Stuffed Foxes, la relève du psyché

Avec six membres à son actif, Stuffed Foxes se présentait comme la plus grande formation des Inouïs du Printemps de Bourges. Ils livraient un live psyché rock 100 % Made in Tours.

Racontez-nous la naissance de Stuffed Foxes

Léo (guitare et chant)  : On est tous de Tours, pour les plus anciens on se connaît depuis qu’on est enfants ou ados. Germain et moi on s’est rencontrés le premier jour de sixième par exemple ! On a partagé très tôt la même musique, les mêmes disques. Puis à partir de 2017 on a commencé à vraiment créer, et on a sorti deux EP depuis.

Germain (guitare)  : On a forgé nos goûts et nos affinités tous ensemble finalement.

Pourquoi le nom Stuffed Foxes ?

Germain : C’était un trip à l’acid (rires). On ne sait plus d’où ça vient mais ce qui est sûr c’est qu’à un moment on l’a tous validé et c’était une mauvaise idée (rires).

Léo  : On voulait absolument le changer à un moment mais je crois qu’il était trop tard. On pense qu’on aurait pu dire beaucoup plus de choses juste avec le nom de notre groupe.

Vous êtes originaires de Tours ou des alentours, être un groupe là bas c’est comment ?

Germain : Il y a une vraie scène musicale, avec beaucoup d’effervescence. Tours n’est pas une ville gigantesque et il y a pas mal d’infrastructures qui sont là pour aider les musiciens, des écoles de musique…

Léo : Puis il y a une histoire au niveau du rock aussi, des groupes comme Pneu par exemple. Je sais que quand on était collégiens et dans notre première année de lycée, c’était des gens qu’on voyait évoluer à côté de nous en train de faire du bon rock et ça nous a poussé. Après le mot “scène” je ne sais pas si c’est le bon terme. Parce que quand on parle par exemple de la scène de Seattle dans les années 90, c’est souvent des trucs qui ont fini par s’auto-parodier et qui ont toujours été un peu nazes, donc je ne sais pas si on veut revendiquer la scène tourangelle.

Germain : Je ne pense pas qu’on puisse la revendiquer dans un terme esthétique et un dans un style particulier qui émerge, mais plus dans le sens où il y a beaucoup d’effervescence, beaucoup de groupes mais plein de choses différentes. Des projets uniques qui ne se ressemblent pas.

Comment est-ce que vous définiriez votre musique en quelques mots ?

Germain  : Je dirais que notre musique a pour but d’être intense. Et un sentiment de transe aussi. Nous on le vit comme ça sur scène en tout cas

Léo  : Des émotions primaires et instinctives, barbares même un peu dans l’idée.

Les inouïs servent souvent de tremplin vers des plus grandes scènes. Vous avez quel rapport au succès ?

Germain  : Le succès ne nous a jamais préoccupé. Nous notre but c’est de faire notre musique la mieux possible, de trouver notre identité, de la rendre unique. Tout ce côté de carrière et de réussite s’est imposé à nous après. Mais quand on doit s’en préoccuper c’est surtout flippant, ce n’est pas vraiment agréable.

Le moment de la scène, vous le ressentez comment ?

Léo  : C’est là où notre musique prend réellement sens. C’est un peu bateau mais c’est tellement vrai. Tout a été conçu pour ça. La guitare par exemple, c’est un instrument que tu écoutes avec une tout autre émotion dans la pièce que sur un CD. Le sens premier de notre musique c’est d’être joué sur scène.

Germain : Ce n’est pas pour ça qu’on n’aime pas composer ou enregistrer, mais il y a un truc particulier avec le live, dans l’instant.

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