Rencontre avec Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles – Brésil(s)

© Victor Jucá – Bacurau

Après son succès brésilien, Bacurau sort dans les salles françaises, à cette occasion nous avons rencontré les deux réalisateurs de ce long-métrage événement.

Bacurau, réalisé par Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles, a fait figure d’une petite bombe lors du dernier Festival de Cannes. Choisi ex-aequo comme Prix du Jury au côté des Misérables de Ladj Ly, le festival a fait cette année le choix assumé du politique.

De nombreux médias ont qualifié Bacurau de «  dystopie  », cependant si l’on y regarde de près le film reprend des problématiques très actuelles, omniprésentes dans la société brésilienne. Bacurau est un projet qui date d’il y a près de 10 ans, comment ces problématiques ont-elles emmergés dans l’écriture de ce long-métrage ? 

Kleber Mendonça Filho : On aime beaucoup cet effet spécial très cheap que l’on voit au début du film : «  Dans quelques années  ». Ça vous met immédiatement dans un état d’esprit très intéressant : «  Ok on est dans le futur à présent  ». Ça s’inscrit dans l’exercice du cinéma de genre. L’ironie c’est que Bacurau est un film futuriste, mais que tous les conflits du film proviennent du passé, ce sont des problèmes chroniques dans l’histoire du Brésil, dans la société brésilienne. Le film convoque donc la corruption, la violence, les invasions, la colère, le manque de respect, les mauvais politiciens, les préjugés etc. On souhaitait faire un film dystopique, qui ressemble à une dystopie soit, mais quand on y regarde de plus près il n’y a rien de bien nouveau, mise à part peut-être le rapport à la technologie. Juliano et moi on a toujours été très connectés à la réalité à l’information aux réseaux sociaux.

Juliano Dornelles : Au moment où nous avions besoin de nous poser et de finir le travail parce qu’il y a alors une nécessité de filmer. On était à ce moment de notre vie, on avait alors déjà l’argent  pour faire le film, et il se trouve que ça s’est passé au moment où Donald Trump allait être élu président des États-Unis. Et le script a changé, à cause de ça. L’autre chose, c’est tout ce qu’il se passe au Brésil maintenant, il y beaucoup de similarités qu’on avait inclus dans le scénario avant que celles-ci n’arrivent réellement et c’est difficile d’expliquer comment cela est arrivé. Parce que nous préparions un film de fantasy. Comme Kleber l’a dit c’est un film qui parle beaucoup du Brésil et les problèmes sont les mêmes, ils se répètent eux-mêmes. 

KMF : Par exemple cette idée qu’un village disparaisse de la carte, a été écrite il y a quatre ou cinq ans environ, et en mars cette année le gouvernement a fait disparaitre de la carte des espaces indigènes. Car ils ont cette idée étrange que les indigènes, qui ont déjà été persécuté depuis 500 ans maintenant, devraient être traités de la sorte, ça les arrange. Pourtant ces espaces avaient initialement été conçus pour protéger les populations, leur environnement, et leur culture, c’est sensé être le rôle même du gouvernement. Maintenant elles ne sont plus protégées ce qui signifie que les exploitants agricoles peuvent faire ce qu’ils veulent. Tout cela vient de cette atmosphère instaurée par le gouvernement d’extrême droite. On a aussi le Musée National de Rio qui a brulé entre temps, c’est un fait réel, et dans le film, on a un musée qui est très important également.

© Victor Jucá – Bacurau

Vous vous êtes tous deux rencontré il y a un certain temps : Juliano vous étiez directeur artistique sur les deux précédents long-métrages réalisés par Kleber, comment-vous êtes venu à travailler tous deux en tant que réalisateurs ? 

