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Interview éclair avec… Structures

Photo par Bénédicte Dacquin

Avant leur passage bien trempé à La Boule Noire, le jeudi 10 juin dernier, Structures a répondu à nos questions, diverses et anecdotiques. L’occasion de revenir sur leur premier concert et tournées, leur fascination pour les popstars des années 2000, leurs découvertes du moments…

Votre tout premier concert ensemble, comment s’était  ?

Oscar  : C’était pour un festival qui s’appelle Le temps qui fuzz, organisé par La FUZZéE à Saint-Pierre-lès-Bitry, en 2018. C’était cool !

Pierre : Dans une grange, un corps de ferme aménagé où il y avait des résidences d’artistes, des expositions… Ça s’est bien passé !

Marvin  : C’était notre premier concert ensemble… C’était foiré quoi  !

Oscar  : Bah non  ! En vrai c’était trop pas foireux…

Pierre  : Je me souviens tu jouais sur une batterie énorme avec des futs à rallonge  !

Oscar  : Une batterie des années 80…

Un pays en particulier où vous aimeriez vous exporter  ? Des salles ou des festivals à l’étranger où vous aimeriez jouer  ?

Marvin  : Il y a des pays unanimes : l’Angleterre, l’Allemagne, les États-Unis  ! Le Portugal, on y a déjà joué. Primavera à Barcelone, Live Reedings à Leeds, et Glastonburry j’aimerai de ouf !

Pierre  : On aimerait bien faire le tour du monde  ! Je pense qu’on rêve tous de faire au moins une fois, même pour rigoler, les grands festivals où on voit tous les artistes qu’on adore.

Marvin  : Rock en Seine et la Route du Rock en France  !

Oscar  : La Route du Rock… c’est vraiment un lifegoal quoi.

Marvin  : Nos amis de Frustration devaient faire le Hellfest. Comme quoi c’est possible d’avoir des groupes de post-punk là-bas  ! Ils ont fait des sessions à la place, comme on a fait pour Rock en Seine.

Pierre  : De toute façon, tous les festivals qui sont ouverts à des programmations rock  ! Tous ceux qui sont ouverts à nous en tout cas on est prêt à les faire !

Oscar  : Même ceux sont fermés  ! Bon après pas tous les jours d’affilés parce que sinon on crèverait…

Adrien  : Le Festival international du décorticage de crevettes à Dunkerque !

Oscar  : C’est dans Burger Quizz, y’a une question là-dessus !

Les plus beaux moments, et les pires, en tournée ?

Pierre : Les pires c’est les lendemains, quand tu te réveilles dans un hôtel et tu sais pas si tes potes ont défoncé la chambre ou pas. Quand on a deux heures de retard aussi et qu’on sait pas si on va pouvoir faire des balances, parce que tes potes se sont pas réveillés.

Marvin : Et qu’on va avoir un son de merde. Les meilleurs c’est quand tout se passe bien, qu’on sort de scène et qu’on est vraiment contents, satisfaits de ce qu’on a pu faire et qu’on a bien kiffé. Chaque concert qui se passe bien, en fait, est un des meilleurs moments.

Pierre : On a vécu beaucoup de pires moments je crois. C’est aussi quand on s’embrouille à une demie heure de monter sur scène. Ça c’est vraiment pas cool, ça met une sale ambiance.

Marvin : Ça va on est pas Oasis, on s’est pas encore éclaté la guitare sur la gueule !

Pierre : Tu m’a déjà jeté ta basse sur mes pédales. Tu les a cassé et le lendemain elles marchaient plus. On avait un concert, et ça c’était un des pires moments quand même. Les meilleurs moments c’est quand on joue tous ensemble d’une seule et même énergie, qu’on est plutôt lié sur scène. Que le public est au rendez-vous, et qui nous le montre aussi.

Oscar : S’il est à Rendez-Vous le public, il peut pas être à notre concert…

Pourquoi avoir choisi de reprendre le morceau What You Waiting For de Gwen Stefani pour la compilation Sick Sad World ?

Pierre : On est fan de Gwen Stefani ! Et des popstars américaines, surtout des années 2000, comme Nelly Furtado. On avait déjà fait une reprise de Maneater pour la radio il y a très longtemps. On avait toujours voulu faire une reprise de Gwen Stefani et on s’est dit que c’était celle-ci qu’on préférait faire.

Oscar : C’était l’occasion de le faire en temps de Covid, où il y avait peu de possibilité de faire sa propre musique.

