Dans la playlist de… Lulu Van Trapp

© Photo de Fiona Torre

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#50 Pour mieux connaître les horizons musicaux des artistes que l’on aime et que l’on soutient, quoi de mieux qu’une playlist  ? Les Lulu Van Trapp dévoileront leur premier album I’m not here to save the world au mois d’avril. En attendant, le groupe a sélectionné quelques titres. Des 60’s à aujourd’hui, en passant par Barbara, The Clash, ou Kali Uchis… On vous laisse découvrir ces morceaux éclectiques et envoûtants !

The Voidz – Eternal Tao (2019)

«  On a un rapport tout particulier à ce son qu’on a calé à peu près dans tous nos dj sets qui partaient en émeute zoukée. Solo de shred versus autotune avec un grand A pour célébrer une nuit où tout est gris et où l’Humanité n’est plus qu’un vaste souvenir. On aime ces groupes actuels, à la façon de Pond aussi, qui remettent les riffs et les refrains épiques au centre de la composition.  »

PJ Harvey – To Bring You My Love (1995)

«  On a longtemps hésité sur quelle chanson de PJ Harvey proposer, mais celle-là tue tout. Cet album tue tout. De rage contenue, de féminité absolue, matricielle et monstrueuse à la fois. Mais au-delà de ça, c’est ce qu’elle a construit dans sa carrière, entre virages stylistiques improbables et figure héroïque constante, qui nous inspire – dans les paroles, les cris, les soupirs.  »

Slim Whitman – Indian Love Call (1952)

«  Quoi de mieux que le yodel pour sauver le monde des terribles extra-terrestres ? On pourrait citer mille chansons du répertoire country, mais celle-ci a un vrai truc surréaliste, d’amour déchu chanté par un rossignol habillé en cowboy.  »

Os Mutantes – Baby (1968)

«  Tout l’album est merveilleux, il représente pour nous le paroxysme de la folie sucrée et diabolique des années 60. Cette chanson est comme une promenade dans le matin frais quand on vient de tomber amoureux : fragile, maladroite, naïve et pleine de désir. Délicieux. »

Insecure Men – Burried in the Bleak (2018)

«  Dans la lignée des Country Teasers et de The Fall version tropicalia faussement innocente. Cet album incroyable te plonge dans un Hawaï morne et livide parsemé d’arbres sans fruits et peuplé par des punks désabusés qui ont tenté d’en extraire la sève romantique, mais celle-ci s’avère avoir l’arrière-goût amer du bitume de Brixton. C’est cynique, c’est mignon, c’est génial.  »

Amy Winehouse – Stronger Than Me (2003)

«  Déjà ce clip divinement early 2000s. Puis Amy. Forever Amy.  »

Kali Uchis ft. Tyler, The Creator et Bootsy Collins – After The Storm (2018)

«  Tout y est. C’est une artiste totale, à l’américaine, il y a du show, des costumes, une vision qui englobe tout. La prod de Tyler The Creator est un écrin, Kali le diamant, et toujours une grosse réf pour son flow, son sexyness et son mauvais très bon goût, porté par le clip de la reine du bling et du carton pâte Nadia Lee Cohen. »

The Doors – Moonlight Drive (1967)

«  On a choisi cette chanson parce que le solo est juste jouissif, il glisse comme une belle bagnole déglinguée sur les routes lustrées de Venice Beach. Sinon ce groupe, et cet album en particulier, célèbre un antagonisme particulier pour la figure du musicien : le weirdo, le funambule, le clown. On se sent souvent appartenir à ce côté-là de la vie, un peu grotesque, perdu dans un carnaval qui chercherait à nous engloutir. Faut se serrer les coudes, trouver sa bande de freaks avec qui former son cirque à soi, et faire des virées bagnole sous la lune.  »

The Clash – Charlie Don’t Surf (1980)

«  Dans Apocalypse Now, l’odeur du napalm au p’tit déj c’est le bonheur pour certains. Pour nous c’est l’album Sandinista. Avec les grosses lignes de basse et les skank rocksteady façon crème anglaise. C’est de la variété au sens littéral du terme. T’as vraiment de tout, du coup forcément t’adhères pas aux 36 chansons mais t’en as un paquet que t’as toujours sur toi. »

Barbara – La Solitude (1965)

«  On ne peut pas écrire 90 % de chansons d’amour sans citer Barbara. Sa silhouette se découpe souvent dans nos chansons, et avec elle celles des grandes chanteuses réalistes d’un siècle en noir et blanc, Fréhel en tête, leur gouaille résignée, leurs gestes pesés. Maîtresses de douces bacchanales ou enfin, la femme est voix et l’homme parole.  »


Rendez-vous le 23 Avril pour la sortie de I’m not here to save the world !
Brazil, premier single de l’album, à écouter (et visionner) en boucle !

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