Rideau sur l’année 2025, mais avant, lumière sur les films qui en ont fait le sel. La rédaction cinéma de Maze s’est une fois de plus réunie pour vous offrir un article en forme de rétrospective.
Coup de tonnerre dans la rubrique cinéma de Maze ! Pour la première fois depuis 2022, la Palme d’or ne trustera pas la première place du top 10 de la rédaction. Un Simple Accident de Jafar Panahi ne se classant en effet « qu’à » la huitième place de notre classement commun. C’est donc Sirāt, d’Óliver Laxe, qui prend largement (plus du double de points que le numéro 2) la tête de notre top 10. Hérésie pour certain·e·s, simple justice pour les autres n’ayant toujours pas digéré ce Prix du Jury cannois qui valait largement une Palme d’or.
2025 marque aussi le retour de l’animation avec Arco d’Ugo Bienvenu. Le Cristal du long métrage d’Annecy fut en effet cité par près de la moitié de nos rédacteur·ice·s, apportant ainsi une touche de couleur bienvenue dans un classement aux notes autrement bien ternes. Car, si dans chaque film cité, l’espoir finit par trouver une façon de pointer le bout de son nez, il reste tout de même à l’ombre des affres d’une humanité tourmentée.
La mort et la violence commandées par des régimes politiques fascisants sont au cœur de trois films sur dix (Une Bataille après l’autre, Un Simple Accident, Put Your Soul on Your Hand and Walk). Et les trois trajectoires lesbiennes de notre top sont aussi bien marquées par la joie de voir ces représentations se généraliser sur grand écran, que par le découragement. Ce dernier n’est autre que la conséquence des obstacles aussi bien individuels que systémiques, renvoyant les spectateur·ice·s à la réalité matérielle de la lesbophobie de différentes institutions.
Chef-d’œuvre de désespoir, confinant à la désespérance, Sirāt trouve donc logiquement sa place tout en haut de notre classement. Mais malgré notre amour certain pour ce film, nous aimerions conclure ce petit texte récapitulatif par un rayon de lumière. Sortie assez confidentielle (moins de 80 000 entrées en France) malgré sa sélection à la Quinzaine des cinéastes lors du Festival de Cannes 2025, Sorry, Baby (Eva Victor) occupe en effet une très belle quatrième place au sein du top 10 de la rédaction. Petit miracle de cinéma dans lequel douleur et violence côtoient douceur et patience, Sorry, Baby est un film complexe, célébrant les liens de l’amitié tout en ne reculant pas devant les tourments d’une humanité abimée.
Ce faire communauté traverse chacun des films qui auront marqué l’année 2025 du Mazistan. Et gageons que c’est aussi ce qui nous pousse à, d’année en année, continuer de nous rendre en salle, et à inlassablement rendre compte dans nos colonnes de tous ces récits qui nous (re)lient.
Anaïs Calon
Le Top 10 de la rédaction
- Sirāt d’Óliver Laxe
- Des Preuves d’amour d’Alice Douard
- Arco d’Ugo Bienvenu
- Sorry, Baby d’Eva Victor
- Une Bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson
- La Petite Dernière d’Hafsia Herzi
- The Brutalist de Brady Corbet
- Love Me Tender d’Anna Cazenave Cambet
- Un Simple Accident de Jafar Panahi
- Put Your Soul on Your Hand and Walk de Sepideh Farsi



Le top 10 des rédacteur·ice·s
Margaux Balland
- Le Clan des bêtes de Christopher Andrews
2025 a révélé une constellation de films où l’individu s’est mesuré à des forces qui le dépassent : la violence des territoires ruraux (Le Clan des bêtes), la radicalité d’une quête spirituelle (Sirāt), la complexité des liens qui façonnent une place dans le monde (L’Attachement, La Petite Dernière). L’ensemble dessine une année où le genre sert de révélateur, qu’il s’agisse de sonder la brutalité (Dangerous Animals, Sinners) ou de questionner les zones grises de l’héroïsme (Les Évanouis). The Flats (documentaire) et Bird prolongent cette mise en tension du réel, en faisant de l’observation des corps et des espaces un révélateur de ce qui forge silencieusement une société. Entre luttes intimes, expériences partagées et fractures sociales, ces dix films partagent une même énergie : raconter des existences en transition, où chaque questionnement intérieur devient une clé de lecture du monde.
- Sirāt d’Óliver Laxe
- L’Attachement de Carine Tardieu
- The Flats d’Alessandra Celesia
- Partir un jour d’Amélie Bonnin
- Les Évanouis de Zach Cregger
- Dangerous Animals de Sean Byrne
- Sinners de Ryan Coogler
- Bird d’Andrea Arnold
- La Petite Dernière d’Hafsia Herzi



