MUSIQUE

DJ Pone revient en solo avec Radiant, un premier album éclatant

Début octobre, Maze a eu la chance d’être invité à la soirée de lancement de l’album de DJ Pone, un « dîner entre amis » organisé à la maison Sonos au cœur du 17ème arrondissement de Paris. On vous propose un petit aperçu de l’événement, et une chronique de ce premier album envoûtant.

Dès notre arrivée à la maison Sonos, nous voilà accueillis par DJ Pone en personne et par l’équipe. C’est tout de suite familier, chaleureux, et tout le monde se fait la bise : on a le sentiment agréable d’arriver en soirée chez un pote, et c’est exactement le genre d’ambiance que cherche à créer Sonos à travers le concept de cette maison. Tout est meublé et décoré avec goût, avec une belle place pour le design français et une atmosphère propre à chaque pièce. Le souci est dans les petits détails qui font de ce lieu un endroit qui a l’air habité, du salon convivial jusque dans les chambres. Les étagères sont agrémentées des petits objets, des CDs, des figurines, des affiches, qui sont la touche personnelle de l’hôte de ce soir. Le buffet est extra, les invités aussi (on aura croisé entre autres Orelsan, Superpoze, Kyan Khojandi et Izia Higelin…), et à l’étage, on peut écouter l’album en exclusivité dans une pièce confortable et plus feutrée. On échange deux trois mots avec un Pone ravi de sa soirée : normal en même temps, puisqu’il fête le lancement de son premier album vraiment solo, après 20 ans d’une carrière déjà très étoffée.

Après avoir œuvré en tant que DJ renommé au sein entre autres de la Scred Connexion et de Birdy Nam Nam, ou encore aux côtés des Casseurs Flowters, Thomas Parent -alias Pone- se lance donc sous son seul nom avec Radiant. Ce premier album se rapproche un peu du travail commencé avec Sarh, projet intimiste et scintillant mené avec José Reis Fontao, du groupe Stuck In The Sound. Pone est un défenseur de la musique faite à plusieurs, et il s’entoure encore très bien ici, avec Superpoze à la co-réalisation, Boogie Vice aux arrangements, et des beaux featurings vocaux rassemblant Isles, Jaw, Louisahhh et Sage. C’est un album qui nous entraîne comme un élan, une nouvelle impulsion, comme dans un film où on oscille entre montées en puissance et éclats empreints de douceur. Avec Radiant, Pone s’affirme comme producteur et s’éloigne sans doute un peu de son étiquette de DJ pour façonner ce premier album solo et ses nuances travaillées.

Radiant s’explore en 13 titres, tout en lumières et en textures, comme l’introduit First Light, le premier morceau. On glisse ensuite vers l’entraînant Heart Swings, sur lequel le chanteur Jaw déroule sa voix planante. C’est une autre voix très riche et texturée qu’on trouve avec Isles sur deux morceaux qui s’enchaînent (Ingenue et Take 2). Ces voix font écho à celle de Sage, qui pose la sienne sur l’électrisant Slow Motion, et se répondent dans une harmonie qui donne une vraie cohérence à l’ensemble vocal de l’album. On rencontre également la DJ et chanteuse Louisahhh dont le timbre ensorcelant donne au morceau Thrill des airs d’incantation électro.

Les morceaux instrumentaux ont quelque chose de lancinant, de très physique, comme on le ressent justement avec le troisième titre de l’album, Physical Element. Certains morceaux sont piqués d’une nervosité latente, notamment le trépidant Mad Boys, mais il règne une douceur diffuse dans les mélodies, à travers lesquelles on évolue comme dans un mirage au fil des transitions précises mais sans heurts. Le dernier titre, Highways, sur lequel on retrouve la voix de Jaw, nous envole et nous donne une furieuse envie de prolonger le voyage en boucle.

Auteur·rice

Etudiante en cinéma à la Sorbonne Nouvelle, passionnée d'art et de culture, et aimant en parler.

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