KMF : Nous sommes amis depuis de nombreuses années à présent, et nous avons collaboré à plusieurs reprises. Juliano travaillait comme directeur artistique mais il a aussi fait ses propres films, des court-métrages. Il y a dix ans nous étions dans un festival de films, pour présenter un court sur lequel nous avions travaillé, ça a été un succès et nous avons commencé à discuter du fait de réaliser un film ensemble. L’idée a émergé en regardant d’autres films dans ce festival, notamment des documentaires, et même les bons films que nous avons vu nous ont fait penser à la façon dont les personnes des petites communautés sont représentées et imaginées. C’est une manière de représenter les choses qui ne nous plaisait pas trop. C’est comme ça que Bacurau est né. Nous avons eu le désir de faire un film à propos d’une communauté dont personne ne se préoccupe, mais qui est remplie de personnes passionnantes et géniales.

JD :  Nous ne nous sommes jamais dit « qui fera quoi » dans ce projet, c’était naturel, on s’est juste dit « ok on fait ce film », on écrit le script et ça se passe comme ça.

KMF : Tout était toujours divisé très équitablement il n’y avait pas de hiérarchie, c’était un fonctionnement horizontal, on a écrit le script et on a monté ce film ensemble. 

JD :  Il y a une autre chose qui est importante à mes yeux. Notre amitié s’est renforcée lorsque nous avons commencé à discuter du cinéma de genre des années 70, celui des États-Unis, d’Australie et d’Italie essentiellement. On avait ce désir de faire un film de genre alors, ce désir est venu s’ajouter à cette idée embryonnaire d’un film qui mettrait en scène ce type de personnes intéressantes, car on sait qu’ils le sont car nous venons nous-même de cette région. Faire un western a toujours été un grand désir, mais dans notre film nous n’avons pas représenter les «  indiens  » en tant qu’envahisseurs, comme dans le modèle classique des westerns des années 40 ou 50. C’est un changement très simple finalement qui se raccroche à l’histoire telle qu’elle est.

KMF : Oui c’est un changement très simple comme dans un monde où l’homme est toujours le personnage principal, et la femme est toujours en arrière-plan et qu’elle ne fait rien de particulier. On a juste changé : la femme devient le personnage principal cette fois, et le mari est secondaire. Wow c’est tellement révolutionnaire (rires).

Vous mentionnez beaucoup les personnes mais comment avez vous rassemblé les acteurs de Bacurau  ? Cette communauté possède une énergie très communicative et naturelle, il y a une osmose géniale.

KMF : Au début nous avons écrit le script, ils étaient tous très interessants, et ensuite nous nous sommes mis à chercher ces personnes intéressantes. Et alors ils étaient divisés en trois catégories : les « stars », comme Udo (Udo Kier) ; les acteurs professionnels qui ne sont pas des « stars » ; les acteurs non professionnels ; en fait il y a quatre catégories ; et les figurants. Mais dans ce film, les figurants ont une place plus importante qu’à l’accoutumée, ils donnent le visage de la réalité, et donc le visage du Brésil. Travailler avec ces figurants a été génial, certains ont été si bons qu’ils sont passés dans la catégorie « acteurs non-professionnels ». Donc quatre types de personnes que nous devions rassembler et faire travailler ensemble. Parce qu’il y a cinquante-quatre parties parlées dans le film donc il y a beaucoup de personnages. Et nous avions cette idée qu’il fallait qu’ils soient toujours interessants. Par exemple, il y a ce garçon il a seulement deux phrases dans deux scènes différentes mais tout le monde se souvient de lui,  tout le monde rigole quand il parle. C’est celui qui à l’école demande : « Monsieur est-ce que l’on doit payer pour être sur la carte ? » [lorsque Bacurau semble avoir disparu de toutes les cartes sur internet].

JD : Il y a un autre moment dans le bar, celui où la viande est accrochée (le moment où les deux motards arrivent à Bacurau), et la femme venant du Sudeste demande « Comment appelle-t-on les habitants de Bacurau ? ». 

«  Les gens  » ! 

