La Route du Rock 2019, jour 1 – Ascension enthousiaste

© Nicolas Joubard – Tame-Impala

La Bretagne a offert aux festivaliers un soleil imprévu et rayonnant pour ce premier jour au Fort Saint-Père, avec les concerts de Pond, Idles et Tame Impala.

C’est Aja, aka Clémence Quélennec, chanteuse du groupe La Femme qui ouvre ce jeudi le festival, sur la plage de Bon-Secours à Saint-Malo, avec un concert au bord de la piscine qui a su envouter touristes et festivaliers. Après cette introduction aux vents salées, le fervent public du festival a pu se mouvoir jusqu’au Fort-Père pour découvrir la suite des réjouissances.

Pond  

Projet collaboratif formé en 2008, c’est le petit frère de Tame Impala, Pond, qui a mis le feu aux poudres au Fort Saint-Père en offrant aux festivaliers leur efficace mélange pop-rock psychédélique aux accents australiens. Le concert est porté par Nick Allbrook, voix principale du groupe et leader magnétique, ponctuant le show de pas de danse impétueux, ainsi que de douces mélodies à la flûte traversière. La setlist, alliant anciens titres et nouveautés, a su procurer au public l’énergie nécessaire pour la soirée à venir.

Idles 

Groupe punk-rock originaire de Bristol, Idles passe juste après les irlandais de Fontaine D.C, offrant une bonne introduction aux britanniques, qui ont su conquérir les nombreux connaisseurs du groupe mais également les néophytes. À l’aide d’un show survolté, alliant intelligemment les titres des albums Brutalism sorti en 2017 et Act of Resistance datant de 2018, le groupe instaure une euphorie générale sur fond de riffs ravageurs et prend d’assaut le Fort Saint-Père. Ironique et colérique, le leader Joe Talbot et ses compères réussissent à créer une interaction avec les festivaliers en ponctuant leur concert de courts messages politiques et antifascistes. Idles était donc un must-see pour ce premier jour de festivités. Clin d’oeil à Jean-Marie, monté sur scène pour récupérer son portefeuille perdu en ce début de festival, et redonné en main propre par Mr. Talbot. Cette fiévreuse performance terminée, nous nous dirigeons alors vers Stereolab, offrant un moment de quiétude avant l’évènement de la soirée, le concert de Tame Impala.

Tame Impala 

Après leur passage remarqué au festival We Love Green en juin dernier, le groupe originaire de Perth nous retrouve en Pays Malouin pour un concert pop-rock psychédélique coloré et incontestablement calibré. Les couples s’enlacent, les mains se lèvent, les corps dansent et les confettis jaillissent. Véritable moment de grâce et rendez-vous de tous les festivaliers. Notre seul regret serait un show trop focalisé sur Currents, dernier album du groupe australien, laissant peu de place aux anciens titres, mis à part les quelques singles Elephant, Feels Like We Only Go Backwards ou encore Why Won’t You Make Up Your Mind ?. Un concert donc dénué de surprise mais bourré de plaisir. 

Fin de soirée

C’est finalement sur le DJ set de Jon Hopkins que nous quittons le Fort Saint-Père, après une (petite) déception vis-à-vis de l’artiste qui expose alors une mise en scène à l’esthétique cyberpunk insipide, constituant un ensemble relativement lourd.

Ce premier jour de festival se finit alors sur le concert de Lena Willikens. Ensuite, chacun se quitte pour s’offrir un repos mérité. Inquiets pour la météo du lendemain mais heureux, des couleurs dans les yeux et sûrs de se retrouver pour un second jour de festival plein de promesses après cette épuisante, mais radieuse et ardente soirée. Rendez-vous donc ce vendredi 16 aôut, à 18h30, pour la suite des hostilités. 

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