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Superpause, la découverte musicale autrement

Un portrait, une citation et une musique. Voilà la recette aguicheuse du site fraîchement arrivé de Superpause. Si l’idée n’est lancée que depuis octobre 2014, elle est déjà largement plébiscitée par les internautes. Guidés par un heureux hasard, les passants sont capturés par l’objectif au détour d’une rue. Écouteurs ou casques vissés sur les oreilles, regards amusés ou intimidés, ces anonymes se font immortaliser avec la musique qu’ils écoutent au moment de la rencontre. Mais s’il s’agit essentiellement d’une rencontre musicale, la personnalité et le style de l’interlocuteur ne sont pas à éclipser.

Plus de détails sur cet OVNI du streetstyle et de la musique avec la rencontre de Boris, Pierre-Amar et Jane, passionnés de musique et de photographie.

©Superpause

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D’où est venue l’idée de Superpause ?

Boris : L’idée du concept qui se cache derrière le site Superpause est née il y a quelques mois, après mon arrivée à Lyon. Je n’avais pas forcément l’habitude de prendre le métro et j’ai été surpris par le nombre de personnes qui lisaient ou qui écoutaient de la musique. J’ai toujours été très attentif aux dernières nouveautés musicales et curieux de savoir ce qu’écoutaient les gens autour de moi. Ce sont deux raisons pour lesquelles j’ai fondé un site traitant de l’actualité musicale il y a 5 ans : Voluume.fr. Et au quotidien à force de croiser des personnes portant un casque audio ou des écouteurs, j’ai réellement voulu savoir ce qu’ils écoutaient.

Pierre-Amar : Des nouvelles idées d’amélioration du concept nous viennent tous les jours, il suffit que l’un d’entre nous en lance une pour qu’on ne s’arrête plus !

©Superpause

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Est-ce que le concept du site a été influencé par l’émergence des blogs streetstyle ?

Boris : Je n’ai jamais eu l’habitude ou la curiosité de me rendre sur des sites/blogs streetstyle. Je connaissais bien évidemment le principe mais je n’ai jamais suivi de près les tendances pour que cela ait une influence majeure sur la création du site Superpause et son concept. Par exemple, je n”ai découvert l’excellent site Humans of New York qu’une fois seulement après avoir démarré l’aventure Superpause. Ce qui m’a le plus influencé, c’est cette volonté de faire découvrir de nouvelles musiques sous un autre angle.

Jane : Moi je connaissais cette tendance quand Boris m’a parlé du projet, mais le but de Superpause n’est pas de mettre en avant le style de quelqu’un, mais justement de dépasser l’apparence et la première impression et d’en savoir un peu plus sur une personne en prenant connaissance de ce qu’elle écoute.

 

©Superpause

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Pouvez-vous expliquer l’origine du titre ?

Boris : Avec Pierre-Amar, nous avons mis du temps à trouver un nom original et facilement prononçable pour définir notre projet. Il nous manquait plus que le nom pour commencer à construire l’univers de notre concept. Nous cherchions un nom qui ferait parfaitement le pont entre la musique et la photographie. Le mot pause/pose est sorti tout naturellement. Pause musicale, pose photo. Tout se rejoignait ! On a tout de suite trouvé ça super et c’est vite devenu Superpause.

Pierre-Amar : Il faut reconnaître qu’on avait pensé à des noms beaucoup moins fun comme “dismoicequetecoutes” ou “danstesoreilles” ! Finalement Superpause c’est génial non ?

Jane  : Ce qui est bien avec ce nom, c’est qu’il se retient vraiment facilement et qu’il marque les esprits ! J’adore ce choix de Boris et Pierre-Amar, c’est franchement bien joué je trouve !

 

©Superpause

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Combien de personnes sont derrière ce projet ?

Boris : Aujourd’hui, on est 3 à travailler pour Superpause. Pierre-Amar est co-fondateur avec moi et Jane une amie a rejoint l’aventure peu de temps avant le lancement du site, elle est responsable des partenariats. Pierre-Amar et moi, on se connait depuis le lycée on a toujours voulu travailler ensemble et on attendait le bon moment et la bonne idée pour le faire.

Pierre-Amar : 3 personnes sont en effet présentes derrière le projet Superpause et c’est une équipe bien soudée où les rôles se sont distribués naturellement et comme le dit Boris, nous sommes amis avant tout et je pense que c’est ce qui fait la force du projet. Tout se fait de manière informelle.

