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Playlist – Souvenirs de la Nouvelle Vague

Suite à la disparition de Michel Legrand et d’Agnès Varda en ce début d’année, Maze vous propose ce mois-ci une playlist à l’image de ces deux figures phares de la Nouvelle Vague et du cinéma français, tout en musique et en hommage, forcément.

Jeanne Moreau & Serge Rezvani – Le Tourbillon (Jules et Jim, François Truffaut, 1962)

Autant commencer directement par une chanson, et pas n’importe laquelle : la plus emblématique de toute, celle qui reste dans toutes les têtes, touchée par la grâce et la beauté de Jeanne Moreau, et ce encore bien après la disparition de la grande dame en 2017.

Anna Karina & Serge Rezvani – Jamais je ne t’ai dit que je t’aimerai toujours (Pierrot Le Fou, Jean-Luc Godard, 1965)

Amoureux du Tourbillon, Godard exige du compositeur Serge Rezvani une chanson similaire pour son Pierrot le fou, en complément de la musique originale d’Antoine Duhamel, disparu en 2014. Chantée par Anna Karina ou Jeanne Moreau selon les versions, une déclaration d’amour en peignoir bleu pour le meilleur petit-déjeuner préparé au cinéma.

George Delerue – Thème de Camille (Le Mépris, Jean-Luc Godard, 1963)

Devenu rapidement aussi culte (sinon plus) que le film qu’il accompagne, cet adagio tragique se laisse toujours déguster avec mélancolie.


Miles Davis – Générique (Ascenseur pour l’échafaud, Louis Malle, 1958)

La légende veut que la bande originale du film fût improvisé et enregistré en une nuit, à Paris, tandis que les images du film tout juste bouclé par Louis Malle défilaient sous l’œil de Miles Davis et de son nouveau quintet. Une partition nocturne fondamentale et à la classe inégalée.

Martial Solal – Duo (À Bout de Souffle, Jean-Luc Godard, 1960)

Le duo que l’on retient dans À Bout de Souffle, c’est bien-sûr avant tout celui formé par Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg. Mais c’est aussi ce petit air de jazz écrit par Martial Solal, bande originale idéale de nos fuites amoureuses.

Paul Misraki – Le Doulos (Le Doulos, Jean-Pierre Melville, 1962)

Hommage méconnu aux films noirs américain, quelque peu marge dans la Nouvelle Vague, Le Doulos révèle un Melville maître de son art, un Belmondo incapable et Paul Misraki, déjà compositeur de plusieurs partitions pour des auteurs d’anthologie, à la musique.

Jean Constantin – École Buissonnière (Les Quatre Cents Coups, François Truffaut, 1959)

Les frasques du jeune Antoine Doinel, incarné par le jeune Jean-Pierre Léaud pour la première réalisation de Truffaut, sont indissociables de la musique espiègle de Jean Constantin.

Serge Gainsbourg – Angoisse (L’eau à la bouche, Jacques Doniol-Valcroze, 1960)

Si l’on ne présente plus la chanson-titre du film, il serait faux de penser que la contribution du grand Serge se limite à cela. Jugez-vous même avec cette Angoisse relativement tranquille et jazzy à souhait.

Nicole Croisille, Pierre Barouh & Francis Lai – Un homme et une femme (Un homme et une femme, Claude Lelouch, 1966)

Si le film ne fait pas vraiment partie du mouvement de la Nouvelle Vague, il n’en possède pas moins tous les charmes et artifices. A l’image de la ritournelle si fameuse de Francis Lai, qui nous a quitté l’automne dernier. Comment ça vous l’avez déjà dans la tête ? Ne nous remerciez pas.

Corinne Marchand & Michel Legrand – Sans Toi (Cléo de 5 à 7, Agnès Varda, 1962)

Impossible de finir sans évoquer l’unique collaboration entre Agnès Varda et Michel Legrand. Deux disparitions nous laissant comme des orphelins, sans toi, sans eux.

AMOUREUX DES SONS, DES MOTS ET DES IMAGES, DE TOUT CE QUI EST UNE QUESTION D'ÉMOTION, DE RYTHME ET D'HARMONIE.

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