« L’espérance en héritage » par Jean d’Ormesson : trilogie de l’existence

Bientôt deux ans après sa mort, le 5 décembre 2017, trois des romans de Jean d’Ormesson sont réédités dans un même recueil, L’espérance en héritage . L’ouvrage est sorti le 7 Novembre aux Éditions Héloïse d’Ormesson.

Comme un chant d’espérance , Guide des égarés ainsi que Un Hosanna sans fin , ont été pensés par l’auteur comme un triptyque tentant de répondre à la question : « Pourquoi y a t’il quelque chose plutôt que rien ? » 

En effet, Jean d’Ormesson a toujours été épaté de sa présence sur Terre et plus généralement, de la présence de l’homme dans l’univers. Ce recueil confirme à nouveau la passion de l’auteur pour les grands thèmes de l’existence : thème de prédilection de ses derniers ouvrages.

Pour répondre de la meilleure façon qui soit à cette grande question, l’académicien commence son œuvre en partant du tout début de la création de l’univers avec le mur de Planck. Ce mur scientifique qui fait barrière à quelques infimes secondes après le Big Bang. Au fil de son récit, il se balade à travers les époques, accompagné par les grands personnages de l’Histoire comme Homère, Socrate, Newton, Darwin et bien d’autres. Parallèlement, il traite des avancées scientifiques pour illustrer l’admiration qu’il manifeste pour la pensée humaine. En somme, il retrace le parcours de l’Homme depuis sa mystérieuse arrivée sur la Terre jusqu’à nos jours.

Dans chacun des romans qu’il a pu écrire, l’auteur tente de répondre à la question de l’existence humaine, il la pose et l’aborde de façon toujours très délicate. Guide des égarés , par exemple, est un manuel de poche visant à décrire différents aspects de la vie. Comme un chant d’espérance est, lui, un roman basé sur la physique, les mathématiques ainsi que sur la cosmologie. Globalement, ses récits se recoupent sous une écriture spirituelle très empreinte de la religion catholique.

Un hosanna sans fin est le dernier roman de Jean d’Ormesson, il est sorti en Novembre 2018 à titre posthume. Achevé deux jours avant sa mort, l’auteur continue sa réflexion sur la création du monde. Il aborde aussi le sujet de la finitude humaine dès le début de son œuvre : « Grâce à Dieu, je vais mourir. Comme tout le monde. Comme vous. Avant vous, sans doute, ma vie est déjà longue, j’approche du bout du chemin ». Mais ce que l’on ressent majoritairement lorsqu’on lit ce roman, c’est son éternelle passion pour la vie : « Quelle qu’elle soit, la vie est belle » . 

La préface de l’œuvre est écrite par  François Sureau et un album photo de l’auteur  est joint à l’œuvre, on peut le voir dès son plus jeune âge ainsi que dans la méditerranée ou en Italie qui sont des lieux qu’il aimait beaucoup. 

Cette trilogie marque les esprits et donne une vision positive sur les grandes découvertes de l’Homme depuis le premier souffle sur cette Terre. Également, il amène le lecteur à s’interroger sur sa place dans le monde avec une réelle positivité et une joie de vivre qui rayonne dans chacune de ses lignes.


Pas encore de commentaires

Laissez un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.