Jane : Et c’est drôle car dès qu’on s’est connus avec Boris on a voulu aussi travailler ensemble, du coup je suis ravie de faire partie de l’aventure Superpause !

Est-ce que le but à long terme est de vivre de Superpause ?

Boris : À l’heure où j’écris ces quelques mots, cela fait seulement un mois que nous avons lancé le site. Penser  au long terme est une chose à laquelle je réfléchis beaucoup, avant même d’avoir lancé le projet je pensais à ses déclinaisons et ses différentes évolutions. Bien évidemment l’idéal serait de pouvoir en vivre. Sans vouloir brûler toutes les étapes, on se concentre sur le lendemain pour nous assurer un avenir radieux.

Pierre-Amar  : On travaille en dehors de Superpause, tout en espérant pouvoir évidemment quitter nos postes respectifs rapidement pour vivre de ce projet qui nous passionne. Bien-sûr, on le fait déjà par passion et parce que nous aimons entreprendre de nouvelles choses !

Jane  : Bien sûr, comme tout début de projet on a envie de pouvoir en vivre, c’est normal. Mais on essaie de ne pas aller trop vite ou de foncer tête baissée ! Mais je suis persuadée que Superpause n’a pas encore dévoilé toutes ses cartes…

Votre design est très épuré et enfantin. Pourquoi ce choix d’une glace en guise de logo ?

Boris : Après avoir trouvé le nom, il nous fallait un logo qui représente au mieux le concept et son état d’esprit. Nous étions en été et la seule chose à laquelle nous pensions c’était de passer du bon temps. On voulait quelque chose qui n’avait aucun rapport avec la musique ou la photographie mais qui pouvait facilement être assimilé à l’idée d’une pause et d’une gourmandise (musicale) que l’on peut croquer à tout instant. De là est né le logo de la glace. Pause gourmande, détente et “freeze” de l’instant T.

Pierre-Amar : La glace c’est bon ! Quand on vient sur le site, c’est déjà pour prendre une pause alors on pensait créer un visuel simple, pas agressif et facile d’accès. Il y aura une ou plusieurs nouvelles versions du site prochainement avec des améliorations mais on compte bien conserver cet esprit “enfantin”.

Jane : J’ai tout le temps envie de manger une glace, c’est malin ! Plus sérieusement, nous avons eu beaucoup de retours très positifs sur la glace et surtout sur le camion du marchand de glaces qui est une animation entre deux pages.

Vous arrêtez vraiment tous les gens croisés avec des casques ou bien vous avez des critères ?

Boris : Mis à part le critère du casque audio ou des écouteurs nous en n’avons aucun autre. L’instantanéité de la rencontre est un aspect essentiel de notre concept. L’effet de surprise est recherché…

Pierre-Amar : Nous voulons vraiment mettre en avant l’aspect universel de la musique, celle écoutée par tous. Du coup c’est vraiment enrichissant comme démarche car on fait des rencontres vraiment surprenantes et variées !

Jane  : L’idée c’est justement de n’avoir aucun critère, et de se laisser surprendre par les musiques écoutées. On est souvent étonnés d’ailleurs, c’est ça qui est magique.

Comment peut-on faire pour faire partie de l’aventure Superpause ?

Jane : Nous cherchons actuellement des reporters qui prendraient des portraits pour Superpause. On cherche absolument partout, en France, en Europe et dans le monde entier. J’en profite donc pour passer une petite annonce : tu aimes la musique ? Tu aimes faire de la photo ? Tu es curieux de savoir ce qui se joue dans le casque des gens ? Et enfin, tu veux faire partie d’un projet vraiment cool ? Envoie-moi un petit mail à jane@superpause.fr !

Le mot de la fin : Superpause en une musique ?

Boris : Difficile d’en choisir qu’une pour définir Superpause ! Mais là tout de suite, si je regarde dans mon téléphone, le dernier morceau que j’ai écouté est “Experience” de Ludovic Einaudi. Quelque part, Superpause aussi est une expérience…

Pierre-Amar : En un seul mot ? “Ouverture” ou peut-être “découverte”. L’objectif premier de Superpause c’est d’aller à l’encontre des clichés. Mélanger virtuel et réel est super intéressant aussi !

Jane : Moi j’écoute le nouvel album de Yelle, “Complètement fou”… Et je pense que le projet Superpause peut être absolument et totalement complètement fou, donc ça marche aussi !

Si vous voulez découvrir le formidable travail de Boris, Pierre-Amar et Jane, c’est par ici : http://www.superpause.fr/

Auteur·rice

Eloïse Prével

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