Anaïs Calon
- Baby de Marcelo Caetano
C’est sur un siège sale d’un cinéma porno de São Paulo, que le jeune Wellington trouve un peu de répit la première nuit suivant sa sortie d’un centre de rétention pour mineurs. À peine majeur, le jeune homme se trouve sans repères ni parents, ces derniers ayant fui la grande ville en ne laissant aucune trace derrière eux. Très vite, le motif de cet abandon apparait : Wellington est homosexuel. Et c’est dans ce même cinéma, où des hommes, jeunes et moins jeunes, se prostituent selon un code strict, qu’il finira par trouver une figure aussi bien protectrice que prédatrice en la personne de Ronaldo.
Très vite renommé Baby par ce dernier qui l’initie à la prostitution « de luxe », Wellington incarne à merveille toute la complexité des parcours des personnes marginalisées. Déchet d’une masculinité hégémonique et de l’hétérosexualité compris comme système politique, Baby scintille pourtant de mille feux lorsqu’il se trouve au milieu de sa bande d’ami·e·s trans-pédé-gouines. L’écriture et la mise en scène de Marcelo Caetano emportent le·la spectateur·ice dans un tourbillon où violence et flamboyance cheminent côte-à-côte. Et où danser, chanter, aimer, sont autant d’armes qu’apprend à maitriser le jeune homme au fil d’un film qui n’est autre qu’une ode à la vie.
- Sirāt d’Óliver Laxe
- On vous croit de Charlotte Devilliers et Arnaud Dufeys
- Tardes de Soledad d’Albert Serra
- Soundtrack to a Coup d’État de Johan Grimonprez
- Sorry, Baby d’Eva Victor
- The Chronology of Water de Kristen Stewart
- L’Épreuve du feu d’Aurélien Peyre
- The Brutalist de Brady Corbet
- Harvest d’Athina Rachel Tsangari



Justine Carbon
- La Cache de Lionel Baier
Sans trop l’anticiper, le cinéma tricolore a particulièrement orienté mes visionnages de cette année. Un alignement narratif s’est en effet produit puisque de nombreuses œuvres se sont emparées de l’intime via des relations familiales, amicales et amoureuses (mon dada), mais en renouvelant toutefois l’approche intimiste. Et c’est exactement cette magie qui opère dans La Cache. Bénéficiant d’un travail de décoration hors pair, l’adaptation éponyme du roman de Christophe Boltanski est une œuvre aussi réconfortante que poignante. Un récit où la grande histoire (Mai 68), qui semble en apparence demeurer sur le paillasson des Boltanski, s’infiltre au sein de la famille et provoque sa propre révolution : oser parler du passé.
- La Petite Dernière d’Hafsia Herzi
- Des Preuves d’amour d’Alice Douard
- Sinners de Ryan Coogler
- Nino de Pauline Loquès
- Vie privée de Rebecca Zlotowski
- Love Me Tender d’Anna Cazenave Cambet
- Girls for Tomorrow de Nora Philippe
- Her Story de Shao Yihui



