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Rencontre avec Nicolas Ly :« Tout devient subliminal dans l’époque »

© Élisa Baudoin / Raisonance

À l’occasion de la sortie de son deuxième EP, Subliminal, sorti ce vendredi 15 avril, nous avons rencontré le chanteur Nicolas Ly. La nécessité de chanter, les influences de Barbara et David Lynch sur son univers artistique contemporain, le goût du contraste… Rencontre avec un artiste unique, aussi inspiré qu’inspirant.

Chanteur en anglais pour le groupe Applause pendant quelques années, Nicolas Ly a pris son envol tournant son écriture vers la langue française avec un premier EP, Rue de la folie en 2021. Une poésie profonde et une voix mélodieuse que nous vous invitions à suivre de près. Pour ce second EP, en six chansons, l’artiste s’est focalisé sur son piano et son intimité offrant une version plus épurée d’ « Elle souriait » et une reprise française  de « Lovely » de Billie Eilish ainsi que quatre nouvelles chansons qui nous touchent instantanément le cœur et le corps. C’était une évidence de pouvoir échanger avec cet artiste singulier navigant entre pop et chanson française, lyrisme exigeant et mélodies instinctives, ombre et lumière. Rencontre.

Tu sors ton deuxième EP, Subliminal à peine un an après le précédent, comment la musique est-elle arrivée dans ta vie. Est-ce qu’il y a eu un déclencheur ? 

Je n’ai pas eu le choix. Dès que j’ai pu chanter, j’ai chanté et je n’ai pas pu m’en empêcher. D’abord à l’école primaire, puis au collège, j’étais dans une chorale, à chanter des chants religieux. C’était beau. J’ai eu la révélation en chantant avec les autres, en faisant des harmonies de voix. Quand tu essaies ça, tu ne peux plus t’arrêter, c’est une belle façon de communiquer. 

Jeune, tu imaginais déjà pouvoir en faire ton métier ? 

Non, je faisais ça pour moi. C’est arrivé doucement vers quelque chose de pro. Au collège, je faisais partie de ce chœur, au lycée, j’ai commencé à pianoter sur un synthé et puis à la fac, aux Beaux-arts, j’ai été vraiment impliqué dans des groupes comme bassiste et chœur. Toujours dans l’ombre, mais avec la détermination de jouer et de faire des concerts. Et c’est ensuite que j’ai rencontré les Belges d’Applause. On a formé le groupe, on a signé avec Wagram au bout d’un an et là, c’est devenu pro naturellement. On a été chouchouté au niveau album et direction artistique. On a fait une super tournée. C’est arrivé comme ça, du derrière de la scène, des chœurs et de la basse, jusqu’au-devant de la scène. Et aujourd’hui, j’ai décidé d’être seul. 

Comment cette rupture est arrivée justement ? 

C’est un switch. J’avais envie de faire un projet en français. Je voulais faire une sorte de mélange entre Portishead et Barbara, un truc improbable…

… Qui sont tes références à toi ?

Oui entre la chanson française plus poétique et la trip-pop anglaise, le rock anglais où on est plus dans le festif et dans quelque chose d’assez lourd et mélancolique. Pour Applause, ça a été une discussion avec les musiciens. Après la tournée, je leur ai proposé de faire un break de quelques mois, mais ils ont préféré arrêter définitivement. C’est que c’était assez fragile dès le départ. Ça a motivé tout le monde à se lancer dans des choses différentes. 

Et donc avec ce projet solo où tu passes d’une écriture en anglais à une écriture en français….

… Ce qui est beaucoup plus difficile…

Ah oui ? ! Pourquoi ?

J’ai beaucoup écouté de musique anglophone, dès l’adolescence. Je faisais naturellement un yaourt en anglais. Et j’aimais bien pour écrire mes chansons à partir de ce yaourt pour donner certaines tonalités. Ce n’était pas anodin, ça donnait des textes en écriture automatique et ça allait vite avec Applause. Ensuite, je déterminais un thème. Je suis passé de cette manière d’écrire assez naturelle au français qui était moins naturel, car c’est une langue plus littéraire et plus « drama queen », comme un doux équilibre entre légèreté et profondeur. C’est ça que je recherche dans les textes et ça s’impose à moi. Ça part d’une nécessité, de coucher des mots sur du papier, d’exprimer mes idées, qui ne sont pas forcément hyper gaies. Et par l’élan de la musique ça va donner un envol, quelque chose de plus lumineux. 

