ART

Fiac 2017 : Paris, toujours plus capitale

La 44ème édition de la Foire Internationale d’Art Contemporain s’ouvre ce jeudi 19 octobre à Paris, dans un paysage artistique en pleine effervescence. Si le lieu des festivités reste avant tout le Grand Palais, la foire étend son emprise avec le Petit Palais, mais aussi le jardin des Tuileries et de nombreuses galeries partenaires à travers la capitale. Nous vous proposons une sélection d’incontournables de cette édition.

La rentrée de l’art moderne et contemporain à Paris est marquée par des expositions phares, telles que “Être moderne : le MoMA à Paris”, présentée à la Fondation Louis Vuitton, ou encore l’exposition Irving Penn au Grand Palais, tout comme la rétrospective consacrée à Gauguin, et celle offerte à André Derain au Centre Pompidou. De manière générale, l’offre est foisonnante et donne à cette Fiac une dynamique qui n’a pas été observée depuis plusieurs années dans le domaine.

Le retour du design

La Fiac était le premier événement international d’art à recevoir des designers dans ses galeries, en 2004. Depuis quelques années, cela s’était arrêté en raison de contraintes d’accueil, mais Jennifer Flay, qui dirige l’événement, a décidé de réintégrer cette année cinq galeries de design. On peut notamment y découvrir, à la galerie Kreo (stand 0.D48), qui les héberge depuis plusieurs années, une “chaîne” de lumière imaginée par les frères Ronan et Erwan Bouroullec.

Courtesy : galerie Kreo – Ronan et Erwan Bouroullec

En dehors du Grand Palais

Le cœur de l’événement se trouve toujours au sein de la nef et des salons du Grand Palais. Pour autant, il suffit de sortir de la station de métro “Champs Elysées – Clémenceau” pour s’en apercevoir : la Fiac a réinvesti l’espace public. L’avenue Winston-Churchill est de nouveau accessible aux seuls piétons, et laisse donc la place, une nouvelle fois, à l’art, et à la découverte, avec un passage simple entre le Grand et le Petit Palais. Au sein des collections permanentes du Petit Palais, on peut également trouver des oeuvres présentées au sein de la Fiac. Toutes proportions gardées, et même si l’événement reste loin des voeux pieux de “démocratisation culturelle”, la Foire souhaite être perçue dorénavant non plus comme seulement un lieu de rencontre entre professionnel.lle.s des arts visuels, mais aussi comme un événement international de découverte voire d’initiation pour le grand public.

Cette volonté est visible aussi à travers le nombre d’oeuvres présentées “On site” et “Hors les murs”, que ce soit dans le jardin des Tuileries ou ailleurs dans Paris : plus de soixante-dix. Il n’y en a jamais eu autant.

Stéphanie Saade : le chemin du retour – Courtesy de l’artiste et de la galerie Barrault

Des trésors incomparables

Au travers des pérégrinations à travers les stands de ce salon international, on découvre beaucoup de choses. Parfois, l’oeil est attiré, intrigué, surpris, par des artistes émergent.e.s ou quasi-inconnus, notamment à l’étage du Grand Palais, dans le secteur “Lafayette”, qui met à l’honneur de jeunes galeries, cherchant à faire émerger de jeunes artistes. Parfois, aussi, après avoir parcouru des centaines de mètres en errant sans autre but que de trouver la perle rare, il peut arriver que ce soit de véritables trésors, qui soient accrochés. C’est ainsi par hasard que l’on peut tomber sur une pièce de Nicolas de Staël, Arbres et maisons (Paysage) présenté à la galerie Applicat-Prazan (stand 0.C27) et estimée à 4 200 000 € ou de Robert Delaunay chez Le Minotaure (stand 0.E38) ou encore de Niki de Saint Phalle chez Vallois (Stand 0.A58).

Robert Delaunay : La tour Eiffel et l’Avion (1925) – Courtesy Galerie Le Minotaure

Si la Fiac reste avant tout un événement pensé pour des collectionneurs, qui peuvent, à coups de milliers, centaines de milliers voire millions d’euros, acquérir les œuvres les plus en vue du moment, l’événement semble s’efforcer de permettre à toutes et à tous de profiter d’une vision globale de ce qu’est le “monde” de l’art contemporain aujourd’hui.

Auteur·rice

Co-fondateur, directeur de la publication de Maze.fr. Président d'Animafac, le réseau national des associations étudiantes. Je n'occupe plus de rôle opérationnel au sein de la rédaction de Maze.fr depuis septembre 2018.

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