MUSIQUE

Chantier des Francos : Laurent Lamarca et Lewis Evans à la Maroquinerie

La tournée du Chantier des Francofolies et de la SACEM passait fin octobre par la Maroquinerie, proposant pour l’occasion un concert à plusieurs têtes, un avant goût prometteur du festival rochelais qui se déroule en juillet.

C’est dans un cadre très agréable et avec beaucoup de tendresse que l’on a fait la connaissance de Laurent Lamarca et de ses musiciens. Cet auteur, compositeur et interprète à la candeur singulière nous a offert un show arc-en-ciel, proposant des chansons en français touchantes, tant son personnage est émouvant. Accompagné de quatre musiciens énergiques et enthousiastes, les sourires sont communicatifs, la salle semble conquise. Il nous présentait alors son nouvel EP Borderlune, dont la chanson éponyme résonne autant dans les bouches de ses acolytes que dans nos têtes les jours suivants. On pourrait lui reprocher ses paroles niaises, passe-partout, et ses thèmes bateau, mais l’authenticité qui semble habiter Laurent Lamarca et la douceur de sa voix qui nous rappelle celle de Jean Louis Aubert l’exempte de toute remarque désagréable. C’est qu’il ne faudrait pas freiner la relève d’une variété française en pleine croissance, empreinte de simplicité et de sincérité.

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© Maze

Il était suivi par Lewis Evans, ce dandy de Liverpool que Maze suit depuis quelques temps. Sa voix de crooner, sa pop déjantée presque désuète ainsi que son audace sans pareille embarque dans un autre univers son public, qui semble prêt à le suivre jusqu’au bout de la nuit si ce n’est plus loin. Fidèle à lui même, c’est un Lewis extraverti, romantique et talentueux qui redonne tout son sens à l’expression spectacle vivant. Il présentait ici son nouvel album Halfway to Paradise. Encore une fois, la joie et l’enthousiasme sont au rendez-vous. Ayant été leader du groupe de Lanskies et d’Aftersex, ce n’est que depuis peu qu’il s’est lancé dans ce projet solo. Il semble se lâcher comme jamais sur scène : il danse, il vibre, à l’image de sa voix. Cette soirée sympathique s’achève avec une reprise de Love Letters de Metronomy alors que le public réclame un rappel, nous laissant sur notre faim, trépignant d’impatience avant la prochaine édition des Francofolies qui aura lieu en juillet prochain à la Rochelle.

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