Agend’Art – En quête de sens

Tous les quinze jours, la rubrique “Art” de Maze vous propose une sélection d’événements culturels à ne pas manquer. Au programme cette semaine  : de la photographie humaniste à Vannes, une prise de conscience politique et climatique à Paris, des mots qui s’exposent au Château de Chamarande et une rétrospective de l’ambigue et singulier James Tissot.

© L’homme qui court, Sabine Weiss – Le Jeu de Paume

Expo /Photo – Une vie de photographe au Kiosque, à Vannes

Affiche exposition Le Kiosque – Sabine Weiss © Le Kiosque

Jusqu’au 6 septembre, la ville de Vannes présente « Une vie de photographe », une exposition rétrospective de l’œuvre de la photographe Sabine Weiss, initialement réalisée par le Jeu de Paume et entièrement repensée pour le Kiosque. Dernière représentante de l’école humaniste française qui réunit Robert Doisneau, Willy Ronis, Edouard Boubat, Jean Dieuzaide, Brassaï ou Izis, Sabine Weiss occupe une place unique au sein de la photographie française, explorant pendant près de 60 ans une grande variété de domaines, du reportage au portrait et de la mode à la publicité. L’exposition retrace ainsi le parcours d’une passionnée en 7 thèmes emblématiques de son travail en plus d’une sélection de photographies sur la Bretagne des années 50 présentée en grands formats à l’extérieur des lieux. Une rencontre avec la photographe est prévue jeudi 16 juillet, de 17h à 20h.

Une vie de photographe, Le Kiosque – Esplanade Simone Veil – Rive droite du port – Quai Eric Tabarly 56000 Vannes. Ouvert tous les jours : 10h-13h / 14h-19h Toutes les infos

Expo /Art contemporain – Notre monde brûle au Palais de Tokyo, à Paris

Sammy Baloji, Sans titre, 201, vue de l’exposition « Notre monde brûle », Palais de Tokyo (21.02 – 17.05.2020)
© Aurélien Mole

Jusqu’au 13 septembre, l’exposition Notre monde brûle présentée au Palais de Tokyo à Paris propose un regard engagé sur la création contemporaine, depuis le Golfe Persique où les guerres et les tensions diplomatiques n’ont cessé de déterminer l’histoire de ce début de XXIe siècle. Le titre fait explicitement référence aux drames humains que génèrent les conflits successifs dans cette région tout en intégrant de manière plus large les catastrophes écologiques incarnées par les immenses feux de forêt destructeurs de l’Amazonie à la Sibérie en passant par la Californie. Mais le feu n’est pas uniquement l’affirmation d’un péril. De façon ambivalente, il est aussi le symbole du formidable élan démocratique que connait cette même région à travers les Printemps arabes.

Notre monde brûle, au Palais de Tokyo 13 Avenue du Président Wilson, 75116 Paris. Ouvert de 12h à 21h tous les jours sauf le mardi. Tarifs : 12 à 9€ Toutes les infos

Expo /Dessin – Être libre Ben au Domaine départemental de Chamarande

Être libre, Ben © Domaine départemental de Chamarande

Présentée du 11 juillet au 11 octobre au Domaine départemental de Chamarande, l’exposition « Être libre » révèle les multiples facettes de l’artiste Ben, iconoclaste et provocateur qui récuse la pensée unique depuis plus de 50 ans. Elle permet de découvrir son œuvre dans toute sa complexité et ses contradictions, son ampleur joyeuse et son foisonnement, qui traversent tous les champs de l’art et de la vie. Une partie historique présente une sélection d’œuvres significatives des années 1958 à 1978 tandis qu’une seconde ouvre les portes de l’univers de l’artiste en investissant les différentes salles du château avec des installations plus actuelles. Ben poursuit son introspection dans un parcours à travers lequel le visiteur est invité à son tour à s’interroger sur sa condition, son temps, sa société. Chaque nouveau mot, chaque nouveau geste participe ainsi d’une quête de sens et de vérité.

Être libre, Ben au Domaine départemental de Chamarande, 38 Rue du Commandant Maurice Arnoux, 91730 Chamarande. Ouvert de 9h à 20h tous les jours. Toutes les infos

Expo/ Art – James Tissot, l’ambigu moderne au Musée d’Orsay à Paris

James Tissot, Holyday, vers 1876, Royaume-Uni, Londres, Tate (Photo © Tate)

L’exposition sur le peintre James Tissot (1836-1902) au musée d’Orsay, faisant appel à un unique prêteur, a finalement été maintenue et reportée entre le 23 juin et le 13 septembre 2020. Les visiteurs sont nombreux à venir apprécier cette ouverture miraculée de l’exposition du grand musée parisien, dont la programmation a été bouleversée par le confinement. L’artiste inclassable n’avait pas fait l’objet d’une rétrospective depuis celle du Petit Palais, en 1985. Originaire de Nantes, Jacques Joseph (très vite surnommé « James ») Tissot fait preuve d’un réalisme et d’une justesse remarquables dans la représentation de vêtements et étoffes de ses contemporains. Les amateurs d’art pourront aisément reconnaître dans son oeuvre l’influence manifeste du préraphaélisme, du japonisme et des peintures narratives anglaises. Proche de Degas et de Manet, il s’est pourtant tenu à l’écart des Impressionnistes et s’est illustré aussi bien dans le portrait que la scène de genre et la peinture religieuse. Contre toute attente, il a trouvé en Kathleen Newton, femme divorcée et mère de deux enfants nés hors mariage, une compagne et une source d’inspiration pour nombre de ses portraits.


James Tissot, l’ambigu moderne au Musée d’Orsay, du 23 juin au 13 septembre 2020, ouvert tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 18h, nocturne les jeudis jusqu’à 21h45. Toutes les infos

Alizée Bourgeois

Marie Crabié

Rédactrice en chef de la rubrique Art. Curieuse et intriguée par la création artistique sous toutes ses formes

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