MUSIQUE

Transmusicales 2014 : Rencontre avec I Me Mine

Evoluant au sein de la scène toulousaine, le désormais trio I Me Mine dévoile un univers singulier qui baigne dans la pop anglo-saxone des sixties. A l’occasion de la 36ème édition des Transmusicales de Rennes, Frédéric, fondateur, chanteur et guitariste de I Me Mine, a accepté de répondre à nos questions.

Pouvez-vous nous présenter votre groupe ?

I Me Mine est un trip pop sixties formé en 2012.

Comment s’est passé le passage d’un projet solo à un trio et surtout d’un projet plutôt folk-pop à quelque chose qui allie pop à des sonorités psychédéliques un peu folles ?

 J’ai commencé le projet seul et j’ai enregistré le premier EP. Sur cette musique, j’avais besoin d’avoir de vrais musiciens parce que pour mes premiers concerts, j’avais avec moi une boîte à rythmes. Ensuite, ça s’est fait très naturellement. Je connaissais déjà Sam et Guillaume, je savais que ce seraient des musiciens qui colleraient bien au projet, tout en leur précisant au début que je voulais vraiment rester “maître” des choses. La collaboration s’est tellement bien passée dès le début que petit à petit chacun a amené sa couleur musicale. Le style a ainsi évolué en fonction de notre alchimie à tous les trois et aujourd’hui on se retrouve à être un vrai groupe.

Votre nom est aussi celui du dernier morceau enregistré par les Beatles : c’est une influence importante pour vous ? 

Les Beatles, pour moi, c’est la référence ultime, ce sont eux qui m’ont donné envie de faire de la musique. Je suis un gros fan donc je m’accroche beaucoup à leur histoire. Y a tout l’aspect musical qui m’intéresse. Mais c’est aussi une influence dans la manière dont ils ont géré leur carrière, la manière dont leur musique a évolué. Il y a vraiment tout qui me parle chez eux, ce sont de vrais modèles.

Quels sont les tremplins, concerts ou rencontres qui ont permis de faire avancer votre carrière ?

La première rencontre importante, c’était celle avec notre tourneur “Les Jeudis du Rock”. C’est une petite structure de booking sur Toulouse, montée à la base par un musicien que je connaissais depuis quelques années et qui a voulu, en partie pour son groupe, faire sa structure. C’est une rencontre qui s’est très bien passée et qui nous a permis de jouer un maximum et de nous concentrer plus sur notre musique.

Et puis là évidemment, à Bourges, rencontrer Jean-Louis Brossard…  c’était une rencontre aussi inattendue que belle.

Il y a quelque chose de très cinématographique dans votre musique et vos clips, comme dans celui de Waiting For Summer : le cinéma a-t-il une influence particulière sur vous ?

Déjà sur scène, on a une tendance à “jouer des personnages”. On aime bien arriver sur scène et faire le show. Ensuite dans la musique, c’est vrai que ça nous arrive assez souvent de placer des sons ou des extraits de dialogues de films. Ca nous arrive parfois de penser à un film quand on réfléchit à l’atmosphère d’un morceau.

Quels films par exemple ?

Forcément Orange Mécanique. Plus récemment, pour un morceau électro on voulait une ambiance un peu suffocante et on a pensé au premier Alien. Je l’ai revu assez récemment et il y a toujours cette ambiance un peu plombée.

Jusqu’au 8 décembre, vous faites une collecte sur Kiss Kiss Bank Bank pour aider à financer votre premier 45 tours : pourquoi ce choix de format, d’objet ?

On a tous les trois une platine vinyle chez nous, on apprécie vraiment écouter des vinyles. Depuis le début, on donne nos CD gratuitement, donc on avait envie de passer un peu ça, d’avoir un objet à vendre, pour le côté commercial certes mais aussi pour le côté aboutissement. On avait envie d’un vrai objet. C’est vrai que pour les CD, les gens sont contents d’en recevoir mais c’est pas le même rapport à l’objet que pour les vinyles. On a plus tendance à poser dans un coin un CD et l’oublier.

Quels sont vos projets pour la suite (EP, album, concerts) ?

Déjà, on va continuer à travailler la scène car on sent que c’est vraiment par là que le projet se développe. Toutes les bonnes choses qui nous sont arrivées, c’était toujours grâce à nos concerts. Mais c’est aussi bien sûr bosser sur un EP car on aime les beaux albums, ça fait partie de nos objectifs.

Que pensez vous de la scène musicale toulousaine ?

Depuis quelques années, il y a pas mal d’endroits où jouer, avec surtout toutes les échelles en termes de tailles de salles. Pour les groupes à Toulouse, il va y avoir deux-trois endroits où l’on peut décrocher un concert très facilement pour débuter et progresser. Ensuite il va y avoir des salles et des associations qui vont pouvoir faire des concerts un petit peu plus importants, qui vont apporter plus de visibilité. Enfin, il y a aussi la possibilité de faire des belles premières parties au Métronum ou au Bikini. Tout ce panorama de salles et d’associations sur Toulouse permet vraiment aux groupes de se développer.

Des coups de coeur sur Toulouse ? 

Les Substitut et le Common Diamond.

Qu’est-ce que cela vous fait de jouer aux Transmusicales ?

Pour les Transmusicales, ce qui nous marque déjà c’est à quel point c’était inattendu pour nous. On a rencontré Jean-Louis Brossard à Bourges, où l’on jouait sur une scène vraiment minuscule qui était même pas dans le off du off, bref, vraiment à part. On a appris qu’il y avait pas mal de professionnels ce qui était déjà une surprise pour nous. Jouer aux Transmusicales, c’était une vraie surprise pour nous car il y a déjà tout l’aura qu’il y a autour du festival qui nous motive et puis aussi le fait que Jean-Louis Brossard soit une personne qui s’intéresse vraiment à la musique et aux musiciens. Il fait ça d’abord par passion.

Tes coups de cœur dans la programmation des Trans ?

Courtney Barnett, Forever Pavot et Grand Blanc.

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