Marvin : On était surtout tous quasi injoignable parce qu’on se voyait pas à cause du covid, et on est tombé d’accord dès la première fois. Donc c’était parti ! On a pas essayé d’aller plus loin aussi.

Pierre : En plus on a pleins d’idées pour des futures prises, comme M.I.A ou Santigold.

Vous adorez The Garden. Leurs sets sont spectaculaires et leurs mises en scènes, costumes, sont très recherchés. C’est quelque chose que vous aimeriez faire ? Quelles seraient vos mises en scènes de rêve ?

Pierre : Je sais pas si tu avais vu le live à la Gaité Lyrique ? On y a un peu pensé, tout en étant nous-mêmes. Oscar était en robe. Adrien avait un costume orange, un peu à la The Garden d’ailleurs !

Oscar : Comme dans Catastrophe !

Pierre : C’est vrai qu’on adore The Garden aussi pour ça, mais ça leur appartient. On recherche plus une identité qui soit sur l’image globale, dans la communication, les affiches…

Oscar : C’est aussi faire passer nos personnalités. On essaye pas de se créer des personnages, on essaye de rester entier, d’être vraiment ce qu’on est dans la vie de tous les jours, et que ça transparaisse au niveau de la musique, des identités visuelles… La mise en scène de The Garden nous a quand même inspiré, c’est indéniable.

Pierre : Mais ça nous inspire aussi musicalement. Notre “excentricité” elle s’exprime surtout musicalement. On va essayer d’importer des trucs un peu fous, différents, à chaque fois qu’on fait un morceau. On recherche aussi le fait que tous les morceaux soient différents, qu’ils aient tous une identité propre.

Oscar : En tout cas on essaye, c’est vers ça qu’on tend. Lulu Van Trapp ils ont ce même truc de déguisements, ça se voit que c’est naturel, et c’est trop bien ! Nous on ira pas jusque là parce que naturellement c’est pas nous. Enfin après peut-être dans dix ans…

Marvin : Pour un concert on s’interdit pas de se dire “Vas-y, aujourd’hui on trippe“. On a déjà failli le faire, ça a été annulé à cause du covid.

Oscar : Même d’être habillé par quelqu’un.

Pierre : C’est vrai que c’était une idée qu’on avait eu. On est aussi tout le temps à la recherche de collaborations. Demander à telle marque, ou telle personne de nous habiller. On est ouvert à tout !

Votre plus belle découverte musicale du moment ?

Marvin : Le dernier EP des Horrors. Le Viagra Boys aussi il est bien cool.

Pierre : C’est en même temps une redécouverte (The Horrors) parce que c’est complètement différent.

Marvin : Ils ont changé d’esthétique. On connaissait le groupe, mais l’EP est une belle découverte.

Oscar : Ma découverte c’est un album de Blink 182, que j’écoute en boucle en ce moment.

Pierre : Moi c’est un groupe qui s’appelle Sad Night Dynamite, très hip hop, hyper influencé par Gorillaz et c’est revendiqué. Ils sont tellement fan de Gorillaz qu’ils veulent faire, d’une certaine manière, la même chose. C’est hyper intéressant. À recommander !

Oscar : Je suis retombé dans Slipknot aussi.

Adrien : Ma découverte c’est Magenta.

Pierre : Mais oui ! J’ai découvert Magenta et je trouve ça très bien le changement – parce que c’est le nouveau groupe de Fauve. J’ai été hyper surpris. Ce projet là (Fauve) est arrivé à une fin et ils continuent en faisant autre chose. Je trouve ça chouette.

C’est le mois des fiertés, est-ce qu’il y a un.e artiste ou groupe qui fait parti.e de la communauté LGBTQIA+, et que vous voudriez mettre en avant ?

Pierre : HMLTD, un groupe anglais.

Marvin : En vrai, tous les groupes avec qui on traine. C’est pas forcément des groupes de la communauté LGBT mais tout le monde soutient cette cause.

Oscar : Il y a une chanteuse française que j’adore, Pomme. Par extension, à proche échelle, Thx4crying. On s’entend vachement bien et j’aime bien ce qu’il fait.

Marvin : Placebo, qui le revendique quand même depuis très très longtemps !

Pierre : Porches aussi ! Un groupe que j’adore. C’est le projet d’un new-yorkais. Mais c’est surtout l’amour de chacun qui est important.

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Structures à la Boule Noire

Structures à La Boule Noire © Leelou Jomain
Structures à La Boule Noire © Leelou Jomain
Structures à La Boule Noire © Leelou Jomain
Structures à La Boule Noire © Leelou Jomain
Structures à La Boule Noire © Leelou Jomain

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