Quels sont les 50 meilleurs albums de la décennie 2010 ? (30e au 21e)

© Guillaume Lacoste

Alors que les années 2010 vont bientôt connaitre leur épilogue, la rédaction fait le bilan d’une décennie de musique, en vous proposant son classement des meilleurs albums sortis ces dix dernières années. Chaque mardi, dix albums seront dévoilés, par ordre décroissant, jusqu’au 31 décembre.

30. Sufjan Stevens – The Age of Adz (2010)

La décennie 2010 ressemble à une apogée pour la carrière de Sufjan Stevens. Celui qui est considéré comme l’un des meilleurs auteurs-compositeurs de sa génération démarre ces années avec The Age of Adz, souvent donné comme son meilleur album jusqu’alors. Beauté, folie et tristesse s’entrechoquent et s’entremêlent dans ce disque.

29. Grand Blanc – Mémoires Vives (2016)

C’est l’un des groupes français qui a le plus redéfini la pop durant la décennie. Né à Metz, Grand Blanc peint dans son premier album une suite de décors urbains et futuristes, tantôt plein de crasse, tantôt menant vers la lumière. De Bashung à Joy Division en passant par Booba, le quatuor puise un peu partout pour créer son son bien à lui.

28. Blood Orange – Cupid Deluxe (2013)

Si loin, si proche. Dev Hynes (son vrai nom) a eu de multiples identités. Blood Orange en fait partie, et c’est peut-être aujourd’hui la plus connue. Sous le signe de la funk, Cupid Deluxe est avant tout un album de producteur, où la place est laissée aux nombreux invités. Lancée en 2011, l’aventure Blood Orange n’a pas cessée, avec pas moins de cinq albums sur la décennie.

27. Sébastien Tellier – My God Is Blue (2012)

Sébastien Tellier ne changera jamais. Toujours complètement barré, il devient en 2012 une sorte de gourou de secte avec My God Is Blue. On découvre avec cet album les véritables talents de chanteur de Sébastien Tellier, et on danse, toujours.

26. Arcade Fire – The Suburbs (2010)

S’il fallait choisir un groupe qui incarne les années 2010 sur la scène indé au niveau mondial, Arcade Fire ferait sûrement partie des quelques noms sur la liste. Plus pop, moins sombre, ce troisième opus des Montréalais ouvre les possibles au moment où cette décennie commence. Si leur dernier disque en 2017 a moins conquis les puristes, Reflektor, l’album qui suit The Suburbs a lui aussi été acclamé par la critique. Peut-être le retrouvera-t-on plus haut dans ce top ?

25. Radiohead – A Moon Shaped Pool (2016)

On le sait, avec Radiohead, il vaut mieux ne pas être pressé désormais. Thom Yorke a sa carrière solo, même chose pour Ed O’Brien, Johnny Greenwood est tourné vers les bandes originales de films, et même la musique classique. Alors forcément, on ne sait jamais quand va sortir le nouvel opus du gang réuni. Il aura fallu attendre 5 ans après The King of Limbs pour avoir le droit à A Moon Shaped Pool. Mais disons que ça valait le coup, pour un album que beaucoup ont décrit comme le meilleur de Radiohead depuis OK Computer.

24. Tame Impala – Lonerism (2012)

Voilà un autre groupe important des années 2010, d’autant qu’il y est né. Les Australiens de Tame Impala débarquaient en 2010 avec Innerspeaker, avant de lui donner un petit frère en la personne de Lonerism, deux ans plus tard. La bande de Kevin Parker a passé son temps à remettre le psyché au goût du jour, plutôt avec succès jusqu’ici. On attend le prochain opus pour démarrer la décennie 2020.

23. Flavien Berger – Contre-temps (2019)

Lui aussi est né musicalement dans les années 2010. L’OVNI Flavien Berger et toutes ses machines, un des symboles de cette nouvelle scène pop française qui s’est remise à chanter dans la langue de Molière. Déjà acclamé pour Léviathan en 2015, il transforme l’essai avec son deuxième album en 2019.

22. La Femme – Psycho Tropical Berlin (2013)

Même chose que pour leur camarade Flavien Berger. Les camarades de La Femme ont pris l’autoroute de la pop française depuis Biarritz, dont ils sont originaires. Esthétique soignée, influences new wave et surf pop, La Femme a su s’imposer dans ce nouveau paysage.

21. Beach House – Depression Cherry (2015)

Après le feu d’artifice Bloom trois ans plus tôt, le duo de Baltimore Victoria Legrand et Alex Scally, aliais Beach House, revient avec Depression Cherry plus minimal, et plus doux. Enveloppé par les mélodies lancinantes, on se laisse complètement embarqué dans l’univers mélancolique de Beach House.

Retrouvez le reste de ce top 50 ici, avec les positions de 50 à 31.