. C’est dommage qu’il n’y ait pas de greffier désigné, ce qui aurait pu laisser une trace historique, on ne sait jamais. Mais c’est bien aussi d’en avoir plusieurs.

Pour l’instant, ça n’a pas été re-proposé, mais si quelqu’un pense qu’on n’est pas légitime de bloquer il peut venir le dire. Mais pour l’instant ça n’a pas été fait, ce qui prouve qu’il n’y a pas de contestation sur ce point. »

Ne pas laisser les gens dans la rue

« Pour le cas de l’association AIME, eh bien ça me fait de la peine qu’ils n’aient pas pu rester dans les locaux qu’on leur avait donnés. C’est un débat qui est compliqué, qui est lié à la sûreté de ces personnes-là qui sont déjà en situation d’insécurité totale. Je ne pense pas que ce soit à moi d’y répondre car je n’ai pas tous les éléments de l’histoire en tête.

De toute façon, on part du principe que s’il y a des personnes qui sont dans la rue, on ne va pas les y laisser. Il y a quelques semaines par exemple, un squat a été délogé par les flics, qui avaient foutu tout le monde dehors, dont un handicapé moteur gravement atteint. On lui  a payé un café, on lui a fait à manger, et il est resté quelques jours le temps de trouver une autre structure pour l’abriter. »

” Des gens qui m’ont apporté une conscience nouvelle “

« Je suis militant politique, de manière complètement assumée et affichée, néanmoins toutes les actions que je peux faire, je ne les fais pas au nom de la France Insoumise. C’est ça que j’aime bien, il n’y a pas de récupération politique, on connaît mes idéaux, on connaît mes convictions personnelles, mais jamais, jamais, jamais de récupération, on n’est pas là dans une logique politique purement politicienne. Et je le répète, les meilleurs copains que je me suis fait au sein de ce mouvement, c’est des gens avec qui j’ai des divergences politiques profondes, et pourtant, c’est des gens admirables. C’est des gens qui m’ont apporté une conscience nouvelle sur certains points de vue. »

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