KMF : C’est ça tout le monde s’en souvient ! C’est un petit personnage, il n’en fait pas beaucoup, mais tout le monde s’en souvient. Evidemment, il y a Sonia Braga qui est importante, elle est mariée avec une autre femme, qui elle prend soin du musée. Cette femme est géniale car elle a peut-être deux scènes très interessantes : une où elle couche avec un homme, et une autre où dans le Musée elle dit « Nettoyez tout mais ne touchez pas aux murs, laissez-les exactement comme ils sont » pour montrer ce qu’il s’est passé, pour l’histoire. Nous avons été très chanceux car nous avons écrit le script et les acteurs ont été géniaux et maintenant ils marquent le public. Et il y a Theresa qui est l’ « observatrice  » qui arrive au début du film avec les vaccins…

JD : Certaines personnes pensent qu’elle sera le personnage principal mais pourtant elle ne l’est pas…

KMF : Et il y a le tueur (Michael / Udo Kier) qui ne veut plus être un tueur ; il y a Lunga qui est une sorte sauvage déganté, un Robin des Bois, c’est un agent même du chaos ; et il y a Michael qui lui fait face, et qui est lui-même un autre agent du chaos. Chacun a son personnage favori dans le film, mais les deux qui ressortent le plus sont donc Michael et Lunga, car ils incarnent tous deux des agents du chaos. 

JD : Au Brésil le personnage de Lunga est devenu une icône pop, chaque jour on reçoit de nouveaux fan arts, des dessins de Lunga dans différentes situations. Certains dessinent aussi le couple nu qui est très important dans le film, et d’autres. Mais la plupart sont ceux de Lunga, et ils demandent des spin off ,des BDs sur son personnage.

© Victor Jucá – Bacurau

Justement comment les personnes au Brésil ont réagi en voyant Bacurau ? Comment les réactions varient-elles d’une région à l’autre, du Nordeste au Sudeste par exemple ? 

KMF : Il y a en effet différentes réactions en fonction d’où l’on voit le film.

JD : Ça dépend d’ores et déjà si on le voit dans un multiplex au milieu d’un centre-commercial ou dans un cinéma de quartier. 

KMF : Dans ce cas là les réactions sont plus populaires, comme si tu regardais Indiana Jones dans les années 80. Les personnes dans le Sud et le Sudeste, rigolent à différents moments. Dans la scène de discussion sur le racisme notamment (dans le camp des américains avec les deux brésiliens du Sudeste), où les deux brésiliens disent aux américains « nous sommes comme vous nous avons des colonies allemandes et italiennes » et qu’ils  réagissent en disant « comme nous ? Mais vous n’êtes pas blancs pourtant ! ». Ça génère un malaise certain dans le sud du pays, tandis que dans le Nordeste ça fait beaucoup rire les gens ! Le film joue sur beaucoup de vieilles tensions qui résident dans la société brésilienne. 

JD : Ce qui change encore c’est le point de vue car nous avons commencé à faire des films dans le Nordeste qui ont été très bien reçus, mais ce n’est pas grand chose comparé au cinéma brésilien en général. Ils ne sont pas habitués à voir des personnes du Nordeste représentés de la sorte. Le Nordeste passe toujours après, on donne toujours cette image exotique du Nordeste, une image mignonne, de population peu éduquée, bête, ce n’est jamais juste une image « normal ». 

KMF : J’ai longtemps été critique de cinéma, j’étais venu faire une interview à Rio, au Copacabana Palace, pour une grosse production américaine ; Le Prince d’Egypte, avec Jeff Goldblum notamment ; et je suis allé à l’hotel me présenter aux deux attachés de presse venus de Sao Paulo, deux femmes, j’ai dit que je venais du Jornal do Comércio de Recife, et elles m’ont dit «  Oui bienvenue à vous ! Vous aurez besoin d’un interprète n’est ce pas ?  » Et j’ai dit « Non, pas besoin je parle anglais », et elles m’ont rétorqué «  C’est génial des personnes du Nordeste parlent anglais !  ».

Il y a un choix radical dans Bacurau par rapport à vos précédents long-métrages, c’est cette transition évidente de la ville à la campagne, c’était comment de filmer ce nouvel espace ? 

KMF : C’est en effet très interessant et j’adore ça mais bien évidemment chaque film dit ce dont il a besoin. Les Bruits de Recife et Aquarius ont été développé dans la ville, et celui-ci est un western il a donc des besoins particuliers.