Comme une confrontation entre le texte et la musique basée sur une opposition ?

Parfois, les deux viennent en même temps. J’écris une phrase et la mélodie vient avec cette phrase. « Subliminal », c’est venu comme ça. « Elle Souriait » aussi. Et ce qui est intéressant, c’est d’avoir un vrai contraste d’ambiance entre une musique apparemment légère et des textes qui sont plus sur le nerf, qui touche un point faible de soi-même. 

C’est quand même amusant que tu dises qu’il est plus compliqué pour toi l’écriture en français alors qu’il y a dans tes chansons un choix et une exigence très précise pour chaque mot et un vocabulaire presque baudelairien parfois…

Je suis aussi dans ce contraste entre une langue un peu plus street, celle que je parle tous les jours, et la langue que j’aime lire qui m’inspire aussi : Baudelaire, Verlaine, Paul Ceylan… Ils ont inventé un langage particulier. Mais je ne suis pas né au XIX siècle, il faut vivre avec son temps. C’est aussi l’équilibre dans la sémantique, dans la recherche des mots. Comme effectivement, je suis exigeant, c’est compliqué, certaines chanson ne trouvent pas leur place et d’autres s’imposent seules. Ça va aller d’une écriture fluide à une autre où il faut laisser reposer la pâte et y revenir un peu plus tard. Ce n’est que du travail, et même malgré soi, quand on est vraiment plongé dedans, on finit par ne plus penser qu’à ça. On a des petites antennes qui font que l’on regarde le monde et on pense à une chanson. C’est quatre ans d’entraînement.   

Il y a ce choix de mots très lyriques comme subliminal justement ou mythologique, Atalante… qui ne sont pas utilisés dans le langage quotidien, et en même temps il y a une logique poétique à les inscrire dans tes textes…

Oui, c’est ça et en particulier, le mot subliminal. On ne l’utilise pas beaucoup, mais c’est un concept qui est hyper contemporain avec les réseaux sociaux, les informations vont extrêmement vite. Tout devient subliminal dans l’époque, tout est une sorte de micro-événement qui prend de l’ampleur. Je trouve cette époque cryptique… C’est le bordel. 

C’est de ça dont tu veux parler dans tes chansons ?

C’est plus, parler de cette manière de travailler où on est tellement concentré qu’à un moment il y a un lâcher prise. Et c’est là que viennent de belles idées, des idées que l’on a envie de garder, dont on n’a pas conscience, les choses que l’on fait, que l’on dit, celles que l’on soulèvent… J’essaie de comprendre en même temps. 

D’ailleurs, il me semble t’avoir entendu dire, que tu écrivais parfois à partir de rêves… non ?

Oui, ce sont ces moments où tu te réveilles. Tu es dans une demi-conscience et tu ne sais pas vraiment où tu es. Tu te demandes : « Est-ce que c’est ma chambre ? Je n’étais pas dans la montagne ? » Et il y a une sorte de clarté de l’esprit, c’est la première lueur du jour, qui fait que bien souvent, on se réveille avec des idées de chansons. Et à ce moment-là, il faut être rapide, car c’est très fragile. On sort très vite de cet instant-là pour rentrer dans une réalité plus pragmatique : se laver les dents, manger, prendre son train… Il faut avoir son téléphone à côté et vite enregistrer. « Elle Souriait » par exemple, c’était assez magique. C’est venu tout seul. J’ai rêvé d’une fille qui me chantait et je me suis souvenu de ce rêve. Les premières paroles étaient là, et j’ai continué d’écrire dans la foulée. Et c’est là que tu te rends compte que tu n’es pas tout seul dans ta tête, il y a des gens pour t’aider. Sans devenir complètement mystique (rires). 

Après il y a une part de mystique dans ton travail…

Oui bien sûr, il y a une part.

