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Rencontre avec Margaux Kintsugi – « Créer du beau avec les choses qui nous blessent »

Crédit photo @crazy.cammy sur Instagram

La poésie rêveuse de Margaux Kintsugi, bercée aux synthétiseurs et notes nostalgiques, est l’écho d’un délicat spleen qui nous a immédiatement fait frissonner. Après vous l’avoir brièvement présentée, en janvier dernier, dans la sélection ÉCOUTE MEUF x MAZE 20 artistes à suivre, la productrice de dream-pop à accepter de se livrer sur son projet musical.

Depuis sa chambre à Bruxelles, Margaux Kintsugi compose des ballades pop-électro, pleines de sensibilité, de mélancolie et d’intimité. Des morceaux, particulièrement obsédants, euphoriques, solitaires, et dansants tels que Comme une averse, You Make Me Feel Fine, ou plus récemment Dans le club. Après avoir posté ses nombreux singles sur Soundcloud, et notamment un EP Mon sac à demos l’année dernière, l’artiste revient, à 24 ans, sur sa manière de composer, son rapport aux plateformes d’écoutes, ses influences et ses désirs. Rencontre.

Hello Margaux ! Pour celles et ceux qui ne te connaîtraient pas, peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours  ?

J’ai commencé à produire de la musique dans ma chambre en 2017, en écoutant certains producteurs et certaines façons de produire la musique qui m’ont vraiment intéressé. Je me suis dit «  Tiens, pourquoi pas moi aussi  », alors que je n’avais pas d’expérience musicale. J’avais fait quelques cours de pianos étant petite mais je n’ai pas eu une formation de musicienne. J’ai dû tout apprendre, partir de zéro. J’ai commencé à faire de la guitare, à explorer des programmes de production.

En parallèle de tes études j’imagine  ?

Oui ! J’étudie le droit à Bruxelles. Ça peut paraître complètement éloigné de la musique, mais j’ai quand même réussi à concilier les deux parce que je me spécialise dans le droit de propriété intellectuelle. Là, je suis en train de faire un mémoire, d’ailleurs, sur le droit au sampling dans l’Union Européenne. C’est chouette d’avoir ce côté créatif lié à mes études et à mon futur travail.

Margaux c’est ton véritable prénom et le mot «  Kintsugi  » signifie littéralement «  jointure en or  ». C’est une technique ancestrale japonaise qui permet de réparer un objet brisé ou abîmé en comblant ses failles de feuilles d’or. Mais c’est même plus, c’est un art, celui de la résilience, de réparer les blessures. C’est pour sa signification que tu as choisi ce mot ?

Voilà ! Je pense que ça a un rapport avec la musique que j’aime faire et ce que j’aimerai bien pouvoir exprimer. C’est vraiment toute la beauté de l’imperfection, comment rendre aussi les choses qui ne sont pas spécialement parfaites, belles. Je m’améliore de jour en jour, mais je n’ai pas les moyens de faire une musique aussi propre, on va dire, que certains. C’est aussi une référence à ça. Mais c’est surtout une philosophie de vie en général, de se dire qu’au final on peut créer du beau avec les choses qui nous blessent. En plus, vu que l’on est dans une société où on jette tout… Quand on casse quelque chose on ne pense pas à le réparer, on ne pense pas qu’on pourrait faire quelque chose de plus beau. C’est toute la philosophie qui m’intéressait derrière. On peut quand même continuer à m’appeler par mon prénom, avec une sorte de concept derrière qui est un point de réflexion.

Tu as ce concept en tête depuis longtemps ou tu es tombée sur le mot « Kintsugi » par hasard  ?

C’est une petite anecdote. Un jour, j’étais sur la terrasse d’un restaurant et j’ai cassé un cendrier. J’étais super désolée, gênée. Et la serveuse m’a fait «  Ah non, non, mais tu sais tu ne dois pas être gênée parce qu’au Japon il y a cette technique avec laquelle ils réparent les objets ». Elle ne m’avait pas dit le mot mais après j’ai été le rechercher. J’en avais jamais entendu parler avant et puis ça m’est vraiment restée en tête pendant un an. J’ai décidé de m’appeler comme ça. Avant j’avais un autre projet, sur Soundcloud. C’était mes tout débuts, pas top quoi ! Mon premier nom c’était Fugace, ça me correspondait vraiment pas ! Avec Kintsugi je me suis retrouvée, j’ai pu m’identifier à mon nouveau projet.