JD : On avait besoin de cette communauté isolée.  

KMF : Pour moi c’était très interessant de changer de terrain, filmer là-bas c’est un environnement très différent, c’est un vrai challenge, bien que certes tous les films soient des challenges.

JD : Mais ce sont des conditions de vie très différentes de ce que l’on a connu avant. Tu dois rester dans un hôtel miteux pendant 3-4 mois ce n’est pas simple.

KMF : On doit s’habituer à un nouvel espace, emmener nos enfants dans une nouvelle école, s’habituer à de nouveaux aliments, dans un petit village. C’est un beau challenge.

JD : Pour moi il y a un aspect interessant pour la première fois, spécialement pour Kleber, c’est de faire un film à propos d’un endroit dont nous ne venons pas initialement. Nous pensons que nous connaissons car c’est un espace proche du notre mais non. C’est un espace dont nous sommes quand même très familier où nous avons de nombreux amis. On adorait cette idée du désert tout de même car nous avons créer cette communauté de toute pièce. Et les gens là-bas ont leur propre façon de voir la vie et ils adoraient nous recevoir, c’est très simple de partager une expérience de vie avec eux.

KMF : On a reçu beaucoup d’énergie des locaux, et on l’a utilisé pour la retranscrire dans le film c’était assez spécial une fois qu’elle se retrouvait dans Bacurau.  

JD : Les figurants quand ils ont commencé à entendre parler du script et de l’histoire, ils ont immédiatement compris les enjeux de celui-ci comme s’ils connaissaient déjà cette histoire, comme s’ils connaissaient ce sentiment. On peut le prouver juste en regardant la scène final, en voyant leur visage et la façon dont ils vivent la situation. Chacun dans cette scène affiche cette tristesse, cette rancune, cette colère. 

KMF : La caméra ne ment jamais vraiment, enfin elle ment un peu, mais c’est difficile de mentir de par les expressions qui se lisent sur les visages. Et en effet sur ces deux ou trois prises à la fin du film où l’on voit l’ensemble de la communauté de Bacurau tout le monde est très bon. C’est vraiment quelque chose d’avoir tout le monde comme ça, tout le monde pris dans cette situation, bien qu’ils ne soient pas des acteurs professionnels. 

Cette année a été assez exceptionnel pour le cinéma brésilien notamment à Cannes et Berlin, où celui-ci a été amplement représenté et incarné, comment vous sentez-vous vis à vis de ça ?

JD : Ça veut dire pour nous que nous sommes sur le bon chemin, que la culture brésilienne est forte et importante. Nous vivons dans une période où beaucoup de personnes ne respectent pas ce que nous faisons dans notre pays. C’était donc vraiment très important pour nous.

KMF : C’est un message naturel. C’est ironique car à cette période le gouvernement veut détruire cette communauté brésilienne du cinéma, et en parallèle nous avons des films forts qui sont diffusés dans les plus grands festivals. Cannes, Sundance, Berlin, Locarno ou Toronto. C’est probablement une des années les plus conséquentes où le cinéma brésilien est autant représenté. Pas seulement à cause de Bacurau et du Prix du Jury à Cannes, mais tout ce qu’il se passe dans le cinéma brésilien actuellement. Il y a cette diversité du cinéma brésilien qui rassemble des hommes et des femmes, de toutes les régions, avec pleins de personnes elles-mêmes très différentes qui font ces films, qu’ils soient jeunes ou vieux.  L’ironie c’est qu’après une construction très démocratiques de 15/17 années, à instaurer l’idée d’une nouvelle industrie cinématographique au Brésil, on est arrivé au top maintenant, et c’est exactement l’année où l’on cherche à la démanteler. C’est quelque chose de très triste.

© Victor Jucá – Bacurau

Bacurau est vu comme une forme d’appel à la résistance, donc comment voyez vous la suite ? Comptez-vous vous rassembler en collectifs par exemple ?