Tu parlais de la chanson Elle Souriait qui est aussi présente dans ce deuxième EP mais dans une nouvelle version. Qu’est ce que tu recherchais avec cette nouvelle proposition  ?

À aller plus loin dans le côté organique. Je voulais mettre le piano en avant, plus de voix et de chœur. J’ai enlevé vraiment ce qu’il y avait de synthétique dans la version originale, ce qui était de la pop synthétique. Et là, on en a fait un truc plus comme ce que fait Sufjan Stevens, avec très peu d’éléments, beaucoup de voix. On laisse vraiment place à l’émotion. Cette chanson avait encore besoin d’un petit dépouillement. 

Cette idée, d’épurer c’était quelque chose que tu recherchais globalement avec ce second EP ?

Oui. Une chanson qui fonctionne juste piano/voix, c’est magique aussi. C’est ultime. Il n’y a pas besoin de plus pour transporter des gens, pour se transporter. Il y avait ce besoin, mais en gardant quelque chose de moderne. Et j’adore expérimenter les sons de synthé, la transformation des voix, d’utiliser tout ce qui est possible comme instrument. Là, il y a une prise de conscience. J’ai de plus en plus confiance en mes textes, ma voix. Je voulais le mettre en avant. 

C’est très Barbara tout ça aussi…

Oui j’y pense et on m’en parle beaucoup. La grande dame brune. 

Peut-être aussi dans la manière d’aborder par le lyrisme certains thèmes violents…

Des thèmes d’ adolescents attardés. (Rires)

C’est toi qui le dis ça… (Rires)

… Oui et j’assume. Je ne pense pas aborder les thèmes violents de manière frontale, mais ça fait partie de cette démarche d’aller jusqu’à l’os, jusqu’à l’essence des choses, de ce qu’on est. C’est-à-dire une mémoire qui aime, qui agit puis qui souffre. On passe par ces trois dimensions. 

Si ce n’est pas frontal… c’est en convoquant le symbolique et les métaphores non ?  

Oui, j’aime bien convoquer les dieux : Atalante, effectivement, Saturne aussi. La mythologie me fascine, car c’est ancien et contemporain en même temps. C’est vraiment inspirant, c’est une sorte de mythologie personnelle et une manière de se créer un univers peuplé pour avancer dans les chansons et sur ce chemin-là. C’est quelque chose de solitaire d’écrire, de composer, de passer des nuits sur un ordinateur à chercher des sons. Peut-être que c’est une manière de me rassurer, de créer ces personnages, de convoquer les dieux, de jouer avec les éléments et avec la nature qui est assez présente aussi. 

Justement, ta musique a quelque chose de très viscéral, comme si elle partait directement de ton corps pour toucher le nôtre qui t’écoutons…

C’est très intime. Et d’autant plus, que pour le premier EP, on était en studio avec Marlon B. C’était génial mais il y a une mise à distance. On est aussi soumis au temps. Sur ce deuxième EP, je fais tout dans mon lit, donc ça part directement de mon intimité jusqu’à vos oreilles. C’est assez précieux de pouvoir fonctionner comme ça et d’utiliser la technologie pour avoir quelque chose d’organique et intime et qui parle à l’oreille. C’est mon côté Pierrot la lune, mon côté berceuse.

C’est sans doute ce qui crée ce fameux mélange entre instinct et exigence ?

Exactement… En tant qu’artiste, j’ai toujours eu ça. N’être jamais content de soi et en même temps, ressentir un besoin de viscéralité, d’aller vite et loin dans quelque chose de sincère. Mais peut-être que le chemin pour arriver jusque-là est assez tortueux, assez sinueux. Il doit sûrement y avoir un proverbe chinois qui dit que le chemin vers la simplicité est le plus difficile. Donc oui, ça correspond à ça. 

Tu as créé une identité assez complète. Tu penses que ton parcours entre les Beaux-arts, Applause, le fait d’avoir été acteur, model aussi, tout a pu influencer la musique que tu fais aujourd’hui ? Qu’est-ce que ça t’a apporté ? 