Comme Une Averse de Margaux Kintsugi

Du coup, comme pour beaucoup d’artistes, on peut dire qu’il y a cet aspect cathartique dans ta musique  ? C’était une évidence pour toi de faire de la pop-électronique mais surtout mélancolique  ? 

J’avais lu des articles intéressants qui parlaient du fait que la musique triste peut rendre heureux·ses. C’est exactement cet effet cathartique. On s’identifie et ça peut nous soulager. Je le retrouve dans la création aussi et dans les musiques que j’écoute donc ça m’est venu naturellement de mixer les deux parce que j’écoute beaucoup de musiques entrainantes, de la pop, des trucs aussi un peu plus expérimentaux. Mais c’est peut être pas courant, j’ai l’impression, de mettre des paroles un peu tristes. Enfin j’essaye toujours quand même de garder un côté d’espoir quand je fais de la musique. Mais le premier sentiment que j’ai envie d’exprimer, c’est une sorte de mélancolie, de tristesse. C’est un moyen de lâcher ses émotions.

D’ailleurs, en parlant de mélancolie, je trouve que le morceau qui l’illustre le mieux – en tout cas celui qui me vient en tête – c’est le sublime Comme une averse. Tu voudrais nous parler de son histoire  ?

Ce morceau a été fini en une nuit. Je ne l’ai pas retouché. C’était un espèce de flot de création qui m’est tombé dessus. J’ai commencé vers 21h, et j’ai terminé à 4 ou 5 heures du matin, sans m’arrêter. C’est venu tellement naturellement, en partant de la batterie. La ligne de batterie est plus ou moins la même que celle de mon autre musique, Dans le club. Elle est fort inspirée du titre de Clairo, Pretty Girl. Les paroles aussi de Comme Une Averse sont venues assez naturellement. Tous les synthés je les ai plus ou moins créés moi-même, ou en partant de preset. C’est aussi mon morceau un peu fondateur, c’est là que j’ai développé mon son propre. C’était vraiment une nuit incroyable.

Tu en gardes un super bon souvenir  ?

Vraiment ! C’était une des premières fois où je me suis dis que j’arrivais à m’exprimer, et pas d’une façon forcée. Parce que souvent quand on se dit « Je vais faire de la musique », il y a un truc qui cale à un moment et tu te dis « Non. En fait, je vais faire autre chose. Je vais faire une lessive  » ! Et finalement ce qui est le plus satisfaisant, je pense, c’est quand tu es dans une vague de création que tu ne quittes pas. Après tu as ton résultat, une émotion qui vient.

Est-ce qu’il y a d’autres morceaux qui te tiennent à cœur et dont tu aurais aussi envie de parler  ? Par exemple Dans le club, que tu as créé pendant le confinement  ?

En fait, je l’ai créé pendant une quarantaine que je devais juste faire moi, parce que j’étais cas contact. J’ai pris ma responsabilité, faire une petite quarantaine avant de faire le test. C’était vraiment très difficile psychologiquement, parce que contrairement au confinement où tout le monde est obligé de rester chez soi, là tu es vraiment la seule personne obligée de t’isoler. Du coup, je pensais à beaucoup de choses. J’avais presque une sorte de colère à me dire que je ne pouvais pas sortir, qu’on ne pouvait plus faire la fête. La fête c’est vraiment quelque chose qui est important parce qu’à Bruxelles je fais partie d’un collectif, et on organisait des soirées. À chaque fois, c’était un moment pour moi, en plus de faire la fête, de rencontres, de découvertes. Ça m’occupait énormément. J’ai fait cette chanson, très mélancolique finalement, en gardant cette idée en tête. Il y a cette phrase « On a tous perdu quelqu’un ». J’avoue que je me disais « C’est trop triste, j’hésite à la laisser ». Finalement, je l’ai laissé. Elle vise les gens qui nous ont quitté à cause du covid, et aussi toutes les relations qu’on a perdu. J’ai l’impression d’avoir perdu quand même des ami·e·s et des gens qui m’étaient chers dans cette crise. Même si on a des moyens technologiques pour se parler, finalement il y a des gens avec qui tu perds le contact.