JD : On ne se sent pas encore capable à l’heure actuelle de répondre à ce type de questions, car ça ne dépend pas de nos souhaits. Ce film incarne un boost d’énergie pour bon nombres de personnes qui en parlent, qui le disent, qui l’écrivent.

KMF : Je pense que toute la communauté cherche à se maintenir, à faire face, mais on ne sait pas vraiment comment réagir. Tout est tellement antidémocratique, tout va tellement mal. Je souhaiterai voir une réaction plus organisée, une résistance plus organisée. Bacurau est évidemment un film sur la résistance et sur la réaction, mais c’est aussi de la science-fiction, un documentaire, un film sur histoire. C’est très étrange d’avoir ce film maintenant donc, tout le monde est d’accord avec ça. Mais au même moment beaucoup de monde se sent énergisé par le film, d’autres se sentent tristes à cause de celui-ci. Pour d’autres, pour des écrivains notamment, c’est irresponsable, c’est une menace, ça incite à la violence : toutes les critiques classiques que beaucoup d’autres réalisateurs ont reçu auparavant comme Pasolini ou Kubrick. C’est comme cela à chaque fois qu’un film prend la dimension d’un phénomène, et devient plus qu’un simple film. 

JD : C’est intéressant car on observe différentes attitudes de personnes. On va dire du côté du front démocratique, car le front démocratique n’implique pas uniquement les personnes de gauche mais aussi un autre type des personnes qui recherchent un consensus pour combattre ce gouvernement. Depuis que nous avons commencé à voir que ça ne pouvait pas marcher, que le Brésil se dirige vers un puit sans fond, le moment où nous faisons front se distancie. Quelque chose peut se passer, mais un film ne peut pas faire tout le travail.

KMF : L’élément principal c’est que chacun est actuellement en terre inconnue, personne ne sait exactement ce qui va se passer, car beaucoup de personnes sont très pessimistes, à propos de ce qui se passe et de qui peut être fait. C’est un moment très étrange, mais aussi un moment heureux vu ce que Bacurau fait et la dimension qu’il a pris.

Vous n’avez pas rencontré de difficultés à diffuser ce film au vu du message véhiculé par celui-ci ?

KMF : Non, c’est un phénomène complexe mais non rien n’est arrivé au film. Il n’a pas été menacé, ont a eu tous les avals, et il est dans beaucoup de cinémas au Brésil, il a été vu par bon nombres de personnes. Et ce qu’il se passe là c’est que la droite aussi a vu le film et pour moi ça fait partie du processus démocratique, s’ils détestent le film c’est leur problème.

JD : Je suis pessimiste, mais nous savons en regardant l’histoire que ce n’est qu’un cycle, ça passera, c’est problématique mais il y a un espoir. Il y a toujours 25 % de supporters qui soutiennent le gouvernement et on ne peut aller contre ça. 

Il semblerait que cet entretien se finisse sur une note assez pessimiste, si vous voulez ajouter quelque chose de plus joyeux.

KMF : Oui évoquons quelque chose de plus réjouissant ! Faire ce film a été l’union de nombreuses personnes qui ont été formidables, aussi bien du coté de l’équipe technique que du coté des acteurs. Nous continuons d’avoir de nombreux échanges avec eux, on a une belle communauté sur WhatsApp avec la plupart des acteurs, c’est la meilleure des familles qui nous soit arrivée au cinéma.

JD : Ils n’arrêtent pas d’envoyer des vidéos et des réactions qui concernent le film car nous avons des acteurs partout au Brésil, sur tout le territoire et chacun partage ses réactions.

KMF : C’est un peu comme l’image de Bacurau que l’on voit partout, celle de cette grande communauté unie. On doit avoir beaucoup de mémoire sur son téléphone pour conserver toutes ces vidéos et photos d’un peu partout, mais c’est une très bonne chose.

Entretien réalisé au Café des images (Hérouville-Saint-Clair) le 19 septembre 2019 dans le cadre de l’avant-première de Bacurau.

Caroline Fauvel

LILLE

Du cinéma et de la musique - Master Métiers de la Culture

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