Agend’Art — Des contenus en ligne pour patienter et nos idées d’événements à venir en 2021

Toujours Elle, au Louvre Museum, Paris, France © Fabrizio Verrecchia via Unsplash

Premier Agend’Art de l’année 2021 ! Qu’en sera-t-il de la culture pour les 12 prochains mois ? La rédaction vous propose un mélange de contenus numériques (pour patienter) et d’événements remarquables à venir (on l’espère très vite).

Pour patienter… à la TV – Un opéra pour un Empire, un documentaire diffusé sur Arte le 30 janvier

Beautiful street scene in Place de l’Opéra, Paris © via Unsplash

Un opéra pour un Empire est un documentaire foisonnant qui revient sur la construction de l’Opéra Garnier, œuvre d’art total édifiée par le brillant architecte Charles Garnier qui lui donna son nom, et dont le tumultueux chantier dura près de 15 ans.

Diffusé sur Arte le 30 janvier, il nous entraine ainsi dans un tourbillon d’images, d’airs lyriques et d’anecdotes, soigne les reconstitutions et le choix des intervenants (historiens, architecte, conservateurs de musées) et entremêle la biographie de Charles Garnier, visionnaire fragile mais tenace, happé par un chantier dont l’esthétique méditerranéenne s’oppose à l’épure haussmannienne, et l’histoire de l’urbanisme parisien et du Second Empire. Il dévoile par ailleurs la psyché tourmentée de cet écrin bourgeois peuplé de démons refoulés, à l’image de l’encombrant fantôme imaginé par Gaston Leroux.

Un opéra pour un Empire, diffusé Arte le 30 janvier 2021 à 20h50 et à découvrir sur Arte.tv du 23/01 au 30/03/2021

Sur Instagram – Lisa Miquet et sa dernière série

Lisa Miquet est une journaliste, photographe, écrivaine et vidéaste qui se plait à « imaginer des univers qui n’existent pas », à partir des tabous et contradictions de notre société. Sur son compte Instagram, ses séries-photo témoignent d’un regard aussi critique que poétique sur les questions de genre, d’égalité et de nos rapports multiples à nos corps.

La dernière série de Lisa Miquet — réalisée avec Simone Lanemone, intitulée 100 grammes, part du constat du poids moyen de l’appareil génital masculin. Aussi anodine soit-elle, l’information l’amène toutefois à réfléchir sur ce qu’elle implique au quotidien et de s’apercevoir que « ces 100 petits grammes la séparent de l’égalité », que ces « quelques grammes auraient [pu rendre sa] vie plus légère, plus facile, plus libre. » C’est ainsi à travers une série pleine d’humour qui met en scène ce que représente 100 grammes « de ceci ou de cela » en 6 décors, que les deux artistes symbolisent le poids de l’égalité.

Série photos 100 grammes, par Lisa Miquet à découvrir sur Instagram.

Visite Guidée – #Culturecheznous partout en France

Archéologie, cinéma, musées, documentaires, spectacles, jeunesse, patrimoine, danse, archives… Dans chacun de ces domaines, le ministère de la Culture et ses opérateurs disposent de ressources culturelles d’une exceptionnelle richesse.

Depuis le site culturecheznous.gouv.fr, il propose un voyage artistique à travers toutes les richesses de la culture, en réunissant dans un seul site l’offre en ligne de près de 500 acteurs culturels. Mention spéciale pour les visite guidées d’expositions proposées chaque mardi soir sur Instagram à suivre en direct sur le compte du Ministère.

#Culturecheznous, des contenus numériques proposés par le ministère de la Culture. Pour plus d’informations

Appel à candidature – Le prix Nouvelles écritures de la photographie environnementale

Témoins privilégiés des grands bouleversements sociétaux et environnementaux, les photographes développent notre représentation de l’environnement et motivent une certaine évolution de nos comportements par leurs sujets, leur approche et leur esthétique.

