MUSIQUE

Rencontre avec Synapson – « On considère Synapson comme une personne »

Paul Cucuron et Alexandre Chiere composent le groupe électro Synapson. Nous avons pu les rencontrer alors que leur dernier titre, Blade Down, en collaboration avec Tessa B, est sorti la veille de leur passage sur la scène de Papillons de Nuit.

Comment composez-vous votre musique ?

On travaille souvent à distance, nous avons chacun notre studio. On s’envoie les idées que nous avons et si ces idées plaisent à l’un et l’autre, on les garde. On se voit ensuite pour finaliser les morceaux dans un des deux studios. Mais après sept ans, il est rare qu’une maquette ne plaise pas à l’autre. Inconsciemment on compose pour Synapson puisqu’on considère vraiment Synapson comme une personne.

Et il est né comment Synapson alors ?

Alexandre : On se connaît depuis un peu plus de vingt ans, on devait avoir 8 ans. Nous allions dans la même résidence en vacances, à Biarritz. C’est d’abord une amitié avant d’être une relation professionnelle, même si les deux sont liées puisque la musique a toujours fait partie de nos discussions, à n’importe quel âge. Il y a sept ans, Paul est arrivé à Paris c’est à ce moment là que nous avons acheté nos premiers instruments et nous avons donné vie à Synapson.

Paul : Avant le groupe je travaillais à Radio Campus Toulouse, je passais déjà les productions d’Alexandre. C’était un peu l’embryon de Synapson comme nous sommes un peu influencés par tout. A l’époque j’écoutais de tout, je diffusais de tout.

Qu’est-ce-qui vous a donné envie de vous lancer dans la musique ?

Alexandre : Mes parents jouaient au piano, j’ai d’ailleurs pris des cours jusqu’à 15 ans. Mon père m’a aussi initié à la percussion, il était batteur lorsqu’il était plus jeune. Mon grand-père m’a beaucoup influencé pour le jazz et mon père écoutait beaucoup la house qui sortait dans les années 1990.

Paul : Mon grand frère m’a fait découvrir les platines et il s’est ensuite passionné pour les belles restitutions, c’est ce qui m’a influencé pour les couleurs de la musique. Après j’ai rencontré Alexandre qui a fini de faire ma formation.

Y a-t-il des collaborations dont vous rêvez ?

Il y en a plein… Ibeyi, James Blake, ou FKJ qu’on aime vraiment beaucoup. Nous, on veut collaborer surtout avec des chanteurs ou des artistes qui font des choses que nous ne sommes pas capables de faire. Il faut qu’artistiquement ça apporte quelque chose. On a aussi passé quelques moments avec Nekfeu, quelques mails ont été échangés mais rien n’est acté. On aime bien, c’est un mec de notre génération. En général on écoute tout ce qui se fait et quand c’est français c’est un double bonus.

Vous avez beaucoup de dates de prévues dans les festivals, beaucoup de concerts complets comment vous vivez ça ?

Ça fait un an que le public s’est élargi et nous sommes vraiment ravis que les gens viennent nous voir.

Auteur·rice·s

Journaliste en terre bretonne, je vagabonde entre les pays pour cultiver ma passion de théâtre, de musique et de poivrons (surtout de poivrons). J'essaie tant bien que mal d'éduquer à l'égalité entre les sexes, il paraît qu'on appelle ça le féminisme. J'aime bien les séries télé dans mon canapé et passer des soirées dans les salles obscures. Bref, peut-être ici la seule personne normale.

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