AGENDART – Avignon cru 2019

Tous les quinze jours, la rédaction “Art” de Maze vous propose une sélection d’événements culturels à ne pas manquer.

Théâtre – Le programme du Festival Avignon 2019

La semaine dernière a été dévoilé le programme – plutôt alléchant – de la 73ème édition du Festival d’Avignon qui se tiendra du 4 au 23 juillet prochain mais le programme. Après l’Afrique en 2017 et le genre en 2018, le thème de cette année sera l’Odyssée. Le programme fait la part belle aux artistes installés puisqu’on retrouvera les français Pascal Rambert dans la Cour d’Honneur, Macha Makaieff (directrice de La Criée à Marseille) à la FabricA pour un travail sur la Alice de Lewis Caroll ou Jean-Paul Vincent pour une adaptation de L’Orestie d’Eschyle. On retrouvera aussi la brésilienne Christiane Jatahy qui s’attaquera cette fois-ci à l’œuvre d’Homère et (ô joie !) le russe Kirill Serebrennikov (Leto). Bien qu’assigné à résidence en Russie, ce dernier tentera de mettre en scène, via ses assistants, sa nouvelle pièce sur la figure de Ren Hang, jeune photographe chinois récemment suicidé et actuellement exposé à la Maison européenne de la Photographie à Paris. Les réservations ouvriront le 11 juin sur internet, ce qui laisse le temps d’explorer en détail le reste du menu !

Informations : http://www.festival-avignon.com/fr/la-programmation

Edouard Vuillard – Jardins publics: La promenade (détail) – (c) The Muséum of Fine Arts, Houston

Exposition – Les Nabis à l’honneur au Musée du Luxembourg

Comme en écho à l’exposition Le « Talisman » de Sérusier, une prophétie de la couleur au musée d’Orsay, le Musée du Luxembourg consacre une exposition au mouvement Nabi dont Paul Sérusier fut justement la figure de proue. Ce courant postimpressioniste d’avant-garde de la fin du XIXème siècle auquel appartenaient également Paul-Elie Ranson, Maurice Denis, Pierre Bonnard et Edouard Vuillard est l’objet d’une exposition qui met en avant leur travail sur le décor.  Le Musée du Luxembourg propose un parcours initiatique de l’esthétique nabi, depuis les décors de femmes en plein air aux thématiques symbolistes, en passant par les toiles d’intérieurs de Vuillard. Les commanditaires des œuvres, les amis et les inspirations essentielles des artistes nous sont enseignés tout au long de la visite, sans omettre le dialogue central entre aplats des peintures nabis et estampes japonaises. Bien que courte et concise, l’exposition dévoile les supports variés de la production de ce mouvement artistique (peinture, tapisserie, papier peint, vitrail, céramique…), illustrant ainsi la volonté de ses membres d’abolir la frontière entre art et artisanat.

Les Nabis et le décor, Musée du Luxembourg, jusqu’au au 30 juin 2019, ouvert tous les jours de 10h30 à 19h, nocturne les lundis jusqu’à 22h.

Les acteurs du Voyage de G. Mastorna – Photo : Vincent PONTET

Théâtre – Fellini au Théâtre du Vieux-Colombier

En ce moment, il faut croire qu’aller à la Comédie-Française c’est comme aller au cinéma. Il y du Bergman (Fanny et Alexandre de Julie Deliquet), du Visconti (Les Damnés d’Ivo Van Hove) et maintenant du Fellini. Jusqu’au 5 mai, Marie Rémond porte à la scène Le voyage de G. Mastorna, le projet monstre que le cinéaste n’a jamais eu l’occasion de mener à terme. Violoncelliste, sorte de double de fiction de Fellini, Giuseppe Mastorna meurt dans un accident d’avion et va entamer un long voyage dans l’au-delà. Un au-delà sauce Fellini évidemment, sans nuages duveteux ni angelots. En effet, pour l’italien, il n’y a aucune raison qu’après la mort, ce ne soit pas « le même foutoir que celui que nous avons ici sur terre ». Sur scène, Marie Rémond a choisi de montrer le réalisateur au travail et en proie à des doutes grandissants qui le conduiront à abandonner le projet. La pièce souffre de quelques longueurs et le dispositif, bien qu’inventif, peine un peu à évoquer la démesure du maestro italien. Toutefois, comme d’habitude au Français, la prestation des acteurs (Laurent Laffitte et Georgia Scalliet en tête) assure de passer un très bon moment.

Le voyage de G. Mastorna, mise en scène de Marie Rémond d’après Federico Fellini. A la Comédie-Française (Théâtre du Vieux Colombier) jusqu’au 5 mai. Tarif : 13-28€. Informations pratiques et réservations :Comédie-Française


Chloë Braz-Vieira

Rédactrice en chef de la rubrique art. Toujours quelque part entre un théâtre, un film, un ballet, un opéra et une expo.

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