À une époque où un député polonais peut déclarer en plein Parlement européen que « les femmes sont moins intelligentes » que les hommes, où les financements pour l’avortement sont coupés par un certain président nord-américain, et où les femmes sont ultra minoritaires dans la course à l’élection présidentielle, s’interroger sur les places des femmes est une évidence.

La littérature nous offre l’occasion d’en savoir plus sur les femmes d’aujourd’hui. Elle agit comme un miroir, une loupe grossissante qui nous fait découvrir des petites filles fortes et indépendantes, héroïnes de leur temps, des féministes engagées en faveur d’une langue moins sexiste, des femmes brillantes qui remportent des prix Nobel, n’en déplaise à Janusz Korwin-Mikke. La littérature, c’était l’arme de femmes illustres comme Georges Sand ou Simone de Beauvoir. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Alors qu’au XXI° siècle on parle sans cesse des nombreuses inégalités entre les femmes et les hommes au cinéma, comme le montre le peu de réalisatrices ou de productrices. Le cinéma apparait malheureusement comme un métier d’hommes. Pourtant… il y a eu Dorothy Arzwer, Mabel Normand, Loïs Weber, Marie Packford, Alice Guy Blaché, etc. Ces noms ne vous disent rien du tout ? Et pour cause l’histoire du cinéma a été écrite par des hommes qui les ont effacées. Donnons la parole à toutes ces femmes d’aujourd’hui qui contribuent tous les jours au 7ème art, qu’elles soient actrices, réalisatrices, productrices ou ingénieures du son, costumières ou sculptrices.

En style, le corps de la femme est à l’honneur. Longtemps critiqué, épié et traqué dans ses moindres défauts, nombreux sont ceux qui à l’heure actuelle, que ce soit par le tatouage, les vêtements, ou encore les initiatives sur le web, poussent la femme à assumer et aimer son corps tel qu’il est.

Si la femme est souvent le sujet des chansons, la place de la femme dans le monde la musique questionne encore. Dans les salles de concert ou sur scène, son rôle est encore souvent cantonné à certaines professions ou genres musicaux bien précis. Donnons la parole à ces femmes qui se trouvent une place là où on ne la leur laissait pas.

L’accès des femmes aux plus hautes fonctions de l’industrie culturelle est encore très restreint. Et au regard de l’histoire de l’art, les créatrices semblent depuis toujours invisibilisées. Mais aujourd’hui, c’est aussi grâce au biais de la production artistique que les femmes s’affranchissent, créent, innovent. Elles se libèrent, font entendre leurs voix trop longtemps étouffées et se battent pour prendre leurs places dans l’espace public, trop longtemps subtilisées.

En ce mois de mars, place à elles.

Diane Lestage

Une étudiante en Bachelor Journalisme à l’ISCPA Paris qui entretient une relation de polygamie culturelle avec le cinéma, le théâtre et la littérature classique.

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