Carnet de voyage : une quinzaine de jours en Géorgie

Cet été, je suis partie pour la première fois en vacances avec mon copain. Nous avons choisi la Géorgie, destination peu commune mais qui promettait de belles surprises tant au niveau des paysages, que des monuments que de ses habitants.

Tbilissi : entre asphyxie et enchantement

Après environ 10 heures de vol et une escale à Athènes, nous sommes arrivés à 4 heures du matin à Tbilissi. L’idée était d’y passer cinq jours nous permettant à la fois de découvrir la ville et de faire des visites à la journée aux alentours.

Ce qui marque en entrant dans la capitale est le nombre impressionnant de voitures présentes sur la route ; elles sont tellement partout dans la ville que de nombreux passages souterrains pour piétons ont été créés. Outre un air parfois difficile à respirer, Tbilissi est aussi caractérisée par une chaleur écrasante l’été (entre 32 et 36°) et un grand nombre de touristes. Malgré cette impression d’étouffement, Tbilissi est une capitale paradoxale et étrange où il fait bon vivre. On peut passer sans problème de grandes avenues bondées où fleurissent les boutiques de luxe et les enseignes de fast fashion à d’étroites ruelles pleines de charmes remplies de petites boutiques indépendantes et de friperies basées en dessous du niveau de la rue.

Magasin handmade, Tbilissi. @ambre_sgr

Le chaos architectural de la capitale géorgienne impressionne. L’architecture de Tbilissi oscille entre des bâtiments hyper modernes, voire parfois futuristes comme le centre culturel Rhike Park, le Pont de la paix ou encore le palais de justice. Des bâtiments détruits, abandonnés, encore marqués par les différents tremblements de terre (comme en 2002), jouxtent ses bijoux de modernité. Le old tbilissi, plein de charme, est marqué lui par des restes de la domination soviétique.

Quartier Gldani, Tbilissi, © Tako Robakidze
Centre culturel à Rhike Park, Tbilisi, © Studio Fuksas

La Géorgie de l’est à l’ouest

Après ces cinq jours passés à Tbilissi et aux alentours, nous avons loué une voiture pour une sorte de road trip traversant le pays. Borjomi, Koutaïssi, Batoumi, Re-Borjormi, Vardzia, re-Tbilissi, nous avons parcouru quelque 2 000 km.

Ces 2 000 kilomètres ont été l’occasion d’en découvrir un peu plus sur ce pays qu’on ne connaissait pas du tout, perdu entre l’Europe de l’est et l’Asie. La première chose que l’on remarque, outre la conduite très particulière des Géorgiens, est la grande diversité des paysages. Dès la sortie de Tbilissi, on passe de zones très chaudes et désertiques à des paysages très verts et humides, avant d’arriver à la mer Noire, station balnéaire digne des côtes françaises les plus connues.

Paysage désertique, Géorgie. @ambre_sgr

Durant ce voyage nous avons pu, en nous arrêtant dans des restaurants au bord de la route, découvrir la gastronomie géorgienne. Parmi nos plats favoris, beaucoup de viandes grillées au barbecue, l’agneau aux aubergines, les poivrons confis dans des plats en terre et le poulet à l’ail. Les kachapuri sont les plats emblématiques, des sortes de longs pains creux avec du fromage, un œuf centre et deux noisettes de beurre. La bière est délicieuse. En revanche, il convient d’éviter le saumon au vinaigre qui se révèle être plus vinaigre que saumon.

Ce road-trip a aussi été l’occasion de faire la connaissance de Géorgiens. Au premier abord, beaucoup paraissent renfermés, mais après quelques instants on se rend très vite compte de leur gentillesse et de leur soif d’aider et de nous renseigner sur leur pays. Une rencontre avec un Géorgien sur le plus grand site troglodyte du pays, la ville de Vardizia, nous a aussi permis de ressentir l’attachement que qu’ont les locaux à leur histoire et leur passé.

Vardizia, ville troglodyte. @ambre_sgr

Faire autant de kilomètres nous a aussi permis de nous rendre compte que, à l’image de Tbilissi, le pays semble en constante construction. Que ce soit les routes, les bâtiments, les monuments, tout semble en fragile équilibre entre un passé difficile et un futur plein de promesses et de possibilités.

La Géorgie est un pays qui mérite amplement d’être découvert que ce soit d’un point de vue historique, culturel ou pour les amoureux de nature et de randonnée. Même si au début nous avons été un peu déroutés en arrivant dans le pays, nous y retournerons sûrement, surtout pour faire les randonnées plus que recommandées que nous n’avons pas eu le temps de faire faute d’une mauvaise organisation. La Géorgie est un pays à découvrir absolument, avant qu’elle ne devienne une destination épuisée par le tourisme de masse.

3 commentaires
  1. Bonjour, désolé, je me permets quelques corrections.. Il n’y a pas de vestiges de la guerre de 2008 a Tbilissi, car elle n’a pas eu lieu dans cette ville… Les bâtiments abîmés sont des vestiges du tremblement de terre…
    Ensuite, la mer qui borde la Géorgie est la Mer noire pas la Mer morte…
    Merci de rectifier
    Cordialement

  2. C’est toujours intéressant de lire les impressions d’autres voyageurs sur un pays que j’aime depuis longtemps. Mais il y a aussi des erreurs, la guerre de 2008 n’a pas laissé de traces sur les bâtiments à Tbilissi car ce n’est pas la que les affrontements ont eu lieu.Ensuite,la Georgie n’est pas au bord de la mer morte mais de la mer Noire. Il faudra donc y retourner

Laissez un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.