Oui, ça m’a apporté beaucoup de choses, de superbes rencontres, la curiosité d’être inspiré par une chanson, par un film, par une œuvre d’art. Ça t’inspire des mots, une chanson. Je ne pose pas de barrières entre les arts. Au contraire, ça se nourrit. Et je suis très curieux. J’aime bien voir, entendre, ressentir beaucoup de choses et tout ça se mélange dans un shaker. Aujourd’hui, Subliminal, c’est forcément la somme de mon expérience dans l’art de manière générale. Mais avec cette nécessité de chanson, d’être guidé par ma voix. 

Tu évoques le cinéma, il y a aussi dans ton travail, une forte identité visuelle qui entoure ta musique et qui se trouve dans cette collaboration avec la photographe et réalisatrice Élisa Baudoin, dans une symbiose. C’est assez rare d’avoir sa réalisatrice en tant qu’artiste qui crée dans un univers commun…

Je trouve que c’est la meilleure chose d’évoluer ensemble et la rencontre s’est faite.

Comment elle s’est faite ? 

Par Loumir Orsoni, mon producteur et manager. Ils avaient une agence, ils commençaient et je suis un des premiers artistes à être rentrés. Élisa aimait bien mes chansons et on s’est mis à imaginer un univers. On en a beaucoup parlé et on s’est tout de suite rendu compte qu’on avait des références communes, visuelles, cinématographiques, artistiques dans le surréalisme. Ça correspondait parfaitement à ce que je recherchais, à mes attentes. Ça, c’est fait naturellement.

Quelque chose très inspiré par l’univers de David Lynch aussi non ? 

Je crois que ça faisait partie des premières conversations que l’on a eues, au niveau visuel.

Pour cet aspect métaphorique ? 

Cette inquiétante étrangeté, l’image intrigante, quelque chose d’une tension, que l’on retrouve dans « Troisième Sous-sol » qui ne tient qu’à un plan-séquence qui est parfait pour cette chanson. Il y a une vraie adéquation. Et Lynch justement, c’est ça. Je suis un gros geek de Lynch, ça devait ressortir, car son univers inspire mes chansons. 

Et tu as d’autres références dans le cinéma qui t’inspirent ? 

Au niveau de l’écriture, Buñuel beaucoup. Ça a été une découverte tardive par Belle de jour. J’ai tout regardé ensuite. 

Belle de jour, qui est peut-être son film le moins absurde ? 

Mais le plus vicieux… Il tord le cou au féminisme sans le vouloir vraiment. Ça partait pour lui d’un livre de Kessel qui parlait plus d’un certain milieu bourgeois. Ce sont plutôt les déviances de la bourgeoisie. Une bourgeoise s’emmerde à la maison… Qu’est-ce qu’elle fait ? Elle va se prostituer. Une première idée sympa. Ce genre de thème me touche, je ne sais pas pourquoi. C’est hyper sombre, vicieux, ça touche à la question du mal et il a une manière de le traiter qui fait que c’est fascinant. 

C’est ce qui agite tes textes, cette balance entre le Paradis et l’Enfer ? On reste toujours dans les contrastes.

Peut-être que malgré mes origines vietnamiennes, j’ai un bon terreau judéo-chrétien : le mal, le bien, l’Enfer et le Paradis, etc. Mais c’est pour tordre le cou aux mots.

Aux mots ou aux maux ? 

À tous les mots/maux, au premier sens qu’on leur donne. « Bleu comme l’enfer »  était partie juste de cette formule. L’Enfer, c’est censé être le feu, la souffrance, les braises, le rouge alors que le bleu évoque le rêve, l’océan, la mer, quelque chose de contradictoire. Et en écrivant, je me suis dit que les bleus, c’étaient les hématomes de cette femme battue. C’est tout de suite devenu l’histoire d’un couple qui se tape dessus. J’aime bien que ce soit une émotion un peu liturgique. J’aime bien parler de religion et le mêler avec le monde urbain contemporain cryptique et technologique. C’est une recherche personnelle et poétique. 

Par un désir de rendre poétique, les violences et les folies ?

De les mettre à distance. Certains font des sketchs, font rire sur des sujets comme l’holocauste. Encore aujourd’hui, c’est très fragile. Moi, je veux rendre ça : pop, sucré, pour mieux l’accepter. 

Quelle est ta définition personnelle de la pop ? 

