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Les looks en vue pour printemps – été 2016

Si pour certains le mois d’octobre qui marque le début de l’automne rime avec déprime, d’autres se réjouissent davantage, car c’est également le mois de la Fashion Week à Paris. Aucun autre évènement n’apporte autant de créativité à la ville qui, pendant ces quelques jours, semble complètement transformée. De belles mannequins courant d’un défilé à un autre, des blogueurs de mode remarquablement vêtus aux défilés magnifiques, la capitale de la mode revit en pleine splendeur. Petit reportage des défilés du Prêt-à-porter en images.

En comparant les défilées de différents créateurs, la chose la plus surprenante est que le noir et le blanc dominent la plupart de collections – pas la chose la plus évidente si on considère qu’il s’agit bien des collections de printemps / été, qui d’habitude, sont beaucoup plus colorées. Mais peu importe, on se réjouit des interprétations innovatrices de la petite (ou longue) robe noire, qu’elle soit sporty, volumineuse, ornée de petits détails presque folkloriques ou d’une simple élégance, c’est un grand classique qui sera toujours à la mode et qui continuera à nous accompagner à n’importe quel évènement, jour et soir.

Comme la petite robe noire, la petite robe blanche nous reste fidèle au cours des saisons. Pas moins convertible, on la trouve romantique chez Alexander McQueen ou épurée avec un air de futurisme chez Rick Owens. Chez Chloé, elle nous fait penser à l’été et aux années 70 tandis que chez Vivienne Westwood, elle est inspirée du Carnaval de Venise.

A part le noir et le blanc, le couleurs les plus en vogue en printemps seront le le rouge et le rose. Il est scientifiquement prouvé que ces deux nous mettent en bonne humeur, et en regardant les tenues en rose pastel et fluo, il n’y a plus aucun doute là-dessus. Maille, soie ou tulle, coupe rectiligne ou fantaisie, quelles que soient la matière et la forme, le rose et le rouge vont nous donner la pêche au printemps.

Une autre couleur était très présente sur les podiums : le beige. Longtemps traité de ringard, le beige se montre désormais plus moderne grâce aux lignes épurées, coupes étroites et matières variées, comme notamment le cuir et la soie.

En contraste avec les collections très sobres de Yohji Yamamoto, Rick Owens et Saint Laurent, il y avait un vrai feu d’artifice de couleurs sur les podiums d’autres créateurs. Des imprimés colorés sur des coupes inhabituelles ; c’est ainsi que Vivienne Westwood, Sonia Rykiel et Issey Miyake mettent du fun dans leurs collections. Chez Junya Watanabe, l’effet fort des couleurs flashy est encore intensifié grâce aux accessoires surdimensionnés, inspirés du vorticisme. Plus calme, mais pas moins audacieuses, les pièces des collections Alexander McQueen, Paco Rabanne et Chloé amènent un vent frais.

Jamais démodées, les paillettes et les matières brillantes sont de retour. Les robes scintillantes inspirées du disco des années 70 transforment les podiums en dancefloor chez Sonia Rykiel. Loewe montre une version plus innovatrice de la paillette, en utilisant des formes en verre pour donner un effet de brillance aux vêtements. Déclinée en tenues plus minimalistes, la tendance glitter est également présente dans les collections de Rick Owens, Paco Rabanne, Mugler et Loewe qui nous montrent comment adopter le look en journée.

Une autre tendance qui s’est annoncée au cours de la Fashion Week, c’est le recours aux motifs traditionnels et du folklore.  Stella McCartney revisite le tartan écossais, Emanuel Ungaro s’inspire de la culture du gaucho argentin. Chez Sacai les ornaments combinés avec le bleu marine font penser aux uniformes des tsars russes.

A chaque défilé correspondait un portrait de la femme. Classique, sportive, élégante, aventurière, fêtarde, traditionnelle ou punk, quelle que soit l’égérie des créateurs, les collections ne manquaient pas de personnalité. Parmi toutes ces interprétations, le contraste le plus remarquable se faisait entre la rigueur et la sensualité. D’un côté, la veste masculine revisitée. De l’autre, des robes et nuisettes en partie transparentes.

Chez Saint Laurent, les deux se complètent dans un seul look. La robe nuisette combinée avec le diadème (choix d’accessoire inspiré par Courtney Love) donne un air de fragilité tandis que la veste apporte une touche rock. Également rock, et presque sauvage, c’est la veste sans manches en cuir chez Haider Ackermann, accentuée avec des franges. Volumineuse chez Stella McCartney et Chloé, étroite et près du corps chez Dior, la veste masculine apporte de l’attitude à n’importe quel ensemble. Emanuel Ungaro et Elie Saab montrent aussi qu’elle se marie bien avec des imprimés apportant un peu de douceur.

Afin d’intégrer un jeu entre transparence et opacité, les créateurs misent sur un mix de matières. Alexander McQueen et Elie Saab ont conçu des robes romantiques et extrêmement féminines. La matière clé ici, c’est la dentelle – comme chez Céline et Saint Laurent, d’ailleurs où elle transforme la nuisette en robe du soir. Mugler réinvente la résille en ajoutant des détails en métal, faisant ainsi penser aux cottes de mailles du militaire. Chez Chanel et encore Alexander McQueen, la résille apporte un air grunge tandis que chez Loewe, la transparence est integrée en tant que jupe futuriste.

Bien que les tendances qui s’annoncent pour printemps – été soient très variées, ce que tous les looks ont en commun (même les plus rebelles), c’est leur sophistication. Des pièces classiques sont revisitées et en ressortent transformées, grâce à un jeu entre volume et raideur, coupe et couleur, simplicité et opulence. Les matières, quant à elles, donnent une tournure moderne à chaque vêtement. Ainsi, les nouvelles collections des créateurs mettent du peps dans le Prêt-à-porter et donnent de l’allure à celles qui les portent.

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