Entrée d’artiste(s) : Yen Yen

© Yen Yen par Marguerite Bornhauser

Deux ans après son premier single SH<3CUT, nous avons échangé avec Yen Yen, à l’occasion de la sortie de son premier clip pour le grisant ADKOL (A Different Kind Of Love).

Difficile de ne pas tomber sous le charme des mélodies synthétisées de Yen Yen. Sous la musique hybride et électrique, la romance et la promesse soudaine de belles compositions à venir. Aujourd’hui sort ADKOL, délivré dans un clip empli de clichés cinématographiques épurés et délicats, animés par les émois sentimentaux de Yen Yen. Dans des teintes bleutées, comme évaporées autour d’un lac, le chanteur nous donne ici à entendre une matière sonore malléable et ondulante. Le label Cracki Records nous prouve une fois de plus sa capacité à défricher les talents de demain, autour de cette esthétique commune contemporaine qu’incarnent à merveille GENTS, Saint DX, et maintenant Yen Yen : rencontre.

Comment a émergé le projet Yen Yen ? Es-tu seul derrière celui-ci ? 

J’ai créé Yen Yen fin 2018, au moment où mon ancien projet Caandides prenait fin. Après avoir travaillé en groupe pendant pas mal de temps, j’ai ressenti l’envie de reprendre un travail de composition plus solitaire. Mais comme rien ne se fait jamais vraiment seul, j’ai aussi collaboré avec d’autres artistes comme Saint DX ou François Club pour finaliser certains titres et apporter des notes de couleur auxquelles je n’aurai pas pensé autrement.

Quels éléments participent à l’identité musicale de ton projet ? Tes influences ? Qu’elles soient artistiques, visuelles ou musicales.

Comme tout le monde, mes influences sont multiples et débordent souvent légèrement le cadre strictement musical. Mais pour synthétiser et ne citer que les plus récentes (ou les plus persistantes), je dirais les plaintes d’amour du Lovers Rock, le cinéma hongkongais des années 80-90, la sélection musicale de Jen Monroe sur NTS, et les dessins de l’artiste Erlend Peder. Le quotidien et les amis constituent également une source solide d’inspiration.

Yen Yen semble être un projet très esthétique, comment comptes tu développer cela par la suite ? Notamment dans les lives si tu comptes en faire prochainement ?

Je n’ai pas encore commencé à travailler sérieusement à une scénographie pour le live, mais je crois que je vais tourner autour de l’idée du doppelgänger (ndlr : double d’une personne vivante) ; un evil twin ; pour me tenir compagnie sur scène et chanter avec moi.

Que s’est il passé entre ton premier single SH<3CUT, en 2018, et ADKOL  ? 

J’ai quitté mon job, pris un abonnement UGC, puis je suis parti au Japon sur un coup de tête et j’ai écrit une chanson qui s’appelle Silent Hills. Mais je n’en dis pas plus car on m’accuse trop souvent d’être un divulgacheur invétéré. 

Et en ce qui concerne la suite ?

Pour les 10 ans de Cracki, David Numwami et moi avons écrit un morceau et beaucoup ri ce faisant. Ça s’appelle LIKES et j’ai vraiment hâte de le partager.

La compilation des 10 ans du label sera disponible au cours du mois d’avril prochain.

Caroline Fauvel

LILLE

Du cinéma et de la musique - Master 1 Métiers de la Culture

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