Cannes 2019 – Des premiers films à l’honneur pour la Quinzaine des réalisateurs

Après les films en lice pour la Palme d’Or, le festival de Cannes lève le voile sur le cru 2019 de la Quinzaine des réalisateurs.

Le nouveau délégué général Paolo Moretti a dévoilé la programmation mardi de la Quinzaine des réalisateurs, qui se déroulera du 15 au 25 mai. Bertrand Bonello, Rebecca Zlotowski, Quentin Dupieux et de nombreux nouveaux venus sont attendus sur la Croisette.

Des premières et secondes fois

Sur les vingt-quatre réalisateurs de longs métrages de la sélection, seize font leur première entrée au festival. Paolo Moretti soulève ce point qu’il définit comme assez révélateur de cette 51ème édition : à l’image de l’affiche qui symboliserait selon lui l’élan impulsif, le mouvement perpétuel du système cinématographique, cette année le comité puise dans le cinéma contemporain des noms encore inconnus afin de concrétiser cette idée.

Par ailleurs, de nombreux réalisateurs y présentent leur second long-métrage. C’est le cas de Nicolas Parisier avec Alice et le Maire, du géorgien Levan Akin avec And Then We Dance, de l’américain Robert Eggers avec The Lighthouse ou encore de Babak Anvari, Wounds. Quelques retours sont notables : Quentin Dupieux, avec son film d’ouverture Le Daim ou le philippin Lav Diaz avec Ang Hupa (The Halt).

Une cartographie assez française

La sélection regroupe à elle-même une dizaine de films français. On y retrouvera des noms d’acteurs déjà bien ancrés dans le cinéma français contemporain : Jean Dujardin en ouverture, Fabrice Luchini, Fanny Ardant, Philippe Katerine en clôture. Sur une vue d’ensemble, la dernière édition du festival semblait réunir de nombreux pays asiatiques. Cette année, le festival donnerait davantage la parole au cinéma africain et plus précisément maghrébin. Si pour Paolo Moretti, les critères cartographiques ne sont absolument pas décisoires et que cette répartition se fait aléatoirement, le festival se réjouit de pouvoir montrer au public ces éclats visionnaires en provenance du monde entier. Dans la sélection de la Quinzaine, les Etats-Unis sont présents avec trois films : Wounds de Babak Anvari, The Lighthouse de Robert Eggers, et Give Me Liberty de Kiril Mikhanovsky. La Tunisie, le Brésil, l’Autriche, le Danemark, la Chine, l’Argentine sont aussi au rendez-vous et promettent un panorama du cinéma du monde très divers.

Le cinéma de genre à l’honneur

C’est un peu le fil conducteur de la programmation de la 51 ème édition de la Quinzaine. Cinéma fantastique avec Les Particules de Blaise Harrison , d’anticipation avec Lav Diaz et son film Ang Hupa, cinéma d’horreur avec Wounds ou encore univers surnaturel avec les zombies de Bertrand Bonello. Les comédies sont aussi attendues: comédie politique avec Por el dinero d’Alejo Moguillansky ou Yves, le film de clôture de Benoît Fogeard qui met en scène une histoire entre un rappeur et son frigo doté d’une intelligence artificielle. Les portraits féminins sont présents et soulignés: dans Lillian de Andreas Horwath, Une Fille Facile de Rebecca Zlotowski, ou Sem Seu Sangue d’Alice Furtado qui aborde le désir féminin. Même si le nombre des réalisatrices reste minoritaire face au nombre de réalisateurs, les thèmes abordés revendiquent eux-même la recherche d’un certain équilibre. Finalement, révélateurs des mouvements sociaux actuels, de nombreux longs métrages sont à visée politique et abordent des dynamiques sociales contemporaines qui agitent la société: On va tout péter de Lech Kowalski, Alice et le Maire de Nicolas Parisien ou même Tlamess d’Ala Eddine Slim qui pose la question de la représentation de la masculinité dans le monde arabe.

Longs métrages

  • Alice et le Maire – Nicolas Parisier
  • And Then We Danced– Levan Akin
  • Ang Hupa (The Halt) – Lav Diaz
  • Cancion sin nombre (Song Without A Name) – Melina Leon
  • Le Daim – Quentin Dupieux
  • Ghost Tropic – Bas Devos
  • Give Me Liberty – Kirill Mikhanovsky
  • Hatsukoi (First Love) – Takashi Miike
  • Hum zhe chang zhe (To Live to Sing) – Johnny Ma
  • Koirat eivat kayta housuja (Dogs Don’t Wear Pants) – Jukka-Pekka Valkeapaa
  • The Lighthouse – Robert Eggers
  • Lillian – Andreas Horwath
  • Oleg – Juris Kursietis
  • On va tout péter (Blow it to Bits) – Lech Kowalski
  • Les Particules – Blaise Harrison
  • Parwareshgah (The Orphanage) – Shahrbanoo Sadat
  • Perdrix – Erwin Le Duc
  • Por el dinero (For the Money) – Alejo Moguillansky
  • Sem seu sangue (Sick Sick Sick) – Alice Furtado
  • Tlamess – Ala Eddine Slim
  • Une fille facile (An Easy Girl) – Rebecca Zlotowski
  • Wounds – Babak Anvari
  • Yves – Benoît Fogeard
  • Zombi Child – Bertrand Bonello

Courts et moyens métrages

  • Deux soeurs qui ne sont pas soeurs – Beatrice Gibson
  • Les Extraordinaires Mésaventures de la jeune fille de pierre – Gabriel Abrantes
  • Grand Bouquet – Nao Yoshigai
  • Hay tinh thuc Và san sang (Stay Awake, Be Ready) – An Pham Thien
  • Je te tiens – Sergio Caballero
  • Movements – Dahee Jeong
  • Olla – Ariane Labed
  • Piece of Meat – Jerrold Chong & Huang Junxiang
  • Plaisir fantôme – Morgan Simon
  • That Which Is to Come Is Just a Promise – Flatform

Pas encore de commentaires

Les commentaires sont fermés