SOCIÉTÉ

AUTREMENT DIT – Roland-Garros, Festival de Cannes, réforme des retraites, G7 et Israël

Illustration "Autrement Dit" - Claude Joyeux
Illustration "Autrement Dit" - Claude Joyeux

Chaque lundi matin, les infos que vous avez loupées, celles que vous n’avez pas comprises, et celles dont vous vous foutez  : autrement dit, l’actu de la semaine résumée.

Naomi Osaka se retire du tournoi de Roland-Garros

Lundi 31 mai, la star japonaise du tennis Naomi Osaka (23 ans) a annoncé qu’elle se retirait du tournoi de Roland-Garros. Cette décision survient après qu’elle ai décidé de ne pas donner de conférence de presse lors de la compétition.

La numéro deux mondiale, lauréate des deux derniers tournois du Grand Chelem qu’elle a disputés (US Open 2020 et Open d’Australie 2021), s’est justifiée sur Twitter en déclarant qu’elle n’était « pas naturellement à l’aise pour parler en public » et qu’elle avait «  traversé de longues périodes de dépression depuis l’US Open 2018 ». Auparavant, elle avait écopé d’une amende de 15 000 dollars après avoir raté la conférence de presse de son premier match. Elle a ensuite été menacée d’exclusion du tournoi si elle continuait de refuser de répondre aux questions des médias.

La sélection officielle de la 74e édition du Festival de Cannes dévoilée

Cette année, le festival de Cannes se tiendra exceptionnellement du 6 au 17 juillet. Un retour sur la croisette longtemps incertain après l’annulation de 2020. Jeudi dernier, la sélection officielle 2021 a été dévoilée par Thierry Frémaux, le délégué général du festival et Pierre Lescure, son président, depuis l’UGC Normandie à Paris. 24 films sont en compétition pour la Palme d’or, parmi lesquels sept français. Une sélection prometteuse décryptée dans notre dernier Ciné News.

Emmanuel Macron envisage des décisions «  difficiles  » pour la réforme des retraites

Jeudi dernier, Emmanuel Macron est revenu sur le cas de la réforme des retraites en déclarant que des décisions «  difficiles  » seront prises cet été mais qu’elle ne pourra pas être «  reprise en l’état  ». Plusieurs ministres ont évoqué le sujet cette semaine dont la ministre du Travail, Elizabeth Borne. Elle considère que les enjeux de la réforme seront l’« équité  », la «  justice  » et la «  soutenabilité de notre modèle de protection sociale affecté par la crise  ». Néanmoins, aucune indication sur le calendrier ou le contenu de la possible réforme n’a été dévoilée pour le moment.

Un accord du G7 sur un impôt minimum mondial sur les sociétés

Les ministres des Finances du G7 (Royaume-Uni, France, Italie, Canada, Japon, Allemagne, Etats-Unis) se sont réunis à Londres vendredi dernier. Après deux jours de négociations, ils ont annoncé dans un communiqué s’être entendus sur un taux minimal d’imposition des entreprises de 15 %. Le ministre des Finances britannique, Rishi Sunak, a qualifié cet accord d’ « historique ». Ce compromis va dans le sens du projet de réforme mondiale de la fiscalité porté par l’OCDE. Il vise en particulier les géants américains du numérique qui font de l’optimisation fiscale. Un accord formel sur cet impôt minimal mondial est attendu à l’issue du G20 Finances qui se tiendra à Venise en juillet.

Une coalition anti-Netanyahou s’apprête à former un nouveau gouvernement en Israël

Des accords de coalition ont été conclus mercredi entre huit partis politiques israéliens pour former un nouveau gouvernement et écarter l’actuel Premier ministre Benyamin Netanyahou qui était au pouvoir depuis 2009. Cette coalition hétéroclite rassemble deux partis de gauche, deux du centre, trois de droite ainsi qu’une formation arabe israélienne. Elle doit encore faire l’objet d’un vote de confiance à la Knesset (le Parlement israélien) qui aura lieu au plus tard le 14 juin.

Si le gouvernement est approuvé, il est prévu que le chef de file de la droite radicale, Naftali Bennett, soit Premier ministre jusqu’en septembre 2023. Le centriste Yaïr Lapid, chef de l’opposition israélienne, devrait lui succéder jusqu’à la fin de la législature de la Knesset, en novembre 2025. Ce «  gouvernement de changement  » pourrait mettre un terme à l’impasse politique dans laquelle le pays se trouve depuis la dissolution du Parlement en décembre 2018 et l’organisation de quatre élections législatives en l’espace de deux ans.

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