Aude Cuilhé
- Sorry, Baby d’Eva Victor
Premier long métrage convaincu et convaincant, Sorry, Baby construit son propos autour du post-traumatisme et des – si précieux – liens affectifs qui en constituent l’une des issues de secours. De l’instant qui suit aux glaçantes résonances, des années après, Agnes – remarquable Eva Victor – tente d’avancer. Son point de départ consiste à s’assurer un bon entourage : une meilleure amie prévenante, drôle et pragmatique (Naomi Ackie), un chaton, et un voisin discret (Lucas Hedges), qui tente de faire de son mieux pour répondre présent sans être intrusif. Et si Sorry, Baby propose un découpage presque didactique en plusieurs chapitres aux noms délibérément factuels – « the bad thing » -, ou que la profession d’Agnes lui demande une rigueur et une méthodologie quotidiennes, le long métrage affirme bien, lui, qu’il ne se veut ni moraliste, ni unidirectionnel quant à la manière de composer après un traumatisme.
Avec simplicité et légèreté, mais sans aucune once d’ambiguïté sur la complexité de ce chemin, Eva Victor montre, avec Agnes, l’un des sillons de ce dernier. Il est sinueux, incertain, mais jalonné d’étapes et de petites victoires. Le scénario a l’élégance et l’intelligence d’osciller entre une grande délicatesse et un humour cinglant, décapant, tant au travers de répliques adroitement placées que par certains personnages aux rôles écrits avec malice. Porté, qui plus est, par une photographie douce et pastellisée, Sorry, Baby avait les cartes en main pour marquer de son infinie justesse le paysage cinématographique de cette année écoulée.
- Sirāt d’Oliver Laxe
- Bird d’Andrea Arnold
- L’Agent secret de Kleber Mendonça Filho
- Harvest d’Athina Rachel Tsangari
- The Brutalist de Brady Corbet
- L’Épreuve du feu d’Aurélien Peyre
- Deux Procureurs de Sergei Loznitsa
- Eephus de Carson Lund
- Alpha de Julia Ducourneau



Marine Fruchart
- Des Preuves d’amour d’Alice Douard
Un an après l’adoption de la loi Taubira pour le mariage pour tous·tes, adoptée en mai 2013, Céline (Ella Rumpf) et Nadia (Monia Chokri) attendent leur premier enfant conçu par PMA. C’est Nadia qui porte l’enfant, tandis que Céline cherche sa place et sa légitimité. Le film montre le quotidien des deux femmes et l’écart qui se creuse entre elles. Alice Douard capte l’amour partout, et l’on échappe à cet hyper-romanisation ou hyper-sexualisation des relations lesbiennes. Les tabous et les stéréotypes sur les femmes enceintes sont démontés pièce par pièce. Nadia doit accoucher dans trois mois, mais les deux femmes se retrouvent enlacées en boîte de nuit, sur You and Me de Flume. Des Preuves d’amour souffle un vent de fraîcheur sur le cinéma français. Un film important sur la parentalité et les droits des femmes, dans un contexte où la part de femmes réalisatrices en France est au plus bas depuis cinq ans, selon un récent rapport du CNC.
- Sirāt d’Ólivier Laxe
- Résurrection de Bi Gan
- Oui de Nadav Lapid
- Arco d’Ugo Bienvenu
- Nino de Pauline Loquès
- Sorry, Baby d’Eva Victor
- Un Simple Accident de Jafar Panahi
- Companion de Drew Hancock
- Les Filles désir de Prïncia Car



Enzo Hanart
- Un Parfait Inconnu de James Mangold
Si ce biopic de Bob Dylan n’a pas les atours d’un champion de top 10, qu’il n’est ni le plus spectaculaire, ni le plus inventif des films de l’année, il en fut l’un des plus enthousiasmants. Au royaume des aveugles les borgnes sont rois. Et dans un Hollywood en décrépitude, Un Parfait Inconnu prélève dans un projet commercial inepte, une œuvre passionnante sur la violence des génies, ainsi que sur la nécessité de laisser fuir ou mourir les choses que l’on aime pour ne pas les étouffer. Ainsi, il fallait que Bob Dylan sauve la musique folk en l’assassinant, comme James Mangold sauve le classicisme hollywoodien en lui donnant sa forme terminale.
- L’Aventura de Sophie Letourneur
- Sirāt d’Oliver Laxe
- La Petite Dernière d’Hafsia Herzi
- Tardes de Soledad d’Albert Serra
- Une Bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson
- La Disparition de Josef Mengele de Kirill Serebrennikov
- Ce n’est qu’un au revoir de Guillaume Brac
- L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier
- The Brutalist de Brady Corbet