Pour enchainer sur un autre titre, par exemple Pour danser – chanson à l’envers : ta voix résonne particulièrement bien et on voit que tu l’utilises différemment que sur tes autres morceaux. Finalement, le chant c’est aussi un paramètre avec lequel tu aimes jouer et travailler. Est-ce que chanter a toujours été naturel pour toi  ?

Chanter n’a jamais été naturel. J’ai un peu développé une espèce de théorie. Pour moi, tout le monde sait chanter, tout le monde peut chanter. Il y a deux choses pour ça. La première, c’est la justesse. Mais la voix est un muscle, donc les cordes vocales se travaillent. Et puis la deuxième chose, qui est beaucoup plus difficile que de chanter juste, c’est trouver sa voix. On la trouve seulement en expérimentant, en se plantant totalement. Justement, pourquoi j’ai deux voix complètement différentes sur ces chansons-là ? C’est parce que Pour danser – chanson à l’envers c’est l’une de mes premières chansons, que j’ai fait pendant la première année où j’ai commencé à produire et je cherchais ma voix. Je voulais expérimenter et puis j’ai finalement réussi à trouver plus ou moins ma voix mais je peux encore en changer, je pense que ça peut encore évoluer.

C’est l’une de tes premières chansons mais tu l’as sortie sur ton EP Mon sac à démos il n’y a pas très longtemps, c’est ça  ?

C’est une chanson que j’ai retrouvé pour un mix qu’on m’avait demandé où j’avais fait deux heures de mes productions. Elle était sur mon vieil ordinateur et du coup je me suis dit « Ah mais en fait elle était cool celle-là » ! J’ai décidé de la sortir.

Tu aimes te lancer dans des projets qui sont bien différents, tenter de nouvelles expériences, laisser place à tes désirs en termes de composition  ? Ou plutôt rester dans une même lignée  ?

Je pense que pour l’instant, je me trouve entre deux moments. J’ai un peu passé une certaine phase qui est celle de mes anciennes chansons : Comme une Averse, You Make Me Feel Fine aussi qui est une petite balade super romantique. J’étais vraiment dans l’expérimentation de plein de genres différents. Maintenant, j’ai découvert d’autres techniques de production, d’autres synthés, d’autres envies aussi. J’ai également acheté un micro, et c’est quelque chose d’énorme pour moi parce que toutes mes chansons, à peu d’exception près, ont été enregistrées avec les écouteurs avec lesquels je suis en train de parler  ! Donc évoluer peut-être vers un style plus dansant, avec des basses, des trucs plus propres. Mais tout en continuant d’expérimenter, vouloir faire des choses qu’on n’a pas forcément déjà entendu. Et puis, j’ai des envies de collaborations. Je collabore avec quelques personnes en ce moment, c’est chouette. Je fais le mixage de chansons et je rajoute des éléments de synthés dessus ou bien je fais juste des collabs – on se met avec un pote et on fait une musique.

Aujourd’hui, tu utilises des vrais synthés, tu ne composes plus uniquement avec des logiciels sur ton ordi ?

J’ai toujours fait un mix. Avant j’avais un petit synthé Novation qui s’est cassé. Et puis j’ai reçu un vieux synthé. Enfin vieux… qui est genre des années 2010 ! Là c’est un synthé qui ne s’enregistre pas en MIDI donc quand je joue c’est en live. J’aime bien la liberté des notes MIDI, où tu peux juste les bouger avec ta souris. Et vu que je fais tout à l’oreille, ça peut se faire comme ça. Maintenant j’essaye de rajouter un peu plus de groove dans mes productions. J’aime bien aussi le côté vidéogame, avec des trucs carrés, calés sur les temps, où c’est un peu rigolo, enfantin parfois. Ça paraît un peu naïf, mais je trouve ça marrant !

Tu parlais de mixer en termes de collaborations mais tu mixes aussi des morceaux, par exemple dans des clubs, il me semble. C’est une passion qui est arrivée avant la production ou au contraire  ?

