« Shazam! » – Un super-héros qui sort de l’ordinaire

Shazam! est le septième film de l’univers DC Comics. Réalisé par David F. Sandberg qui nous a habitué aux films d’horreur avec Dans le noir et Annabelle 2, le film est une bonne surprise et on en sort avec le sourire.

Ce nouveau long-métrage intronise un nouveau super-héros de l’écurie DC Comics : Shazam. Qui est-il ? Créé par C. C. Beck et Bill Parker, Shazam fit sa première apparition en 1940 sous le nom de Captain Marvel et devient alors très populaire. Afin d’éviter la confusion avec le Captain Marvel de l’univers Marvel, le personnage a dû être renommé Shazam en 2011. Concrètement, Shazam est un super-héros comme les autres en apparence… En apparence seulement car ce héros sculptural est en fait un ado un peu paumé, Billy Batson. Il lui suffit de crier « Shazam ! » pour devenir le super-héros qui signe des autographes et fascine Philadelphie. Seulement, à trop se montrer en spectacle, Shazam finit par attirer l’attention d’un super-vilain.

Le film, sorti le 3 avril 2019, est pourtant en préparation depuis les années 2000, mais a traîné en raison de changement de réalisateur et de société de production. Au niveau du casting, c’est Zachary Levi, vu récemment dans les séries Chuck et The Marvelous Mrs. Maisel, qui est choisi pour interpréter le super-héros. Il livre une très bonne prestation, tout comme les jeunes Asher Angel, qui joue le rôle de Billy Batson, et Jack Dylan Grazer (Ca, My Beautiful Boy), qui interprète Freddy Freeman. Mark Strong, qui joue le super-vilain, est excellent dans ce rôle de méchant, comme toujours ! On retrouve également Djimon Hounsou dans le rôle du sorcier.

La diversité des thèmes abordés fait que le film peut être rangé dans plusieurs genres différents. On peut donc retrouver de la comédie, de l’action, du fantastique et du drame.

L’importance de la famille

La famille, ou le besoin d’appartenance à une famille unie, est en effet un des sujets centraux. C’est grâce à ses pouvoirs par exemple que Billy va découvrir sa nouvelle famille, où il va vraiment se sentir chez lui, en pouvant la protéger et surtout en voulant le faire. Et puis sans Freddy qui est le spécialiste des super-héros, il ne serait pas le Shazam qu’il est.

Le docteur Thaddeus Sivana accompli sa vengeance en devenant quelqu’un d’important, un super-vilain, mais se retrouve au final seul. Le film veut faire comprendre que plus on est nombreux, plus on est fort. On peut compter les uns sur les autres, et on n’a pas à se battre seul dans la vie. La famille est une béquille sur laquelle se reposer et il ne faut jamais la laisser de côté, toujours en prendre soin. Le sujet du besoin d’appartenance rejoint le thème abordé plus haut. Les deux adversaires ont tous deux connus le sentiment d’être rejeté par leur famille, abandonné, et le méchant, plutôt que d’opter pour le pardon à l’instar de Billy, se retrouve dans la vengeance car sa haine est trop profonde, il a trop souffert. On en vient même à être triste pour lui, car il a vécu toute sa vie sans l’amour de personne, dédaigné par sa famille qui l’accuse d’être la cause d’un événement important.

La fascination des super-héros, de la part de Freddy en particulier, est une autre des idées développées. C’est le garçon qui apprend toutes les ficelles du métier à Billy, et grâce à cela, leur amitié va se construire et devenir solide. Avec cela, le sujet des rêves d’enfants est induit. Shazam! est d’ailleurs jonché de références à l’univers DC, et en particulier à Batman et surtout Superman que Freddy adule. D’autres clins d’œil sont également cités, comme pour la poupée Annabelle -que l’on retrouve dans Aquaman-, Rocky ou Big. David F Sandberg dira d’ailleurs que Shazam! est un mélange entre Superman et Big.

On passe un bon moment devant Shazam!, le film est fun, drôle ; émouvant parfois, on s’attache facilement aux personnages. Le mélange des genres est appréciable. Bien sûr, il ne faut pas y aller en s’attendant à voir un film DC « classique », assez sombre car Shazam! se rapproche davantage des films Marvel. Donc les puristes seront peut-être déçus, mais les autres passeront une séance agréable, avec un jeune super-héro qui prouve que ça peut arriver à n’importe qui !

Pour la suite des films DC, il faudra patienter jusqu’en 2020 avec Birds of Prey, centré sur Harley Quinn, et Wonder Woman 1984, la suite du premier film de la super-héroïne titre.

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