« L’Aventure des Marguerites » – Voyage dans le temps

© Copyright Pathé / Orange Studio

Le réalisateur Pierre Coré revient après Sahara, pour adapter la BD à succès Le Temps des Marguerites, de Vincent Cuvellier et Robin. Un conte familial léger sur deux adolescentes qui échangent d’époques.

1942 et 2018. Deux époques bien différentes, mais qui vont pourtant lier Margot et Marguerite toute leur vie. Lorsqu’elles se retrouvent propulsées l’une dans l’époque de l’autre, une grande aventure à travers le temps commence. Leur vie s’en retrouve chamboulée, chacune tentant de se frayer un chemin dans le quotidien de l’autre.

Au delà de ces péripéties, les deux fillettes sont tiraillées par le même manque : un père. Celui de Margot a quitté la maison en la laissant avec un beau père qu’elle méprise (Clovisse Cornillac), et celui de Marguerite a mystérieusement disparu pendant les combats de la Seconde Guerre Mondiale. Le voyage dans le temps sera l’occasion pour chacune d’entre elles d’en apprendre plus sur les liens qui unissent un père et sa fille.

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L’Aventure des Marguerite a le mérite de viser un public jeune à travers des sujets profonds comme l’abandon, la mémoire, et la guerre. Lila Gueneau donne une profondeur touchante à ce double rôle, qui présente un challenge évident pour une si jeune actrice. Sa complicité avec Alice Pol, qui joue le rôle de Tante Alice, donne un rythme enjoué à un film autrement très inégal.

La performance de Lila Gueneau (Les Témoins) enchante, mais ne parvient pas à sauver un film un peu trop convenu. L’aventure des Marguerites sonne comme une histoire qu’on aurait déjà entendue, et ne parvient pas à capturer la profondeur de la bande dessinée dont elle est tirée, Le Temps des Marguerite. La BD est devenu un classique, qui est d’ailleurs recommandé par l’Éducation Nationale pour comprendre les évènements qui entourent la Première Guerre Mondiale (la BD se passe entre 1910 et 2010).

L’aventure des Marguerites est un film léger qui touchera sans probème un public très jeune, et qui attendrira gentiment leurs parents. Pierre Coré confiait d’ailleurs récemment à France Bleu qu’il est important pour lui de « faire des films où ceux qui accompagnent leurs enfants ne s’ennuient pas ». Une occasion pour les familles de faire doucement leur retour en salles.

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