C’est arrivé vraiment après ! La première fois que j’ai mixé c’était à un mini festival qu’on avait organisé avec des ami·e·s cet été. J’avais mixé sans savoir mixer donc c’était un fiasquo on va dire… mais un joli fiasquo  ! J’avais fait un bout de premier set d’italo-disco, c’était trop drôle  ! Après, en août, on m’a demandé de faire un mix pour une radio et puis de là ça a commencé, de plus en plus… J’ai fait quelques radios et encore aujourd’hui certaines me contacte. Pour les mix, je me concentre vraiment à fond sur la scène locale bruxelloise que j’essaye de dénicher via bandcamp ou Soundcloud. Des petites musiques qui ne sont pas forcément connues et reconnues. Je les compile, et je trouve ça super intéressant pour mettre en lumière des gens comme moi finalement, qui font de la musique de leur côté et qui demandent rien à personne. Et puis tu les fais passer à la radio, ça c’est trop chouette  !

Du coup, le mix c’est un exercice que tu aimes beaucoup, que tu as envie de développer  ?

Maintenant sans soucis ! Je me suis un peu améliorée, même si mes transitions sont pas au top. Je pense que ce qu’il y a de plus important dans un mix c’est aussi la sélection musicale. Enfin ça dépend ce que l’on recherche ! Après, les erreurs de mix ça s’améliorent au fur et à mesure. Si les clubs rouvrent un jour, je serais super heureuse de mixer à fond, de participer ! C’est trop bien de voir les gens danser sur des musiques que tu as choisi, surtout quand tu les as sélectionné avec soin  ! Quand je mets les musiques – à quelques exceptions près – j’envoie toujours un message aux producteur·rices, ou à l’artiste qui l’a fait. C’est cool parce qu’il y a vraiment un contact et ça prend un sens de mixer !

 Qu’est-ce que tu retiens pour le moment de ton jeune parcours artistique-musical ?

Je ne dirais pas que j’ai été ignorée au début, c’est juste que j’ai commencé à poster des musiques sur Soundcloud sans que personne ne le sache, dans le sens où je n’ai pas envoyé à un seul ami.e ma musique. Je trouvais pas ce que je faisais était bien. Je le mettais simplement comme ça, en me disant « On verra ». De ce que je retiens, en principal, c’est un peu ce qu’on appelle, ou que j’appelle, la magie d’internet. Les gens peuvent sortir de nulle part, te trouver et dire « Ah j’aime bien ce que tu fais »  !  Puis ils te suivent, et toi tu les suis. C’est vraiment un truc qui m’a surprise. Au final, aujourd’hui vu qu’on a tellement de choix sur internet, les gens sont à la recherche de choses qui leur correspondent et pas seulement celles qu’on va leur donner, que par exemple les plus grands médias vont leur montrer… Ils vont pouvoir  aller chercher sur Soundcloud, dans des magazines, etc. Et une fois que ça a pris sur Soundcloud, là j’ai été plus contactée par des gens de la scène bruxelloise qui m’ont repéré. Mais d’abord c’était des gens comme moi, des gens qui s’identifiaient à fond à ce que je faisais, ou pas, mais à qui ça plaisait ! C’est ça que je retiens vraiment, le côté trop cool de pouvoir trouver des gens qui te comprennent et qui aiment ce que tu fais alors qu’ils peuvent venir des quatre coins du monde (sur Soundcloud c’était plus des Français).

C’est vrai que c’est la plateforme idéale pour faire ce genre de découvertes. Tu as posté tes titres ailleurs  ?

Sur YouTube j’ai fait un petit clip, avec des vieilles vidéos familiales, des archives. Au début, j’étais méga anti-Spotify, anti-monétisation, anti-tout. J’ai un peu changé d’idées parce que j’avais quand même quelques ami.e.s qui me disaient «  Ah mais ça serait cool de pouvoir t’écouter sur Spotify, nous on a pas téléchargé Soundcloud  ». Je me suis rendu compte que Soundcloud était pour un certain public. Alors j’ai essayé de mettre ma première musique ailleurs. Maintenant, je me dis que je continuerai bien avec Spotify aussi parce que les playlists peuvent quand même t’apporter pas mal d’écoutes. Je recherche pas les écoutes de façon folle mais c’est toujours chouette. Plus de personnes t’écoutent, plus il y a aura une personne qui va vraiment s’approprier ta musique et qui se dira «  Ah, yes ! J’ai trouvé ma musique  ». Enfin moi c’est exactement comme ça que je fonctionne ! Donc je m’imagine que les autres gens fonctionnent pareil, peut-être que j’ai tort. Voilà. Je pense que la prochaine sortie sera reliée sur toutes les plateformes, même si ça demande un travail plus grand. Quand tu postes sur Soundcloud tu ne fais pas de mastering, tu fais des trucs claqués et tu te dis «  Allez ! C’est bon, c’est pour la beauté du geste  !  ». Alors que sur Spotify, ça restera, entre guillemets, toute ta vie. Tu fais un peu plus attention à ne pas poster tout et n’importe quoi. Même si, de base, c’est ce que j’aime sur Soundcloud : tu peux tout poster, tu fais ce que tu veux.