Convaincu du rôle de la photographie dans ce qui est le plus grand défi collectif de notre époque, le Festival Photo La Gacilly lance, pour son édition 2021 le prix Nouvelles écritures de la photographie environnementale destiné aux photographes professionnels ou en voie de professionnalisation. Il s’affranchit ainsi de thématique annuelle pour mieux s’ancrer dans l’actualité et récompenser une nouvelle génération de photographes. L’appel à candidature est ouvert depuis le 4 janvier et court jusqu’au 5 février 2021 à minuit.

Appel à candidature pour le prix Nouvelles écritures de la photographie environnementale par le Festival Photo La Gacilly, jusqu’au 5 février 2021. Pour plus d’informations

À venir… l’exposition – Memoria : récits d’une autre Histoire au FRAC Nouvelle-Aquitaine

Mary Sibande, Wish you were here, 2010, mixed media, variables dimensions © Momo Gallery, Cape Town. Courtesy Collection Leridon

Dans le cadre du Focus Femmes de la Saison Africa2020, le Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA présente l’exposition Memoria : récits d’une autre Histoire, imaginée par les commissaires spécialistes d’art contemporain africain, Nadine Hounkpatin & Céline Seror. Elle y dessine le récit de la mémoire collective composée d’une myriade de récits, d’histoires, de questionnements et d’expériences éparpillées dans nos mémoires individuelles, personnelles, intimes. Elle est ici révélée à travers les œuvres d’artistes dont le travail renvoie à la (re)construction d’un tout commun, d’un tout universel, qui renouvelle notre regard sur la création contemporaine issue d’Afrique et de ses diasporas.

Les œuvres sélectionnées explorent ainsi la peinture, le textile, la sculpture, la vidéo ou encore la performance. Elles composent un parcours faisant écho d’une part à une lecture démystifiée de pans d’Histoire et de croyances communément divulgués au sujet du continent africain, et d’autre part à la manière dont les dispositifs d’histoires imaginaires sont encore à l’œuvre et notamment dans les domaines économiques et de redistribution des ressources.

Exposition Memoria : récit d’une autre Histoire au Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA du 5 février au 29 mai 2021. Pour plus d’informations

Itinérance – SALAMMBÔ au Mucem, Beaux-Arts de Rouen et Musée du Bardo

Gauche : Victor ProuvéSalammbô  : dessin pour le plat supérieur, 1893. © Nancy, Musée lorrain
Droite : Mrs. Algernon Bourke costumée en Salammbô, tableau vivant à Blenheim Palace, 1897. Londres, Victoria & Albert Museum

« C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar ». La première phrase du roman de Gustave Flaubert, Salammbô, a été pour des générations de lecteurs l’élément déclencheur d’une expérience unique où les émotions étaient portées à leur paroxysme. L’attraction fatale entre Salammbô, prêtresse de Tanit et Mathô, chef des mercenaires révoltés, l’opulente Carthage et ses invincibles murailles, les éléphants incendiés et les lions crucifiés, tout dans ce roman stupéfiant est propice à enflammer les imaginaires.

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert en 2021, trois musées s’associent et présentent L’exposition SALAMMBÔ dans trois villes – Rouen, Marseille, Tunis – du printemps 2021 à l’été 2022. Elle réunit environ 250 œuvres et propose un parcours extra-ordinaire et transdisciplinaire – art, littérature, opéra, cinéma, bande dessinée, archéologie… – pour ainsi révéler la portée du roman Salammbô sur tous les arts, ainsi que son actualité et son héritage dans l’histoire de la Méditerranée.

Salammbô, une exposition itinérante en trois étapes : du 23 avril au 19 septembre 2021 au Musée des Beaux-arts de Rouen, du 20 octobre 2021 au 07 février 2022 au Mucem, Marseille, printemps-été 2022 au Musée national du Bardo, Tunisie. Pour plus d’informations sur les sites du Mucem ou Beaux-Arts de Rouen

Marie Crabié

Rédactrice en chef de la rubrique Art. Curieuse et intriguée par la création artistique sous toutes ses formes

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