Sophie Jacquier
- Nouvelle Vague de Richard Linklater
Le long métrage de Richard Linklater, présenté en compétition au Festival de Cannes, est une véritable lettre d’amour au cinéma des années 60 – et d’aujourd’hui. Le casting, joyeux et plus que convaincant, emporte les spectateur·rice·s sur quelques jours seulement, lors d’un tournage loufoque mené par Jean-Luc Godard (Guillaume Marbeck), celui d’À bout de souffle. Le montage est fin, le noir et blanc charmant. Nouvelle Vague est un film complet, qui fait sourire, et qui représente la belle année que fût 2025 pour le cinéma.
- Sorry, Baby d’Eva Victor
- Queer de Luca Guadagnino
- Valeur sentimentale de Joachim Trier
- Arco d’Ugo Bienvenu
- Nino de Pauline Loquès
- Une Bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson
- Les Enfants vont bien de Nathan Ambrosioni
- La Petite Dernière d’Hafsia Herzi
- Des Preuves d’amour d’Alice Douard



Tess Noonan
- Le Rire et le Couteau de Pedro Pinho
Le Rire et le Couteau est le film le plus marquant de cette année 2025. S’il est parfois éprouvant, l’on en ressort surtout particulièrement enrichi·e. En suivant la trajectoire d’un ingénieur portugais en Guinée-Bissau, Pedro Pinho sonde les dynamiques néocoloniales entre l’Europe et l’Afrique. Son film est une traversée. Le corps y est figuré comme ce qui empêche, mais qui in fine, permet de se libérer. Beaucoup de films de 2025 ont acté une forme de perdition : morale, spatiale, politique. Le Rire et le Couteau s’inscrit pleinement dans cette tendance, et nous montre comment le cinéma peut parvenir à nous orienter en ces temps particulièrement troublés.
- Un Poète de Simón Mesa Soto
- Une Bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson
- Sirāt d’Óliver Laxe
- Mektoub my Love : Canto Due d’Abdellatif Kechiche
- L’Agent secret de Kleber Medonça Filho
- Left-Handed Girl de Shih-Ching Tsou
- La Mer au loin de Saïd Hamich
- Trans Memoria de Victoria Verseau
- Oui de Nadav Lapid



Emma Poesy
- Love Me Tender d’Anna Cazenave Cambet
En 2020, l’héritière et ex-avocate Constance Debré confirmait son talent d’écrivaine avec Love Me Tender, un récit autobiographie et âpre dans lequel elle racontait trois événements concomitants : son coming out, son divorce, et la perte de la garde de son fils, Paul. Si le récit que fait Constance de ces événements — elle insiste notamment, avec force misogynie, sur les conquêtes féminines qu’elle enchaîne — en a partiellement effacé la violence, ce long-métrage d’Anna Cazenave Cambet, tiré du livre, semble en rétablir la vérité. Constance, devenue Clémence, y est une mère aussi aimante que vulnérable, que la justice, patriarcale et homophobe, ne protège pas des agissements de son mari. Sous le regard de la réalisatrice, la vie amoureuse chaotique de l’écrivaine devient le symptôme d’une indisponibilité profonde — la tristesse, sans doute, d’être ainsi privée de ce que l’on a de plus cher par un État qui continue d’autoriser la violence des hommes.
- Sirāt d’Óliver Laxe
- Des Preuves d’amour d’Alice Douard
- Les Braises de Thomas Kruithof
- Un Simple Accident de Jafar Panahi
- The Brutalist de Brady Corbet
- L’Épreuve du feu d’Aurélien Peyre
- Oui de Nadav Lapid
- Arco d’Ugo Bienvenu
- Partir un jour d’Amélie Bonnin