Tu parlais tout à l’heure de ces influences qui t’ont amené à démarrer, à composer toi-même. Est-ce que tu as quelques noms à nous donner  ?

Il y a eu une chanson qui a été un électrochoc pour moi dans la musique électronique. C’est un producteur français parisien qui s’appelle Lewis OfMan. La prod qu’il a faite pour la chanson Mort / Fine de Vendredi sur Mer. Cette chanson-là m’a tellement intéressée parce que en fait il y a du panning : quand tu mets un son à gauche ou un son à droite, quand tu décides où vont se placer les sons. Une musique tridimensionnelle, qui au niveau de sa construction sonore a vraiment été un déclic pour me faire commencer. Je me suis dit «  WOW  », c’est incroyable de pouvoir faire ça ! Il y aussi une Anglaise, The Japanese House. Sa musique Swim Against the Tide m’a trop plu. Là aussi au niveau du panning et des sons il y a un travail très intéressant. Au début, c’est ça qui m’a poussé à la production. Après j’écoute de tout, beaucoup de musiques en français. On va dire que la personne qui m’a le plus inspiré pour les paroles – enfin même si je fais les choses différemment – c’est une Québécoise qui s’appelle Lydia Képinski. À découvrir ! Elle a fait un album qui s’appelle Premier juin. Elle m’a intéressée aussi dans le côté rythme entrainant. Et elle est très mélancolique dans ses paroles, même dark parfois, alors qu’elle met des rythmes super entrainants. Il y a pas mal d’instruments organiques, des guitares. Moi je n’ai pas de guitare mais dans le futur j’aimerais tellement en mettre  ! J’adore écouter de la guitare, mais je ne suis pas une très bonne guitariste.  Peut-être s’associer à des bon·ne·s guitaristes…On verra !

Quels sont les artistes que tu écoutes beaucoup en ce moment ?

Je suis à fond sur Blinding Lights de The Weeknd ! Après c’est bateau dans le sens où tout le monde la connait mais j’écoute beaucoup de musiques eighties, et j’ai l’impression que ce son a cette influence. Cette musique je la trouve tellement efficace et ça été une inspiration pour un morceau que je suis en train de faire. Je fais un petit big up à une Belge qui a fait une chanson que j’adore : Visit de Aslihan Kyle et de imakemusicbtw. Je crois que cette musique a moins de mille écoutes et j’ai l’impression que ça pourrait être un tube. Internet est tellement bizarre  ! J’ai adoré, d’un autre belge (j’avoue que je suis peut-être un peu chauvin  !), La mouette de Greg Houben.

Une dernière question : qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite  ?

J’espère encore pleins de surprises. Je ne sais pas vraiment me projeter… J’ai quand même envie de devenir avocate. La musique est super importante dans ma vie mais je pense, à mon avis, que ça va rester une passion, à part qui sait… Le truc c’est que si je reste seule à faire ma musique, je pourrais pas la pousser. Il y a un moment où je vais vouloir avoir mon métier. Mais en tout cas de ce que j’espère faire dans le futur de ma musique c’est poster des singles encore sur Spotify et réussir à faire un album un jour. Là j’ai plein de musiques mais voilà… Aussi je suis en train de m’amuser à faire des musiques plus technos ! Donc j’ai peut-être un projet là-dessus, mais bon je vais pas m’avancer.

Et le live, plus tard  ? Enfin, quand ça reviendra  !

Oh la la  ! Le live il ne faut pas m’en parler  ! Si je fais un live à mon avis ça sera statique. Je vais juste pousser sur le bouton play et puis je vais chanter ! Après ça sera toujours ma musique que j’espère quand même pouvoir faire passer. Je me vois pas, là, prendre le temps de me dire «  Je vais faire un live  ». En tout cas pas toute seule à ce stade-ci.


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