Comme quelque chose d’assez synthétique. C’est-à-dire, qui rassemble plusieurs influences pour en faire quelque chose de sucré, de coloré. En réalité, le terme pop me fait penser au pop art, à Warhol et Marilyn. C’est-à-dire, qui rassemble plusieurs influences pour en faire quelque chose de sucré, de coloré. 

Tu parles de pop, mais il y a des influences très jazz dans tes morceaux aussi.

Nina Simone a été un énorme choc à l’adolescence. Son toucher de piano me bouleverse. C’est jazz et lyrique. J’ai beaucoup écouté. Mes parents en écoutaient beaucoup aussi. Ils avaient une collection de vinyles assez impressionnante. Je m’y plongeais de temps en temps. Puis Chet Baker, pour sa trompette, mais aussi son timbre de voix sublime. Je suis plutôt influencé par le cool jazz, pas le jazz expérimental où je n’y comprends rien, mais plus l’aspect cool et « chill » de Miles Davis ou Chet Baker.

C’est amusant, car tes sonorités m’ont parfois fait voyager dans Ascenseur pour l’échafaud, Miles Davis, Jeanne Moreau, Louis Malle…

Je l’ai rouillé ce disque… oui Miles Davis, Jeanne Moreau, Louis Malle…

Et tu clôtures cet EP par une reprise de Billie Ellish…

Je cherchais un titre bien « streamé » pour donner ma version. Billie Ellish me terrasse d’émotions. Je suis tombée sur cette chanson, je l’ai écouté en boucle. J’ai commencé juste à traduire le texte et presque mot pour mot ça fonctionnait en français. Il y avait une histoire qui se tissait. J’ai adoré refaire ça. Avec d’ailleurs, un petit solo synthé à la fin qui ferait penser à Ascenseur pour l’échafaud. Un truc très cool, jazz, mais plus version Blade Runner, Vangelis avec ses synthés des années 80. 

Finalement, tu es beaucoup marqué par les musiques de bande-originales, non ? 

Oui c’est vrai que j’y reviens souvent.

Il y a des compositeurs qui t’influencent particulièrement ? 

Évidemment, là, je parlais de Blade Runner et Vangelis, en 1978 et avec Demis Roussos qui chante. On ne le dit jamais assez, avant de faire ce qu’il a fait et qui est plutôt oubliable, il avait ce super groupe et une voix incroyable… On a déjà parlé de Miles Davis et Ascenseur pour l’échafaud… J’aime aussi quand les cinéastes travaillent à partir de musique classique. Lars Von Trier avec Melancholia, il est parti de Tristan et Isolde de Wagner et c’est comme un hommage à Wagner. C’est sublime, l’intro avec Kristen Dunst face caméra et les premiers accords… C’est un choc. J’adorais la musique du Grand Bleu quand j’étais petit… Plus maintenant. 

Ça c’est un peu générationnel, je pense, d’avoir été fasciné enfant par Le Grand bleu

Complètement ! Rosanna Arquette, Jean-Marc Barr lunaire et la mer… Après, je peux aller dans le spécifique. Il y a certains films où il n’y a pas forcément de musique, mais une chanson qui revient de temps en temps. Ça peut être une mélodie au piano que le personnage joue. J’aime bien quand la musique vient du personnage. 

Et maintenant… la préparation d’un premier album ? 

Oui, c’est dans les réacteurs. Beaucoup de choix à faire aussi. Pendant les confinements successifs, je me suis vraiment concentré, car je n’avais que ça à faire de mes journées. J’ai beaucoup travaillé. Je suis parti à la campagne et j’ai fait une sorte de résidence forcée. À la base avant le premier confinement, j’allais sortir mon premier EP, faire les premières dates et il a été repoussé deux ans après. J’en ai profité pour gagner du temps sur la suite. Là, je travaille le piano pour mes lives. Mais à un moment donné, les textes vont avoir envie d’être mis en musique. Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas dans le deuxième EP et que j’ai très envie de sortir ! 

© Élisa Baudoin / Raisonance

Auteur·rice

J'entretiens une relation de polygamie culturelle avec le cinéma, le théâtre et la littérature classique.

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