Pierre-Emmanuel Pigot
- Strip-tease intégral de Jean Libon, Clémentine Bisiaux, Régine Dubois, Stéphanie De Smedt, Mathilde Blanc & Yves Hinant
Après deux longs métrages classiques (Ni juge, ni soumise ; Poulet Frites), Strip-tease revient aux sources. Cinq courts métrages documentaires mis bout à bout composent Strip-tease intégral. Une première partie un peu redondante laisse place à de magnifiques moments de cinéma toujours aussi décalés. Expérience magique au cinéma, ce film restera toujours intéressant à voir chez soi, mais surtout jamais seul·e. Strip-tease, c’est une expérience à partager, où commentaires et réactions sont attendus, et même encouragés. Pas de spoil, mais un conseil : soyez bien accroché·e·s pour la cinquième partie.
- Soundtrack to a Coup d’État de Johan Grimonprez
- Arco d’Ugo Bienvenu
- On Falling de Laura Carreira
- Sinners de Ryan Coogler
- Un Simple Accident de Jafar Panahi
- La Petite Dernière de Hafsia Herzi
- Que ma volonté soit faite de Julia Kowalski
- L’Étranger de François Ozon
- Une Bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson


Sinners © 2025 Warner Bros. Entertainment Inc.

Léa Raymond
- Put Your Soul on Your Hand and Walk de Sepideh Farsi
Put Your Soul on Your Hand and Walk retrace les conversations téléphoniques de la réalisatrice Sepideh Farsi, avec la jeune photojournaliste gazaouie Fatima Hassouna. Le documentaire nous offre un témoignage unique sur le quotidien des habitant·e·s de la bande de Gaza. Malgré le bruit des bombardements et les problèmes de réseaux qui brouillent ces échanges, les paroles de Fatima Hassouna résonnent dans l’esprit du public, et ce d’autant plus après sa mort, en avril 2025, lors de l’attaque de sa maison par l’armée israélienne, au lendemain de l’annonce de la sélection du film au Festival de Cannes.
- The Phoenician Scheme de Wes Anderson
- Love Me Tender d’Anna Cazenave Cambet
- Un Simple Accident de Jafar Panahi
- Oxana de Charlène Favier
- Mon Gâteau préféré de Maryam Moqadam et Behtash Sanaeeha
- La Chambre d’à côté de Pedro Almodóvar
- Woman and Child de Saeed Roustaee
- The Brutalist de Brady Corbet
- Nosferatu de Robert Eggers



Thomas Soulet
- The Brutalist de Brady Corbet
Voici le genre de film qui a été réalisé pour le grand écran et les salles de cinéma. Que ce soit à travers le grandiose de la photographie, les prestations bluffantes et émouvantes d’Adrian Brody, Felicity Jones et Guy Pearce, ou encore la musique transcendante et prenante de Daniel Blumberg, The Brutalist de Brady Corbet choque, sidère, émerveille et passionne. 3h35, séparées d’une pause obligatoire de quinze minutes, où les spectateur·ice·s en prennent plein les mirettes, pour une épopée brutale et sans pitié à l’image de notre société.
- Une Bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson
- Je suis toujours là de Walter Salles
- Arco d’Ugo Bienvenu
- Nouvelle Vague de Richard Linklater
- L’Attachement de Carine Tardieu
- La Pampa d’Antoine Chevrollier
- La Chambre d’à côté de Pedro Almodóvar
- Dossier 137 de Dominik Moll
- Des Preuves d’amour d’Alice Douard



Julie Tronchon
- Put Your Soul on Your Hand and Walk de Sepideh Farsi
Que peut le cinéma face aux atrocités commises à Gaza ? La réalisatrice iranienne Sepideh Farsi ne prétend pas répondre à cette question. Elle tente, avec humilité et humanité, de contourner la distance physique et expérientielle dans un journal vidéo avec la gazouie Fatma Hassona, journal auquel elle ajoute des bribes de la couverture médiatique. Le dialogue avec la photojournaliste révèle les conditions de survie des Palestinien·ne·s. Il laisse aussi la place aux silences et aux difficultés de communication, faisant de ce dispositif cinématographique la métaphore de notre impuissance face à une situation pourtant documentée. Il reste du film de Sepideh Farsi le sourire et la présence lumineuse de Fatma, dont le visage personnifie un peuple qui résiste à sa déshumanisation.
- On vous croit de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys
- Bird d’Andrea Arnold
- Kika d’Alexe Poukine
- Des Preuves d’amour d’Alice Douard
- Ceci est mon corps de Jérôme Clément-Wilz
- Arco d’Ugo Bienvenu
- La Petite Dernière d’Hafsia Herzi
- Nino de Pauline Loquès
- Sorry, Baby d’Eva Victor











