Musical Écran, la musique projetée en avant

© Bordeaux Rock

L’exploration musicale sera à l’honneur sur grand écran du 6 au 13 septembre à Bordeaux lors de la nouvelle édition du festival Musical Écran, avec une programmation toujours plus dense de documentaires en provenance du monde entier.

Coupée un temps de son public, la musique reprend de sa présence physique par son histoire  : une myriade de documentaires, au nombre de 25, de tous horizons et de tous types, prendra place dans les salles de cinéma bordelaises en septembre. Des histoires de genres musicaux, de groupes, mais surtout de vies, qu’elles soient celles d’êtres humains, de lieux, ou de cultures.

L’association Bordeaux Rock et le Cinéma Utopia Bordeaux, structures organisatrices du festival, marquent d’autant plus le coup en programmant des premières : nationale, comme pour Swans : Where Does a Body End ?, voir même internationale, comme pour Who The F* Is Roger Rossmeisl ?, renforçant une diversité d’oeuvres qui sauront d’autant plus s’ancrer dans les esprits des premiers explorateurs de ces sons et images.

Un festival riche en perspectives à la croisée des arts

Au sein de la programmation, un prix du jury ainsi qu’un prix du public seront decernés parmis les 7 films en compétition  :

  • Swans  : Where Does a Body End ? de Marco Porsia
  • Kinshasa Beta Mbonda de Marie Françoise Plissart
  • The Rise of the Synths de Ivan Castell
  • Miossec, tendre granit de Gaëtan Chataignier
  • It’s Yours  : A Story of Hip Hop and The Internet de Marguerite de Bourgoing
  • Solo de Artemio Benki
  • We Intend To Cause Havoc de Gio Arlotta
We Intend To Cause Havoc, en compétition, narrant la reformation du groupe de zamrock Witch

En dehors de cette compétition se trouve la grande majorité des films programmés. On y trouve l’engagé PJ Harvey  : A Dog Called Money – relatant la construction du dernier album studio en date de l’artiste -, Felix In Wonderland – exploration de l’esthétique insolite de Felix Kubin -, Marianne & Leonard – vision poétique des inspirations croisées entre Leonard Cohen et Marianne Ihlen -, Punk The Capital – racontant le punk à Washington DC à la frontière entre les années 70 et 80 -,Who The F* Is Roger Rossmeisl ? – narrant par la voix de Bruno Ganz la vie d’un influent luthier – Disco Confessions, présentant John Morales, légende de l’ère du Disco -, ou encore My Friend Fela, portrait intime et nuancé de Fela Kuti.

PJ Harvey : A Dog Called Money, relatant la conception et les origines politiques et sociales de l’album The Hope Six Demolition Project

Le festival saura être un rendez-vous de taille en salle, que ce soit à l’Utopia pour la majorité des films, mais aussi à la Bibliothèque de Mériadeck, où seront présentés gratuitement deux films en partenariat avec ARTE  : Bryan Ferry, Don’t Stop the Music, suivant les réinventions permanentes du fondateur de Roxy Music, et La vie de Brian Jones, portrait du membre des Rolling Stones.

La richesse de la programmation se déploiera aussi avec Sarajevo, State In Time, mêlant résistance et actes créatifs en temps de guerre lors du siège de la ville dans les années 90, I Want My MTV, saisissant l’évolution et les conséquences de l’existence de la chaîne, Tool : The Holy Gift, exploration de la puissance de la musique sur ses auditeurs, French Game  : Une histoire du rap français, relatant l’appropriation d’un genre en France, Piazzolla, les années du requin, portrait d’Astor Piazzolla et de son influence sur le tango, Billie, capturant en détails la vie de Billie Holiday, A Bright Light  : Karen and the Process, essai sur les errances de Karen Dalton, Daho par Daho, où Étienne Daho raconte sa propre vie musicale, et enfin Sébastien Tellier : Many Lives, saisie d’un personnage énigmatique, en clôture du festival.

Séance à l’Utopia en présence d’invités lors de la dernière édition du festival / © Bordeaux Rock

Des activités au-delà de la salle de cinéma

Adjacent aux séances, se déroulera l’inauguration de l’espace ARTE de réalité virtuelle à la MÉCA, où seront découvrables trois films  : -22.7°C, MC 360, et Beethoven 360. Un concert-performance poétique de SOLO.K est aussi programmé au même endroit le 9 septembre, couplé à un atelier liant recherche scientifique et création artistique, présenté par le SCRIME, organisme qui proposera ensuite des ateliers et démonstrations dans ses locaux le 11 septembre.

After Party au Cour Mably lors de la dernière édition du festival / © Bordeaux Rock

Des animations seront aussi de mise au Cour Mably les soirs des 11 et 12 septembre, avec des DJ sets, un d’abord sous le signe de l’afro acid, puis un autre branché sur les ondes télévisuelles de la chaîne MTV.

Musical Écran se profile comme un événement fort, qui soutenu par ses nombreux partenaires, pourrait cette année prolonger le succès de ses précédentes éditions malgré les limites actuelles de présence physique du public. Les salles de cinéma ne pourront être notamment que remplies de moitié pour chaque séance, prenant toutes les précautions adéquates en cette période.

Musical Écran, du 6 au 13 septembre 2020 à Bordeaux.
Programme, tarifs et réservations sur http://www.bordeauxrock.com/festivals/musical-ecran.

Marin Pobel

CINÉASTE AMATEUR, ÉTUDIANT EN COMPOSITION ÉLECTROACOUSTIQUE ET EN INFORMATIQUE À BORDEAUX. SERVITEUR DES IMAGES, DES SONS, ET DU MÉLANGE SINCÈRE ET TRANSCENDANT DES DEUX.

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