La seconde édition du Festival CinéBaltique, qui s’achevait le 8 février dernier, a une nouvelle fois mis à l’honneur le format court métrage, notamment d’animation. Retour sur nos coups de cœur parmi la sélection, entre rêves fiévreux et rendez-vous galants.
Flow of Being d’Helen Unt (Fiction, Estonie/Bulgarie, 2024)
Merveille créative qui utilise plusieurs techniques d’animation, Flow of Being nous emporte dans un univers très original. On y rencontre une femme, qui vit dans une maison en banlieue avec un grand jardin. Tous les matins, elle récolte des herbes pour en faire du thé, ramasse des pommes de pins et observe la nature. Un jour, une créature entre dans son jardin. Une nouvelle aventure commence alors pour cette femme. Avec des techniques d’animation en stop-motion, sur sable ou encore en découpage, Helen Unt crée une fable très onirique, aux allures de conte pour enfant, le tout sans parole mais avec beaucoup de symboles.

Center of the Spiral de Dāvis Gauja (Fiction, Lettonie, 2025)
Ce court métrage est brillant, tant dans sa forme que sur le fond. Brouillant la frontière entre rêve et réalité, Dāvis Gauja filme le désarroi du jeune Kiril lors d’une journée d’été. Alors que sa petite-amie se blesse, sa conscience se brouille et il oscille dans une hallucination sans fin. Autour de lui, ses ami·e·s, insouciant·e·s, continuent d’exister. Le soleil tape fort sur la caméra, qui suit les délires du protagoniste. Un court métrage aux allures des idées folles de David Lynch, où les spectateur·rice·s questionnent sans cesse la réalité.
All In de Klaudija Matvejevaitė (Fiction, Lituanie, 2025)
Têtes d’affiche du film d’ouverture Renovation, Žygimantė Elena Jakštaitė et Šarūnas Zenkevičius jouent cette fois-ci une femme et un homme qui se rencontrent lors d’un rendez-vous amoureux. Le film de Klaudija Matvejevaitė montre le Vilnius underground, où Emilė et Juozas apprennent maladroitement à se connaître. Entre deux parties de poker, la cinéaste met en scène un moment intime où les attentes sont lourdes et pesantes, surtout pour les personnages féminins. Tout est filmé de nuit, jusqu’à la scène finale à l’aube qui semble indiquer que quelque chose a changé pour Emilė…









