2014, l’année du Dirigeable

L’année 2014 aura été une riche année pour le groupe Led Zeppelin. En effet, en juin dernier sortaient en version remasterisée les trois premiers albums d’un des groupes ayant donné naissance au hard-rock. Supervisé par le mage noir et guitariste de génie Jimmy Page, Led Zeppelin I, II, et III regorgent de titres live, de versions alternatives et de morceaux instrumentaux. Quatre mois plus tard ressort la suite de l’œuvre du dirigeable, Led Zeppelin IV et le cinquième opus, The House of the Holy.

Voici un petit aperçu des bonus  du premier album :

Led Zeppelin I (1968)

En plus de l’album  remasterisé, on retrouve ici un live enregistré à l’Olympia de Paris en octobre 1969. On peut entendre la voix de Robert Plant bien mise en avant, tous les instruments sont bien audibles. Il y a d’abord l’intro de Good Times Bad Times, puis  Communication Breakdown vient en entier. Le lancinant blues rock de I Can’t Quit You Baby suit le premier morceau nouveau. S’en suit le démoniaque Heartbreaker et son célèbre solo,  puis vient l’extraordinaire Dazed and Confused, toujours couverte d’éloges. En live ça se comprend d’autant mieux que Page s’amuse beaucoup avec son archer, ce qu’il n’a pas trop le temps de faire sur la version enregistrée, la version live durant 9 minutes de plus que sa consœur. La chanson qui suit est une petite merveille instrumentale. White Summer/Black Mountain Side, une chanson uniquement faite à la guitare est un mélange de musiques orientale, indienne, folk, bref, toutes les influences dans lesquelles le groupe puisait pour ses compositions. Des percussions se joignent à la guitare au bout de cinq minutes. Black Mountain Side est présente sur Led Zeppelin I, quant à White Summer, elle a été intégrée à l’album Coda en 1982, bien après sa composition donc. Après la démonstration à la guitare de Page, on est emmenés dans les Etas-Unis profonds, dans les bars miteux où se joue le blues comme celui qui sort des tripes de Plant sur You Shook Me. S’en suit un solo de batterie de 9 minutes 21 exécuté par feu John Bonham, Moby Dick, et présent sur Led Zeppelin II.  L’album finit avec How Many More Times, qui est un medley de plusieurs chansons où l’on peut reconnaître le riff de Whole Lotta Love.

John Paul Jones, Robert Plant, John Bonham et Jimmy Page dans les années 70 crédits : Facebook.fr
John Paul Jones, Robert Plant, John Bonham et Jimmy Page dans les années 70
crédits : Facebook.fr

Mais cette année 2014 ne se résume pas à ces 5 albums. En effet, le livre Led Zep : Gloire et décadence du plus grand groupe du monde de Barney Hoskyns est également sorti cette année. Il regroupe uniquement des témoignages de l’entourage du groupe et du groupe lui-même parfois et se centre surtout sur les personnes de l’ombre plus que sur le groupe en lui-même, ce qui est intéressant, si on est un grand fan du groupe.

Toujours au rayon livre, Conversation avec Jimmy Page de Brad Tolinski est un recueil d’interview du guitariste. Ce dernier a aussi sorti cette année encore une autobiographie en image Jimmy Page by Jimmy Page, disponible uniquement en Angleterre, mais aussi sur divers sites. Edité par Genesis Publications qui est réputé pour ses beaux livres, cet album ne compte pas moins de 513 pages ! Un cadeau qui ne pourra que faire plaisir à un érudit du groupe !

De son côté, Robert Plant a sorti un nouvel album, Lullaby and… the ceaseless roar. Quant à John Paul Jones, son album Cloud to Ground  en collaboration avec Deathprod, un artiste norvégien, est sorti au printemps sous le pseudonyme Minibus Pimps.

John Paul, Robert et Jimmy aujourd'hui. crédits : free.niooz.fr
John Paul, Robert et Jimmy aujourd’hui.
crédits : free.niooz.fr
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